Merci d'avoir rectifié quelques raccourcis que j'ai pris et apporté des précisions ;-)
Je partage ton analyse sur MS ayant vu l'acharnement dans les années 90 à tuer de très bons produits comme WordPerfect, Sprint (de Borland, le premier à avoir ajouté la recherche intuitive et la sauvegarde automatique), AmiPro... tout "simplement" sur une guerre de formats ; ou encore, une volonté affirmée d'enterrer les bases de données performantes de l'époque comme DBase (Ashton Tate racheté par Borland), Paradox (acheté par Borland), FoxBase (racheté par MS celui-là) mais ce n'est pas le sujet...
J'ai très mal formulé Red Hat et Suse l'ont compris très tardivement et rattrapent les pots cassés avec Fedora / OpenSuse et ont su proposer un modèle rassurant les DSI ;-)
C'est un peu trop lapidaire, je souhaitais indiquer que :
- Red Hat et Suse ont dû faire divers essais (ce que j'ai traduit maladroitement par "pots cassés") avant de converger vers un modèle qui soutient leur activité tout en permettant de créer une distribution communautaire (même si beaucoup des employés Red Hat y contribuent). Je ne développe pas trop, tu connais mieux que moi les essais de fondation, d'implication de la communauté dans Fedora Core et les apports de AdamW ;-)
- àmha la distribution communautaire (Fedora) ainsi que CentOS permettent de rassurer les DSI et les "préconisateurs" : en entreprise, pour tout ce qui est environnement amont comme les serveurs pour le développement, les tests (proof of concept, intégration, bench, recette...) pas forcément besoin de payer la dîme d'un support (il n'y a pas de petite économie... même si au final, par simplification, dans le lot il y en aura pour prendre quand même une RHEL avec le support). Cela pèse souvent dans la balance dans les décisions initiales, même si ensuite ce n'est pas forcément suivi dans les faits... et hop c'est introduit dans la place
- pour moi - même si ce n'est pas une volonté consciente de Red Hat ou Novell - fournir une distro desktop en ligne au grand public prêt à faire l'effort (donc admin sys en puissance, développeurs souhaitant avoir un serveur comme celui de la prod' "à la maison", hacker^Wbidouilleur, revendeur de matériel souhaitant apporter un service à valeur ajoutée à ses clients...) c'est quasiment autant de retombées en entreprise (et le moment venu au niveau du grand public). Quelque part c'est de l'investissement en publicité gratuite (mais comme le dirait Zenitram, rien n'est gratuit :D) sur un secteur où de toute façon tu n'aurais pas fait suffisamment d'argent
- il est tout de même très agréable de pouvoir s'auto-former sur des produits professionnels, tout en étant parfaitement dans la légalité grâce au libre, c'est du gagnant-gagnant et en plus on peut avoir la fierté de devenir contributeur (même si ce sont des rapports de bug ou des traductions voire quelques patchs ou des graphismes soignés ou encore la prise en compte d'un logiciel pouvant être utile à d'autres que l'on package)
- cela permet à quelques sociétés de déployer des Fedora en serveur (je ne citerai pas de nom), mais c'est àmha un choix interne sans doute pas forcément assumé, ceux-là ne rentrent sans doute pas dans ceux prêts à payer monétairement, mais sont bien obligés de monter en compétence àmha et contribueront - même si indirectement - à la distribution
- quand le marché sera prêt (et les lois concernant la vente liée appliquée avec un coup de pouce comme au Brésil par exemple, histoire de lancer la machine et propulser enfin l'Europe dans le 21ème siècle du Plan_informatique_pour_tous hum ah euh à rafraîchir, stait en 1985 :D), il sera temps de bénéficier des effets d'échelle apportés par le grand public, quitte à "brader" la distribution dans ce domaine pour bénéficier des effets élastiques comme on dit en économie ;-)
[^] # Re: le manque de contributions financières ?
