• [^] # Re: En vrac

    Posté par . En réponse à la dépêche Michel Riguidel et la Hadopi. Évalué à 2.

    Les connaissances réseau dont je dispose sont assez basiques, mais je m'interroge tout de même:

    >pour être vraiment end-to-end, il faut que le marquage QoS soit transitif, qu'il soit respecté même quand le flux traverse un autre réseau, typiquement ceux des transitaires IP entre les deux extrémités.

    Même si une telle infrastructure était mise en place, qu'est-ce qui obligerait tel ou tel opérateur à respecter ce marquage QoS?

    Je veux dire: un opérateur pourrait respecter globalement le marquage des flux qui arrivent sur son réseau, tant que ce marquage n'entre pas en conflit avec sa propre politique QoS (influencée par ses divers parteunariats). Dans un tel cas de conflit, il donnerait la priorité à sa propre politique QoS... qu'est-ce que l'utilisateur pourrait y faire? (si tant est qu'il puisse le mettre en évidence).

    D'ailleurs, tu indiques toi-même qu'un exemple de mise en place est basé sur la confiance:

    >là où je travaille on fait ça artisanalement avec Completel pour qu'ils respectent nos règles de QoS LAN en les transportant à travers leur WAN MPLS

    Et d'autre part: Peut être que des applications open source ou libres respecteraient une certaine priorisation... mais des applications propiétaires, j'en doute. Elles se mettraient toutes en priorité maximale et au final, on se retrouverait comme sans QoS.
    Il faudrait donc un outil au niveau du PC genre pare-feu qui règlerait cette QoS, c'est bien cela? Qu'est-ce qui empêcherait alors quelqu'un de mettre sa mule ou son torrent en priorité maximale?

    >Sinon il y a un moyen plus simple et plus radicale de sauvegarder la neutralité : interdire l'intégration verticale (cf. http://fr.wikipedia.org/wiki/Int%C3%A9gration_verticale dans notre cas pas d'opérateur fournisseur de contenus) et appliquer la séparation fonctionnelle (dissocier l'infrastructure physique et les services, cf http://www.arcep.fr/uploads/tx_gspublication/lettre55.pdf ). On peut rêver.

    On peut rêver, oui.

    Less is more