Si, ils sont égaux, ce qui ne veut pas dire que tu as la même offre Internet partout : ils sont égaux dans le sens où ils payent moins cher le loyer, bref que le choix est à eux entre loyer pas / confort de vie vs Internet haut débit pas cher.
Si le fait d'habiter loin du centre ville est parfois un choix, c'est bien souvent une obligation. Le montant des loyers dans Paris intra-muros n'est pas étranger à mon départ de la capitale lorsque j'ai été sur le point d'avoir des enfants : pour leur offrir un logement décent en région parisienne, j'aurais du habiter très loin de mon lieu de travail. Et si je me suis établi à Toulouse plutôt qu'en zone rurale, c'est parce qu'en zone rurale, il n'y avait ni boulot pour moi, ni services comme on peut en trouver en ville (commerces, centres de loisirs associé à l'école, nounous, etc.), ni accès ADSL (si, si, cela compte beaucoup pour un geek comme moi). J'ai donc fait un choix, certes mais les conditions de départ étaient biaisées.
Tout le monde est à égalité devant des choix
Rassurez-moi, c'est juste une boutade lancée à chaud, vous ne pensez pas réellement ce que vous avez écrit. Il y a quelques années, j'ai croisé une personne qui était sans boulot dans un ville (sic !) où le chômage sévissait gravement (parmi les taux les plus élevés de France). Cette personne aurait volontiers quitté la région pour une autre plus prometteuse mais, sans boulot et sans argent, elle était coincée sur place. Et, coincée sur place, elle ne trouvait pas de boulot et vivait chichement chez ses parents (pas beaucoup mieux lotis). Pouvez-vous me dire quelle était sa marge de manœuvre, sa liberté de choix ? Et les personnes de la ville d'Yerres (à 20 km de Paris) dont parlait Nicolas Dupont-Aignan, qui n'ont pas accès à l'ADSL et dont la plupart bossent à Paris ou la banlieue proche, ont-elles à votre avis fait le choix de ne pas habiter dans le 7ème ou le 16ème arrondissement de la capitale ?
Désolé, mais je ne vois pas pourquoi moi en ville je devrai payer pour qu'un mec dans son coin ai Internet rapide si celui-ci ne me paye pas en retour la différence de loyer que j'ai avec lui.
Et ce « mec », pourquoi devrait-il payer - à travers les cotisations sociales - votre salaire quand vous êtes malade ? Probablement en vertu d'un idéal fumeux et passéiste qu'on appelle solidarité.
D'ailleurs, on en revient, les élus ont compris que ce n'est pas tenable d'avoir des micro-village avec des maisons éparpillées, et les permis de construire sont de plus en plus sélectif pour avoir un minimum de concentration et ce afin de mutualiser le coûts pour tout
C'est de la rationalisation et elle fait sens. Mais de là à concentrer 60 millions de Français dans les banlieues d'une mégapole (même avec une conception très large du centre, il n'y aura pas assez de place pour tout le monde dans le centre ville) et abandonner le reste du territoire, je suis perplexe. Il doit certainement y avoir des positions médianes.
[^] # Re: Tous les citoyens français ne sont pas encore sur un pied d'égalit
Posté par Sébastien Dinot (site web personnel) . En réponse à la dépêche Honotua, le désenclavement numérique pour Tahiti. Évalué à 5.
Si le fait d'habiter loin du centre ville est parfois un choix, c'est bien souvent une obligation. Le montant des loyers dans Paris intra-muros n'est pas étranger à mon départ de la capitale lorsque j'ai été sur le point d'avoir des enfants : pour leur offrir un logement décent en région parisienne, j'aurais du habiter très loin de mon lieu de travail. Et si je me suis établi à Toulouse plutôt qu'en zone rurale, c'est parce qu'en zone rurale, il n'y avait ni boulot pour moi, ni services comme on peut en trouver en ville (commerces, centres de loisirs associé à l'école, nounous, etc.), ni accès ADSL (si, si, cela compte beaucoup pour un geek comme moi). J'ai donc fait un choix, certes mais les conditions de départ étaient biaisées.
Tout le monde est à égalité devant des choix
Rassurez-moi, c'est juste une boutade lancée à chaud, vous ne pensez pas réellement ce que vous avez écrit. Il y a quelques années, j'ai croisé une personne qui était sans boulot dans un ville (sic !) où le chômage sévissait gravement (parmi les taux les plus élevés de France). Cette personne aurait volontiers quitté la région pour une autre plus prometteuse mais, sans boulot et sans argent, elle était coincée sur place. Et, coincée sur place, elle ne trouvait pas de boulot et vivait chichement chez ses parents (pas beaucoup mieux lotis). Pouvez-vous me dire quelle était sa marge de manœuvre, sa liberté de choix ? Et les personnes de la ville d'Yerres (à 20 km de Paris) dont parlait Nicolas Dupont-Aignan, qui n'ont pas accès à l'ADSL et dont la plupart bossent à Paris ou la banlieue proche, ont-elles à votre avis fait le choix de ne pas habiter dans le 7ème ou le 16ème arrondissement de la capitale ?
Désolé, mais je ne vois pas pourquoi moi en ville je devrai payer pour qu'un mec dans son coin ai Internet rapide si celui-ci ne me paye pas en retour la différence de loyer que j'ai avec lui.
Et ce « mec », pourquoi devrait-il payer - à travers les cotisations sociales - votre salaire quand vous êtes malade ? Probablement en vertu d'un idéal fumeux et passéiste qu'on appelle solidarité.
D'ailleurs, on en revient, les élus ont compris que ce n'est pas tenable d'avoir des micro-village avec des maisons éparpillées, et les permis de construire sont de plus en plus sélectif pour avoir un minimum de concentration et ce afin de mutualiser le coûts pour tout
C'est de la rationalisation et elle fait sens. Mais de là à concentrer 60 millions de Français dans les banlieues d'une mégapole (même avec une conception très large du centre, il n'y aura pas assez de place pour tout le monde dans le centre ville) et abandonner le reste du territoire, je suis perplexe. Il doit certainement y avoir des positions médianes.