• [^] # Re: limite de ce type de brevet

    Posté par . En réponse à la dépêche Du non-respect des brevets par les plantes et les animaux. Évalué à 3.

    « Il me semble que ce serait simple: les animaux seraient soit carencés (mésabsorption d'oligo-éléments, parce que mal digérés par la flore), soit malades (absorption de toxines diverses, diarrhées, et tout plein de choses charmantes dans ce goût là).
    Sachant que notre métabolisme est furieusement proche de la plupart des nos "animaux de la ferme", un truc chimique qui nous rendrait malade, les rendraient malades avant et on ne les mangerait pas. »

    Si c’était aussi simple... On aurait pas eu l’amiante, la vache folle, le virus de l’année dernière, le problème avec les oiseaux...

    Donc que faites-vous des effets à long termes ? Des maladies qui mettent dix ans à se déclarer ? Des maladies contagieuses ? Vous décrétez que ça n’existe pas ?

    « Bref, mon point est qu'il faut arrêter de psychoter sur les dangers alimentaires des OGMs... »

    Ça ok. c’est comme le nucléaire (on est vendredi...) il y a psychose autour de ses questions.

    « ...surtout quand il y a une étape (les animaux) entre eux et nous »

    Failed! les animaux ne sont pas forcément une barrière mais peuvent être vecteur... c’est pas le passé récent qui me contredira.

    C’est con parce que fondamentalement je suis assez d’accord, dans le monde vivant le matériel génétique ne passe pas d’un individu à un autre ormi reproduction. Perso. c’est plus contre les effets annexes des OGM que j’ai une dent. En fait cela ne concerne pas que les OGM mais tout notre système de production agricole, mais juste que les OGM focalisent les esprits pour éviter de se poser les bonnes questions (eg. sur l’agriculture intensive). Ça arrange aussi bien les pro-. que les anti-.

    L’exemple des résistances est révélateur, il n’y a pas besoin d’invoquer la génétique et la résistance aux pesticides&co est un problème qui apparaît dès qu’on a recourt à la destruction massive d’un « nuisible » : à fortiori ceux que resteront auront le champs libre et pourront se reproduire tout en transmettant leur résistance à leur descendance (donc à toute la population). D’ailleurs les bonnes politiques tiennent compte de cet effet (il me semble que c’est le cas de la gestion des moustiques en camargues, on ne cherche pas à les exterminer, mais juste à maintenir leur population à un niveau acceptable).