• [^] # Re: Peer review

    Posté par . En réponse à la dépêche Rendre les résultats de la recherche scientifique accessibles à tous. Évalué à 3.

    Enfin, pour reviewer pour PLoS et pour d'autres journaux non-OA, il n'y a pas de différence dans les exigences.

    T'as pas lu les consignes alors. C'est dans les recommandations pour les reviewers:

    «Unlike many journals which attempt to use the peer review process to determine whether or not an article reaches the level of 'importance' required by a given journal, PLoS ONE uses peer review to determine whether a paper is technically sound and worthy of inclusion in the published scientific record.»

    Dans PLoS One, il n'y a pas d'évaluation ni de l'intérêt du travail, ni de critères éditoriaux (les articles peuvent traiter de n'importe quoi). Seule la rigueur scientifique est examinée.

    ISI Web of Knowledge qui distribue les Impact Factor dont il est question en a attribué un à PLoS ONE et continue à le revoir à la hausse.

    Mais en quoi j'ai dit le contraire? Il est évident que dans PLoS One on trouve de tout, du bon au plus mauvais, vu qu'il n'y a pas de filtre éditorial. La qualité des papiers publiés (et le facteur d'impact correspondant) ne retrancrit que la qualité moyenne de la production scientifique soumises aux PLoS One, comme il y a probablement des bons chercheurs qui soumettent, il y a des bons papiers publiés. Ça ne change en rien le fait que la communauté scientifique n'a pas son mot à dire sur l'intéret scientifique des études publiées dans PLoS One.

    Je ne comprends pas ce que tu as à m'attaquer comme ça, jusqu'ici la discussion se déroulait sans problème, et paf, plusieurs jours après t'arrives et tu rues dans les brancards sans même te donner la peine de lire ce qu'on raconte. T'as publié dans PLoS One? Et alors? Mon expérience à moi, si tu veux que je la partage, est d'avoir publié dans une de ces revues "bidon" qui ne reposent sur rien, parce que simplement j'y avais été invité (un truc de Libertas Academica, une de ces filiales dont je parlais plus haut). Je pense que mon papier n'était pas mauvais, mais le peer-review était médiocre; et j'ai découvert que d'autres journaux du même éditeur avait publié des papiers débiles et qu'il n'y avait aucun système de revue fiable, les papiers étaient en gros acceptés systématiquement, tant mieux si les gens qui les ont écrits sont sérieux, tant pis s'ils sont nuls. Et en publiant dans PLoS One, tu prends exactement le même risque : ton article peut être listé sur la même page que des machins honteux; bref, personne ne peut évaluer la qualité de ton travail en regardant la revue. C'est un réel problème, qui à mon avis est généré par le fait que la pompe à fric ne marche qu'avec les papiers publiés.

    Historiquement, les PLoS sont un des tous premiers sur le marché de l'OA. Ils avaient une réputation bien établie avec PLoS Biology et les autres journaux, et tout marchait bien jusqu'à ce que vers 2007 tous les autres éditeurs viennent sur le secteur, de manière hyper-agressive. C'est à ce moment là que PLoS One a été créé, pas pour ouvrir de manière créative un nouvel espace aux chercheurs, mais pour se placer sur le marché des journaux à bas facteur d'impact. C'est un geste purement commercial, qui n'a pas été fait pour la beauté de la science. D'ailleurs, le créneau de PLoS One c'est de publier les papiers "incompris", dont les auteurs ne veulent pas être jugés par la communauté. Même s'il est arrivé plusieurs fois dans l'histoire que la communauté conservatrice rejette les idées trop nouvelles et fasse la vie dure à des précurseurs, j'ai la faiblesse de penser que la plupart des gens qui sont mis à l'écart de la communauté scientifique le sont pour des bonnes raisons.