Effectivement, voici ce que j'ai par ailleurs posté.
Suite à la polémique sur le site Linuxfr.org à propos des compétences ou des incompétences supposées de Christophe Casalegno, je me suis intéressé à cette personne. J'ai lu le « qui-suis-je » disponible sur son site internet ([http://www.christophe-casalegno.com/qui-suis-je/]) et j'ai simplement cherché à en savoir un peu plus sur ces activités. J'ai donc fait des recherches à partir de Google sur les noms des organisations et sur les personnes mentionnées. Cette méthode n'est pas parfaite, mais elle se révèle souvent extrêmement pertinente.
Pour résumer mes résultats dont vous trouverez le détail ci-dessous, Christophe Casalegno utilise plusieurs moyens pour se valoriser; notamment l'autoréférencement (il se prévaut d'organisation au titre ronflant qu'il a lui-même créées ou qui sont celles de proches) ou l'imprécision (références floues, invérifiables). Bien entendu, il est normal de se présenter sous un jour positif dans une biographie. Néanmoins, il s'agit ici d'une véritable duperie, car il existe une différence gigantesque entre ce que le texte laisse supposer et la réalité
Pour le détail, je recopie le texte et le commente:
« Fondateur et CTO (Chief Technnical Officer) du groupe DNG (Digital Network Group) mes fonctions consistent à prendre les décisions stratégiques pour tout ce qui touche aux aspects techniques, opérationnels, recherche et développement, des différentes sociétés et activités du groupe et à les faire appliquer. J’ai également à ma charge, la gestion de l’image du groupe, ainsi que des relations publiques avec les actionnaires, les institutions et la presse. »
Ce qui est présenté ici est des plus normal. Un responsable prend en charge un certains nombres de décisions stratégiques. Les expliciter donne un caractère exceptionnel à la fonction. Bien entendu , on peut être épater par le nombres de tâches sous la responsabilité de Christophe Casalegno. Ce cumule de responsabilités signifie surtout que l'entreprise est toute petite. Remarquons le cocasse « relations publiques avec les actionnaires ».
« Membre de la NMIA (National Military Intelligence Association), je participe et j’interviens également directement au sein de nombreuses missions opérationnelles ou de terrain, comme : formations et conférences, sécurité appliquée aux nouvelles technologies, management de la perception et de l’information, communication de crise, recherche de fuite d’information, cybertraque et cyberdéfense, intelligence économique, presse et infoguerre. »
Aucune trace de Christophe Casalegno chez NMIA, aucune trace d'une conférence ou d'un formation donnée par Casalegno dans le cadre du NMIA. De plus le NMIA ne semble pas avoir de « mission opérationnelle ou de terrain ». Autrement dit, les termes sont inappropriés voire mensongers.
« Conseiller pour différents médias et organisations, je suis directeur de recherches auprès du Centre International de Recherches et d'Etudes sur le Terrorisme fondé par Yves Bonnet, ancien directeur de la DST. Ancien membre du KESAC (Kaspserky European Scientific Antivirus Center), j’ai notamment été chargé de mission "Infoguerre et Protection" auprès de la CJDSI. »
Quels médias ? La formulation implique une certaine durée et bizarrement on a aucune information sur les médias. Pour les organisations, c'est pour le moyen douteux cf ci-dessous.
Le Centre International de Recherches et d'Etudes sur le Terrorisme est contrairement à ce que son nom laisse entendre une toute petite organisation. Aucune mention de Christophe Casalegno, d'ailleurs l'association ne semble pas publié quoique ce soit. Un comble pour un centre international de recherche. Le centre ne semble pas avoir d'activité, il est visiblement un moyen pour Yves Bonnet de se prévaloir d'une association au titre ronflant. Remarquons dans les membres fondateurs la présence de Jean-Paul Ney, un proche de Christophe Casalegno.
Le KESAC doit avoir disparu parce qu'il n'en existe aucune trace sur internet. Sauf, la prose de Christophe Casalegno et quelques références éparses d'interview de son directeur en 2004 et 2006.
Pour le CJDSI, on retrouve l'ami Jean-Paul Ney. Le site n'a plus d'activité depuis 2008. On est donc dans le copinage et l'autoréférencement. Facile de s'auto-proclamé chargé de mission "infoguerre et protection".
