>Non, c'est sûr, osef si Margueurite a mangé des trucs produisant des pesticides au petit-déj' et se retrouve ensuite dans dans mon assiette ;-)
Ben c'est juste que c'est déjà le cas. Pour tout ce qui est pesticide systémique (c'est à dire qui rentre dans la plante), ben ils y restent (en général dans les vacuoles). Pour ce qui est pesticides de surface, contrairement à toi, si tu prends soin de rincer tes fruits et légumes avant usage, les grains donnés aux animaux ne sont en général pas nettoyés.
Donc hormis si les pesticides endogènes sont présents en quantités nocives pour nous, bon oui, osef!
>Que l'ADN/ARN soit dégradé dans le tube digestif, why not.
Tu parles d'indiquer les PGMs donnés aux animaux ("Et que dire du fait que les éleveurs de bétail servant pour la consommation quotidienne ne sont pas obligés d'indiquer si leurs animaux ont été nourris avec des plantes transgéniques ?"). C'est donc que tu considères qu'il pourrait y avoir un risque alimentaire pour l'humain. Je fais juste une (rapide) démonstration qu'un "risque génétique" est a priori inexistant, contrairement à ce que l'imaginaire populaire aime bien fantasmer.
>Si ça[écosystème de la flore digestive] se trouvait déréglé...
Il me semble que ce serait simple: les animaux seraient soit carencés (mésabsorption d'oligo-éléments, parce que mal digérés par la flore), soit malades (absorption de toxines diverses, diarrhées, et tout plein de choses charmantes dans ce goût là).
Sachant que notre métabolisme est furieusement proche de la plupart des nos "animaux de la ferme", un truc chimique qui nous rendrait malade, les rendraient malades avant et on ne les mangerait pas.
En revanche, y'a les risques bactériologiques et viraux. Mais là encore, ce sont des risques qui existent déjà: il faut être en contact avec les animaux vivants ou avec leurs carcasse et abats ou manger cru. Les OGMs n'apportent a priori rien* de nouveau dans ce domaine également.
[*: c'est une simplification, parce qu'il y a quand même le risque avec les rétrovirus qui pourraient choper un résidu de gène de résistance à un antibiotique (utilisés en ingénierie génétique pour vérifier l'intégration d'un transgène) et pourraient les transférer autre-part. Mais là encore, les virus et bactéries savent déjà bien faire ça tous seuls et bien mieux qu'avec notre aide)].
Bref, mon point est qu'il faut arrêter de psychoter sur les dangers alimentaires des OGMs, surtout quand il y a une étape (les animaux) entre eux et nous. Cela relève surtout des fantasmes populaires.
En revanche, les problèmes éthiques, moraux et de "propriété intellectuelle" (je sais que ça veut rien dire, mais c'est le terme con-sacré) que les OGMs soulèvent sont autrement plus intéressants/important/porteurs de conséquences dans le futur.
De même, le sujet de la (multi-)résistance est AMHA plus concret. Il recoupe également le thème des destruction et modification intrusives (introduction d'espèces invasives par exemple) des écosystèmes, mais là on dérive complétement HS il me semble.
[^] # Re: limite de ce type de brevet
Posté par Ginko . En réponse à la dépêche Du non-respect des brevets par les plantes et les animaux. Évalué à 1.
Ben c'est juste que c'est déjà le cas. Pour tout ce qui est pesticide systémique (c'est à dire qui rentre dans la plante), ben ils y restent (en général dans les vacuoles). Pour ce qui est pesticides de surface, contrairement à toi, si tu prends soin de rincer tes fruits et légumes avant usage, les grains donnés aux animaux ne sont en général pas nettoyés.
Donc hormis si les pesticides endogènes sont présents en quantités nocives pour nous, bon oui, osef!
>Que l'ADN/ARN soit dégradé dans le tube digestif, why not.
Tu parles d'indiquer les PGMs donnés aux animaux ("Et que dire du fait que les éleveurs de bétail servant pour la consommation quotidienne ne sont pas obligés d'indiquer si leurs animaux ont été nourris avec des plantes transgéniques ?"). C'est donc que tu considères qu'il pourrait y avoir un risque alimentaire pour l'humain. Je fais juste une (rapide) démonstration qu'un "risque génétique" est a priori inexistant, contrairement à ce que l'imaginaire populaire aime bien fantasmer.
>Si ça[écosystème de la flore digestive] se trouvait déréglé...
Il me semble que ce serait simple: les animaux seraient soit carencés (mésabsorption d'oligo-éléments, parce que mal digérés par la flore), soit malades (absorption de toxines diverses, diarrhées, et tout plein de choses charmantes dans ce goût là).
Sachant que notre métabolisme est furieusement proche de la plupart des nos "animaux de la ferme", un truc chimique qui nous rendrait malade, les rendraient malades avant et on ne les mangerait pas.
En revanche, y'a les risques bactériologiques et viraux. Mais là encore, ce sont des risques qui existent déjà: il faut être en contact avec les animaux vivants ou avec leurs carcasse et abats ou manger cru. Les OGMs n'apportent a priori rien* de nouveau dans ce domaine également.
[*: c'est une simplification, parce qu'il y a quand même le risque avec les rétrovirus qui pourraient choper un résidu de gène de résistance à un antibiotique (utilisés en ingénierie génétique pour vérifier l'intégration d'un transgène) et pourraient les transférer autre-part. Mais là encore, les virus et bactéries savent déjà bien faire ça tous seuls et bien mieux qu'avec notre aide)].
Bref, mon point est qu'il faut arrêter de psychoter sur les dangers alimentaires des OGMs, surtout quand il y a une étape (les animaux) entre eux et nous. Cela relève surtout des fantasmes populaires.
En revanche, les problèmes éthiques, moraux et de "propriété intellectuelle" (je sais que ça veut rien dire, mais c'est le terme con-sacré) que les OGMs soulèvent sont autrement plus intéressants/important/porteurs de conséquences dans le futur.
De même, le sujet de la (multi-)résistance est AMHA plus concret. Il recoupe également le thème des destruction et modification intrusives (introduction d'espèces invasives par exemple) des écosystèmes, mais là on dérive complétement HS il me semble.
Less is more