Posté par BAud (site web personnel) . En réponse à la dépêche Une distribution Mandriva Linux 2011.0 pour quoi ?. Évalué à 5.
Je partage ton analyse sur MS ayant vu l'acharnement dans les années 90 à tuer de très bons produits comme WordPerfect, Sprint (de Borland, le premier à avoir ajouté la recherche intuitive et la sauvegarde automatique), AmiPro... tout "simplement" sur une guerre de formats ; ou encore, une volonté affirmée d'enterrer les bases de données performantes de l'époque comme DBase (Ashton Tate racheté par Borland), Paradox (acheté par Borland), FoxBase (racheté par MS celui-là) mais ce n'est pas le sujet...
J'ai très mal formulé Red Hat et Suse l'ont compris très tardivement et rattrapent les pots cassés avec Fedora / OpenSuse et ont su proposer un modèle rassurant les DSI ;-)
C'est un peu trop lapidaire, je souhaitais indiquer que :
- Red Hat et Suse ont dû faire divers essais (ce que j'ai traduit maladroitement par "pots cassés") avant de converger vers un modèle qui soutient leur activité tout en permettant de créer une distribution communautaire (même si beaucoup des employés Red Hat y contribuent). Je ne développe pas trop, tu connais mieux que moi les essais de fondation, d'implication de la communauté dans Fedora Core et les apports de AdamW ;-)
- àmha la distribution communautaire (Fedora) ainsi que CentOS permettent de rassurer les DSI et les "préconisateurs" : en entreprise, pour tout ce qui est environnement amont comme les serveurs pour le développement, les tests (proof of concept, intégration, bench, recette...) pas forcément besoin de payer la dîme d'un support (il n'y a pas de petite économie... même si au final, par simplification, dans le lot il y en aura pour prendre quand même une RHEL avec le support). Cela pèse souvent dans la balance dans les décisions initiales, même si ensuite ce n'est pas forcément suivi dans les faits... et hop c'est introduit dans la place
- pour moi - même si ce n'est pas une volonté consciente de Red Hat ou Novell - fournir une distro desktop en ligne au grand public prêt à faire l'effort (donc admin sys en puissance, développeurs souhaitant avoir un serveur comme celui de la prod' "à la maison", hacker^Wbidouilleur, revendeur de matériel souhaitant apporter un service à valeur ajoutée à ses clients...) c'est quasiment autant de retombées en entreprise (et le moment venu au niveau du grand public). Quelque part c'est de l'investissement en publicité gratuite (mais comme le dirait Zenitram, rien n'est gratuit :D) sur un secteur où de toute façon tu n'aurais pas fait suffisamment d'argent
- il est tout de même très agréable de pouvoir s'auto-former sur des produits professionnels, tout en étant parfaitement dans la légalité grâce au libre, c'est du gagnant-gagnant et en plus on peut avoir la fierté de devenir contributeur (même si ce sont des rapports de bug ou des traductions voire quelques patchs ou des graphismes soignés ou encore la prise en compte d'un logiciel pouvant être utile à d'autres que l'on package)
- cela permet à quelques sociétés de déployer des Fedora en serveur (je ne citerai pas de nom), mais c'est àmha un choix interne sans doute pas forcément assumé, ceux-là ne rentrent sans doute pas dans ceux prêts à payer monétairement, mais sont bien obligés de monter en compétence àmha et contribueront - même si indirectement - à la distribution
- quand le marché sera prêt (et les lois concernant la vente liée appliquée avec un coup de pouce comme au Brésil par exemple, histoire de lancer la machine et propulser enfin l'Europe dans le 21ème siècle du Plan_informatique_pour_tous hum ah euh à rafraîchir, stait en 1985 :D), il sera temps de bénéficier des effets d'échelle apportés par le grand public, quitte à "brader" la distribution dans ce domaine pour bénéficier des effets élastiques comme on dit en économie ;-)