« Je suis également membre fondateur de l’Institut International de la Coordination et de la Réponse aux Attaques Informatiques et membre d’honneur de l'IIHEC (Institut International des Hautes Etudes de la Cybercriminalité) : fondé par Daniel Martin, créateur et responsable du système d’information de la DST, responsable de la sécurité à l’OCDE, rapporteur à la cour des comptes, et intervenant dans le cadre des réunions du G8. »
L’Institut International de la Coordination et de la Réponse aux Attaques Informatiques est un autoréférencement avec l'ami Jean-Paul Ney qui se prévaut également d'être chercheur associé. Aucune référence des travaux de cet institut, aucun caractère international, aucune activité, pas de site web... rien. Il n'existe que dans les CV de la famille Casalegno et Ney.
Dans l' Institut International des Hautes Etudes de la Cybercriminalité, on retrouve l'ami Jean-Paul Ney et l'institut est partenaire de Digital-Network. Toute petite organisation. Dernière activité recensée en 2004. Aucune référence sur internet à part leur site et les CV de... Jean-Paul Ney et Christophe Casalegno. Personne d'autre ne semble collaborer ou être membre de cette organisation. Remarquons que membre d'honneur ne signifie rien en soi. Par contre, on se prévaut du passé « prestigieux » du fondateur (qui n'est peut-être plus dans l'organisation...).
« Enfin, je suis enseignant auprès de l'ISMP (Institut Supérieur Management Projet) dans la filière Chef de Projet BAC + 5 Transverse en Sécurité des Systèmes d’Informations, principalement dans les domaines de la sécurité informatique (techniques intrusives, social Engineering) et de la guerre de l’information (guerre électronique, intelligence économique, perception management). »
Je suis connu depuis plus de 20 ans sous le pseudonyme de Brain 0verride, depuis plus de 12 ans sous le nom de "Chris", en tant qu’auteur et interprète.
Cela n'apporte rien sauf une pseudo-crédibilité de hacker difficile à démontrer, se donner un surnom ronflant est de nouveau de l'ordre de l'autoréférencement. Notons que Christophe Casalegno est agé de 34 ans, qu'il y a prétendu dans un message sur LinuxFr s'appelé ainsi depuis 27 ans !! Un an avant d'avoir reçu son premier ordinateur. Bien entendu "Chris" n'a jamais publié un disque, il écrit quatre chansons écoutables sur son site, mais vend ses talents pour faire carrière. Les références d'artiste avec lesquels il travail sont totalement inconnus (pour rester gentil).
« Quelques médias dans ou pour lesquels je suis intervenu : « Le Confidentiel », « Le livre noir du terrorisme » (préfacé par Yves Bonnet ancien directeur de la DST), « Souriez on vous espionne » Editions du pic du midi, « IT-Expert numéro 53 janvier/février 2005 », « Canal plus », « Kappa », « Itélé », « Le Figaro », « Mag Securs », « Distributique », « RTL », « Décision informatique », « StuffMag », « Emarrakech », « Le Nouvel Observateur », « BFMTV »... »
Le syndrome « Vu à la télé ». Aucune précision, sauf son ami Yves Bonnet déjà cité par ailleurs. On ne connais, ni le cadre, ni le type d'intervention et encore moins la qualité de celles-ci.
«Quelques références : Ministère de la défense, Ministère des finances, Warner Bros Pictures, Hewlett Packard, Expertel, GIE ARGOS, FT R&D, CCPB/CIBTP, Experteam-IT, TDF, CMA-CGM, SNEDA, CIS, Monster, Inovalis...»
Invérifiable, mais tout le monde peut se tromper... il s'agirait de savoir de nouveau la qualité et la durée de l'intervention.
Après cette lecture critique de cette présentation de Christophe Casalegno, on ne peut qu'être aboussourdi par le manque de référence crédible ou même existant. Ce n'est qu'une collection de titres ronflants, d'organisation au nom prestigieux.. et puis rien, que des coquilles vides.
Il y a clairement tromperie ! L'impression que veut donner Christophe Casalegno est très éloignée de la réalité.
Bien entendu, je ne ferai aucun commentaire sur sa santé mentale, mais il est plus que justifier de remettre en doute la véracité de ses compétences tant ce qu'il présente est trompeur.
[^] # Re: Pas si innocent
Posté par Gesmas . En réponse à la dépêche Un nouveau serveur httpd : Ashd, A Sane HTTP Daemon. Évalué à -7.
