• [^] # Re: District 9

    Posté par . En réponse à la dépêche Salut les monstres !. Évalué à 3.

    Pour ma part, je perçois ça comme une critique de la race humaine qui, malgré son degré d'évolution, vaut moins qu'une colonie d'insectes.

    Le livre D'Heinlein décrit une société militaire qui laisse guère de place à l'improvisation : l'attaque chez les squelettes est un exemple d'opération rondement menée, les hommes font des bonds rapides avec leur combinaisons et empêchent toute organisation de l'ennemi. C'est rapide, méthodique et diablement efficace alors que ça relève plus de la guerre napoléonienne dans le film. C'est assez pitoyable de voir ces humains fragiles se battre pratiquement au corps à corps contre des insectes bien plus résistants.

    Heinlein n'est pas non plus forcément gentil avec la société militaire, il d'écrit la hiérarchie d'une façon assez cynique, surtout le corps des officiers qui est en surnombre et parasite l'organisation ; lors de la description des officiers, il va même jusqu'à ironiser avec le titre d'officier de pouponnière. Ce passage m'a fait rire car on retrouve ce genre de chose dans l'armée : on y trouve des officiers qui, lorsqu'on enlève le camouflage opérationnel, ne font que s'occuper de la cafetière.

    Le film montre une société militaire qui fabrique de la chair à canon dès l'école mais il me semble que ce n'est qu'une façade. Je crois que c'est la société humaine qui est critiquée, celle qui conditionne l'individu à devenir son soldat sacrifiable pour combattre dans des guerres futiles.

    The capacity of the human mind for swallowing nonsense and spewing it forth in violent and repressive action has never yet been plumbed. -- Robert A. Heinlein