Je suis vraiment très heureux de lire les arguments que tu apportes: ils sont une réponse précise et technique aux discours de Riguidel. À vrai dire, c'est le genre de choses que je voulais lire en postant cet article.
Il me faudra du temps pour éplucher et comprendre les liens que tu cites. J'ai pourtant d'ores et déj'ai deux question à te poser:
1) À deux reprises, tu affirmes que la décision doit résider à la périphérie du réseau: dans ton premier post, lorsque tu indiques que la qualité de service n'est pas antinomique avec la neutralité des réseaux à condition que cela «reste entre les mains des utilisateurs finaux»; et dans ton second post, lorsque tu mets en évidence le fait que la QOS peut-être une réponse à la saturation des réseaux, «tant que ce sont les extrémités qui définissent les classes à prioritiser ou pas et pas l'ISP en fonction d'accord commerciaux».
Je crois comprendre que le fait que la décision réside dans la périphérie suppose deux éléments:
* une procédure technique, positive, grâce à laquelle les extrémités déterminent les ordres de priorité.
* une procédure légale, négative, empêchant un opérateur d'imposer ses règles de priorités.
Est-ce bien le cas, ou peut-on considérer qu'il y a des procédures techniques qui garantissent qu'aucun opérateur n'impose ses règles de priorité?
2) Faute d'avoir lu le pdf concernant le principe end-to-end, j'ai l'impression que le concept de neutralité des réseaux ne recouvre plus celui d'intelligence à la périphérie pour le simple fait que le réseau prend d'ores et déjà des décisions sur les contenus qu'il transporte, et ce sans nuire à sa neutralité. Pourtant, à deux reprises tu indiques que la décision concernant les priorités doit être décidée à la périphérie (quitte à être relayée par le réseau même): n'est-ce pas finalement considérer que la neutralité du réseau suppose le principe end-to-end? Es-tu certain que ton discours n'assimile pas in fine neutralité et end-to-end?
[^] # Re: En vrac
Posté par Sygne (site web personnel) . En réponse à la dépêche Michel Riguidel et la Hadopi. Évalué à 3.
Je suis vraiment très heureux de lire les arguments que tu apportes: ils sont une réponse précise et technique aux discours de Riguidel. À vrai dire, c'est le genre de choses que je voulais lire en postant cet article.
Il me faudra du temps pour éplucher et comprendre les liens que tu cites. J'ai pourtant d'ores et déj'ai deux question à te poser:
1) À deux reprises, tu affirmes que la décision doit résider à la périphérie du réseau: dans ton premier post, lorsque tu indiques que la qualité de service n'est pas antinomique avec la neutralité des réseaux à condition que cela «reste entre les mains des utilisateurs finaux»; et dans ton second post, lorsque tu mets en évidence le fait que la QOS peut-être une réponse à la saturation des réseaux, «tant que ce sont les extrémités qui définissent les classes à prioritiser ou pas et pas l'ISP en fonction d'accord commerciaux».
Je crois comprendre que le fait que la décision réside dans la périphérie suppose deux éléments:
* une procédure technique, positive, grâce à laquelle les extrémités déterminent les ordres de priorité.
* une procédure légale, négative, empêchant un opérateur d'imposer ses règles de priorités.
Est-ce bien le cas, ou peut-on considérer qu'il y a des procédures techniques qui garantissent qu'aucun opérateur n'impose ses règles de priorité?
2) Faute d'avoir lu le pdf concernant le principe end-to-end, j'ai l'impression que le concept de neutralité des réseaux ne recouvre plus celui d'intelligence à la périphérie pour le simple fait que le réseau prend d'ores et déjà des décisions sur les contenus qu'il transporte, et ce sans nuire à sa neutralité. Pourtant, à deux reprises tu indiques que la décision concernant les priorités doit être décidée à la périphérie (quitte à être relayée par le réseau même): n'est-ce pas finalement considérer que la neutralité du réseau suppose le principe end-to-end? Es-tu certain que ton discours n'assimile pas in fine neutralité et end-to-end?