Suite à la polémique sur le site Linuxfr.org à propos des compétences ou des incompétences supposées de Christophe Casalegno, je me suis intéressé à cette personne. J'ai lu le « qui-suis-je » disponible sur son site internet ([http://www.christophe-casalegno.com/qui-suis-je/]) et j'ai simplement cherché à en savoir un peu plus sur ces activités. J'ai donc fait des recherches à partir de Google sur les noms des organisations et sur les personnes mentionnées. Cette méthode n'est pas parfaite, mais elle se révèle souvent extrêmement pertinente.
Pour résumer mes résultats dont vous trouverez le détail ci-dessous, Christophe Casalegno utilise plusieurs moyens pour se valoriser; notamment l'autoréférencement (il se prévaut d'organisation au titre ronflant qu'il a lui-même créées ou qui sont celles de proches) ou l'imprécision (références floues, invérifiables). Bien entendu, il est normal de se présenter sous un jour positif dans une biographie. Néanmoins, il s'agit ici d'une véritable duperie, car il existe une différence gigantesque entre ce que le texte laisse supposer et la réalité
Pour le détail, je recopie le texte et le commente:
« Fondateur et CTO (Chief Technnical Officer) du groupe DNG (Digital Network Group) mes fonctions consistent à prendre les décisions stratégiques pour tout ce qui touche aux aspects techniques, opérationnels, recherche et développement, des différentes sociétés et activités du groupe et à les faire appliquer. J’ai également à ma charge, la gestion de l’image du groupe, ainsi que des relations publiques avec les actionnaires, les institutions et la presse. »
Ce qui est présenté ici est des plus normal. Un responsable prend en charge un certains nombres de décisions stratégiques. Les expliciter donne un caractère exceptionnel à la fonction. Bien entendu , on peut être épater par le nombres de tâches sous la responsabilité de Christophe Casalegno. Ce cumule de responsabilités signifie surtout que l'entreprise est toute petite. Remarquons le cocasse « relations publiques avec les actionnaires ».
« Membre de la NMIA (National Military Intelligence Association), je participe et j’interviens également directement au sein de nombreuses missions opérationnelles ou de terrain, comme : formations et conférences, sécurité appliquée aux nouvelles technologies, management de la perception et de l’information, communication de crise, recherche de fuite d’information, cybertraque et cyberdéfense, intelligence économique, presse et infoguerre. »
Aucune trace de Christophe Casalegno chez NMIA, aucune trace d'une conférence ou d'un formation donnée par Casalegno dans le cadre du NMIA. De plus le NMIA ne semble pas avoir de « mission opérationnelle ou de terrain ». Autrement dit, les termes sont inappropriés voire mensongers.
« Conseiller pour différents médias et organisations, je suis directeur de recherches auprès du Centre International de Recherches et d'Etudes sur le Terrorisme fondé par Yves Bonnet, ancien directeur de la DST. Ancien membre du KESAC (Kaspserky European Scientific Antivirus Center), j’ai notamment été chargé de mission "Infoguerre et Protection" auprès de la CJDSI. »
Quels médias ? La formulation implique une certaine durée et bizarrement on a aucune information sur les médias. Pour les organisations, c'est pour le moyen douteux cf ci-dessous.
Le Centre International de Recherches et d'Etudes sur le Terrorisme est contrairement à ce que son nom laisse entendre une toute petite organisation. Aucune mention de Christophe Casalegno, d'ailleurs l'association ne semble pas publié quoique ce soit. Un comble pour un centre international de recherche. Le centre ne semble pas avoir d'activité, il est visiblement un moyen pour Yves Bonnet de se prévaloir d'une association au titre ronflant. Remarquons dans les membres fondateurs la présence de Jean-Paul Ney, un proche de Christophe Casalegno.
Le KESAC doit avoir disparu parce qu'il n'en existe aucune trace sur internet. Sauf, la prose de Christophe Casalegno et quelques références éparses d'interview de son directeur en 2004 et 2006.
Pour le CJDSI, on retrouve l'ami Jean-Paul Ney. Le site n'a plus d'activité depuis 2008. On est donc dans le copinage et l'autoréférencement. Facile de s'auto-proclamé chargé de mission "infoguerre et protection".
