• [^] # Re: Il y a un avantage quand même

    Posté par . En réponse à la dépêche UltraViolet : et c'est reparti pour les DRM !. Évalué à 5.

    Cela semble être un des avantages de cet outil : Si l'organisme à qui tu as acheté des droits disparait, le drm ne disparait pas avec lui. N'importe quelle entreprise rentrant dans ce 'consortium' a accès à l'utilisation du drm. Finalement, pour construire une bonne solution de drm ces entreprises viennent d'appliquer au drm un mode de fonctionnement proche du libre, s'il s'agit bien d'un mode de fonctionnement 'librement accessible à tout participants'... Ca doit leur trouer le cul à certains, de se dire que pour protéger le mieux c'est de partager un peu \o/ bon ok, 'proche',aussi.

    Pour le fichier lui même, c'est un autre avantage : étant dans le nuage virtuel d'un côté, et d'un autre la plupart des appareils étant capables d'y accéder, on s'affranchie du risque de perte : perte chez soi bien sûr mais aussi perte à cause d'un "organisme à qui tu as acheté <i>d</i>es droits" coule : il y aura toujours un autre organisme intéressé pour reprendre les clients... le drm le permet.
    Bien, on a l'air au pays des bisounours, là, un peu ... Mais ce système a aussi de lourds inconvénients.

    Le web commence à être un peu partout, et entre autre dans la poche de pas mal de gens, il devient possible pour les services locaux de s'en servir. Alors ma question est la suivante : l'utilisation de ce drm semble réservée, quels sont les critères requis pour pouvoir l'utiliser ? un commerçant, et une bibliothèque publique, de quartier peuvent ils l'utiliser ? y a t il un prix d'entrée ?

    Cela conditionne la finalité, savoir s'il va favoriser les multinationales avec une quasi exclusivité de ventes de contenus culturels ou s'il sera possible d'utilisation pour des indépendants, des services locaux (...) En fait la mesure de l'impact sur les possibilités de vente.
    Il ne s'agirait pas de fournir un outil empêchant la concurence (et les services) par un ticket d'entrée très réservé.

    Ensuite il y a la diversité. Si ce drm devient une référence incontournable, il doit laisser uen place à tout autre type d'entrée. Cela semble plus évident, et pourtant il est facile d'imaginer le contraire, aussi... Il ne s'agirait pas d'un outil permettant de vendre des matériels ne sachant que lire les fichiers utilisant cet outil.

    Il y a la question des deux chaines principales : elles ne doivent pas être contenues par aucune des briques les constituant, ne pas contraindre à utiliser tel logiciel ou tel matériel en plus du drm lui même, l'objectif. La chaine d'intégration : matériels (TV, baladeurs, ordi, téléphone) et logiciels (sur des serveurs) ne doit pas être assujetie à un quelconque dispositif matériel ou logiciel tiers afin d'arriver à l'objectif d'implémentation de ce drm. Pas plus que la chaine de contrôle ne doit être soumise à l'utilisation de telle solution tierce afin de vérifier la validité d'accès et les fonctions avec ce drm. En fait la solidité de cette "norme de fait" se mesure aussi par son indépendance et sa portabilité.
    Il ne s'agirait pas de fournir un outil obligeant à utiliser d'autres outils... Mais bien de fournir un outil permettant de simplement gérer les droits numériques.

    Enfin il y a la question du clouding forcé, de la dématérialisation de la propriété et de son stockage ailleurs que chez soi. Peut on encore nommer cela de la vente ? Lorsque la propriété acquise n'est plus qu'une propriété restreinte, que l'objet n'existe qu'en tant que données, et que ces données, même conservables gravées chez soi, ne seront accessibles que par une clef dont la serrure est en ligne ? Dont on peux proposer une serrure définitive (?) mais aussi une serrure temporaire ? Cela ressemble de plus en plus à de la location.

    De la location que l'on payes une fois et une seule pour l'accès, à durée variable. De la location sans abonnements... De là à ce que certains proposent des abonnements à des nouveautés ou à un catalogue... pour un peu on pourrait nommer ça de la radio à la demande. Oupss

    Je passerai sur les problèmes de vie privée, de contrôle d'accès, car ils peuvent être résolus si le drm le permet (il semble qu'il y ai une volonté d'introduire la gestion des droits de l'utilisateur par l'utilisateur [notion de graver et notion de prêts restreints], ce qui autant "taquetikement que tequenikement" est une bonne chose.

    Bref, une entrée soutenue par un maximum d'acteurs tant pour le contenant que le contenu, et semblant ouverte, d'accès facile. Une amélioration du service pour l'accès aux contenus. La notion fondamentale de cercle familial semble préservée. Ajout de droits pour et par l'utilisateur, c'est une bonne idée. Tout ceci semble très alléchant.

    Mais pour combien de temps ? Combien de temps avant que "tequenikement" des solutions pour outrepasser cela soit aisément disponibles à tous ? Il y aura toujours des gens pour vouloir plus ...

    Alors la v2 sera mise en place. Les fichiers sous v1 dans le cloud seront upgradés en v2, tout comme l'ensemble des firmwares des matériels de consultation, d'accès, de gestion. Un bon plus. Mais les fichiers conservés en local et sous v1, nous aurons toujours un accès ? Si oui, alors pourquoi ne pas les laisser en accès aussi dans le cloud ? Si non, alors quel intérêt de la conservation locale et de la notion de propriété ? Et puis la solution tequenike v2 pour contourner ne tardera pas.

    Que restera t il alors ? Pas moins de droits, pas moins de possibilités, pas moins de contenus acquis, pas moins de contenus circulant. Plus de service. Mais moins de controle personnel et d'accès à ces droits... Au final, ce permettant ce dernier, est il vraiment utile ?