question : est ce difficile pour un jeune chercheur, ou une jeune équipe inconnue, d'obtenir l'oreille des pairs ?
Franchement? Non, je ne crois pas. Il est simplement beaucoup plus facile de dire "je n'arrive pas à publier parce que les autres sont méchants" que "je n'arrive pas à publier parce que je fais de la merde".
Ceci dit, je suis conscient des limites du système de revue par les pairs, j'ai aussi expérimenté des situations désagréables où on a un fort doute sur les motivations du rejet d'un article. Mais il n'est pas bon non plus d'être trop connu, on a trop d'énnemis. Il n'est pas bon d'avoir trop publié avec X ou Y, il n'est pas bon de s'appeler Chang ou Zwxizcevitch, d'être une femme, d'être trop vieux, trop jeune, pas américain, de ne pas parler anglais dès la petite enfance... mais le monde de la recherche n'est pas un monde de cyniques, quand les travaux sont intéressants, ils sont publiés. Mon expérience, c'est qu'il est nettement plus facile de faire publier un bon papier qu'un mauvais papier, et c'est bien ça qui compte, non?
la qualité de la publication est elle réellement le seul critère ?
Ça reste le critère principal. Les autres critères sont annexes. Et puis, il est normal et naturel de baser en partie les décisions de publications sur des critères annexes. Les journaux scientifiques ont des lignes éditoriales, si le papier en est trop éloigné, il sera rejeté malgré sa qualité. Quand les auteurs sont des gens sérieux, qui ont déja publié des travaux importants, il est tout à fait normal de leur laisser plus le bénéfice du doute qu'à un gusse totalement inconnu. Le but n'est pas d'être égalitaire, on s'en fout de ça. Le but est de publier les travaux importants et de faire avancer la science, pas d'assurer l'équité des carrières.
[^] # Re: Peer review
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Rendre les résultats de la recherche scientifique accessibles à tous. Évalué à 5.
Franchement? Non, je ne crois pas. Il est simplement beaucoup plus facile de dire "je n'arrive pas à publier parce que les autres sont méchants" que "je n'arrive pas à publier parce que je fais de la merde".
Ceci dit, je suis conscient des limites du système de revue par les pairs, j'ai aussi expérimenté des situations désagréables où on a un fort doute sur les motivations du rejet d'un article. Mais il n'est pas bon non plus d'être trop connu, on a trop d'énnemis. Il n'est pas bon d'avoir trop publié avec X ou Y, il n'est pas bon de s'appeler Chang ou Zwxizcevitch, d'être une femme, d'être trop vieux, trop jeune, pas américain, de ne pas parler anglais dès la petite enfance... mais le monde de la recherche n'est pas un monde de cyniques, quand les travaux sont intéressants, ils sont publiés. Mon expérience, c'est qu'il est nettement plus facile de faire publier un bon papier qu'un mauvais papier, et c'est bien ça qui compte, non?
la qualité de la publication est elle réellement le seul critère ?
Ça reste le critère principal. Les autres critères sont annexes. Et puis, il est normal et naturel de baser en partie les décisions de publications sur des critères annexes. Les journaux scientifiques ont des lignes éditoriales, si le papier en est trop éloigné, il sera rejeté malgré sa qualité. Quand les auteurs sont des gens sérieux, qui ont déja publié des travaux importants, il est tout à fait normal de leur laisser plus le bénéfice du doute qu'à un gusse totalement inconnu. Le but n'est pas d'être égalitaire, on s'en fout de ça. Le but est de publier les travaux importants et de faire avancer la science, pas d'assurer l'équité des carrières.