« Je suis également membre fondateur de l’Institut International de la Coordination et de la Réponse aux Attaques Informatiques et membre d’honneur de l'IIHEC (Institut International des Hautes Etudes de la Cybercriminalité) : fondé par Daniel Martin, créateur et responsable du système d’information de la DST, responsable de la sécurité à l’OCDE, rapporteur à la cour des comptes, et intervenant dans le cadre des réunions du G8. »
L’Institut International de la Coordination et de la Réponse aux Attaques Informatiques est un autoréférencement avec l'ami Jean-Paul Ney qui se prévaut également d'être chercheur associé. Aucune référence des travaux de cet institut, aucun caractère international, aucune activité, pas de site web... rien. Il n'existe que dans les CV de la famille Casalegno et Ney.
Dans l' Institut International des Hautes Etudes de la Cybercriminalité, on retrouve l'ami Jean-Paul Ney et l'institut est partenaire de Digital-Network. Toute petite organisation. Dernière activité recensée en 2004. Aucune référence sur internet à part leur site et les CV de... Jean-Paul Ney et Christophe Casalegno. Personne d'autre ne semble collaborer ou être membre de cette organisation. Remarquons que membre d'honneur ne signifie rien en soi. Par contre, on se prévaut du passé « prestigieux » du fondateur (qui n'est peut-être plus dans l'organisation...).
« Enfin, je suis enseignant auprès de l'ISMP (Institut Supérieur Management Projet) dans la filière Chef de Projet BAC + 5 Transverse en Sécurité des Systèmes d’Informations, principalement dans les domaines de la sécurité informatique (techniques intrusives, social Engineering) et de la guerre de l’information (guerre électronique, intelligence économique, perception management). »
Aucune référence à Christophe Casalegno sur le site de l'institut ou de son nom associé à cet institut. [http://www.ismp.fr/commun/les-enseignants-2.html].
Je suis connu depuis plus de 20 ans sous le pseudonyme de Brain 0verride, depuis plus de 12 ans sous le nom de "Chris", en tant qu’auteur et interprète.
Cela n'apporte rien sauf une pseudo-crédibilité de hacker difficile à démontrer, se donner un surnom ronflant est de nouveau de l'ordre de l'autoréférencement. Notons que Christophe Casalegno est agé de 34 ans, qu'il y a prétendu dans un message sur LinuxFr s'appelé ainsi depuis 27 ans !! Un an avant d'avoir reçu son premier ordinateur. Bien entendu "Chris" n'a jamais publié un disque, il écrit quatre chansons écoutables sur son site, mais vend ses talents pour faire carrière. Les références d'artiste avec lesquels il travail sont totalement inconnus (pour rester gentil).
« Quelques médias dans ou pour lesquels je suis intervenu : « Le Confidentiel », « Le livre noir du terrorisme » (préfacé par Yves Bonnet ancien directeur de la DST), « Souriez on vous espionne » Editions du pic du midi, « IT-Expert numéro 53 janvier/février 2005 », « Canal plus », « Kappa », « Itélé », « Le Figaro », « Mag Securs », « Distributique », « RTL », « Décision informatique », « StuffMag », « Emarrakech », « Le Nouvel Observateur », « BFMTV »... »
Le syndrome « Vu à la télé ». Aucune précision, sauf son ami Yves Bonnet déjà cité par ailleurs. On ne connais, ni le cadre, ni le type d'intervention et encore moins la qualité de celles-ci.
«Quelques références : Ministère de la défense, Ministère des finances, Warner Bros Pictures, Hewlett Packard, Expertel, GIE ARGOS, FT R&D, CCPB/CIBTP, Experteam-IT, TDF, CMA-CGM, SNEDA, CIS, Monster, Inovalis...»
Invérifiable, mais tout le monde peut se tromper... il s'agirait de savoir de nouveau la qualité et la durée de l'intervention.
Après cette lecture critique de cette présentation de Christophe Casalegno, on ne peut qu'être aboussourdi par le manque de référence crédible ou même existant. Ce n'est qu'une collection de titres ronflants, d'organisation au nom prestigieux.. et puis rien, que des coquilles vides.
Il y a clairement tromperie ! L'impression que veut donner Christophe Casalegno est très éloignée de la réalité.
Bien entendu, je ne ferai aucun commentaire sur sa santé mentale, mais il est plus que justifier de remettre en doute la véracité de ses compétences tant ce qu'il présente est trompeur.