Je suis scientifique aussi et je publie, mais je suis étonné que cette question surgisse ici : l'Impact Factor est une vaste fumisterie.
La question est de savoir si on publie des connaissances ou une quantité de textes, il suffit de voir où mène la politique du "publish or perish" : quantité d'articles fumeux ou même frauduleux (copier/coller) sont publiés uniquement dans le but d'améliorer l'Impact Factor. Cela devient même carrément ridicule.
Juste un exemple: si on évalue les institutions en fonction de l'Impact factor des publiant, vous classez différemment une université avec un prix Nobel et l'autre sans prix Nobel quand bien même le nombre de publiant serait plus élevé dans la seconde.
Quant à savoir si l'Impact Factor est un garant de la qualité des connaissances produites, il y a vraiment un gouffre : tout le monde sait comment fonctionne l'évaluation par les pairs, la connaissance est une affaire de communauté. Le fait de passer sous licence libre permet alors à toutes les communautés scientifiques de pouvoir évaluer leur production globale, justement en passant outre les enjeux de pouvoir ! Et ca c'est plutôt une bonne nouvelle.
[^] # Re: Impact factor ?
Posté par Christophe Masutti . En réponse à la dépêche Les résultats du LHC sous licence Creative Commons. Évalué à 8.
La question est de savoir si on publie des connaissances ou une quantité de textes, il suffit de voir où mène la politique du "publish or perish" : quantité d'articles fumeux ou même frauduleux (copier/coller) sont publiés uniquement dans le but d'améliorer l'Impact Factor. Cela devient même carrément ridicule.
Juste un exemple: si on évalue les institutions en fonction de l'Impact factor des publiant, vous classez différemment une université avec un prix Nobel et l'autre sans prix Nobel quand bien même le nombre de publiant serait plus élevé dans la seconde.
Quant à savoir si l'Impact Factor est un garant de la qualité des connaissances produites, il y a vraiment un gouffre : tout le monde sait comment fonctionne l'évaluation par les pairs, la connaissance est une affaire de communauté. Le fait de passer sous licence libre permet alors à toutes les communautés scientifiques de pouvoir évaluer leur production globale, justement en passant outre les enjeux de pouvoir ! Et ca c'est plutôt une bonne nouvelle.