Voilà typiquement le genre de débat casse gueule. Parce que là, on essaie de savoir ce qui différencie un garçon d'une fille dans son approche des LL. Et pourtant, dès que quelqu'un émet une tentative d'explication, il se voit reprocher le fait de différencier garçons et filles. Donc on n'avance pas.
Déjà il faudrait savoir ce qu'on cherche : une différence génétique ? une différence sociale ? autre chose qui nous échappe totalement ? Je pencherais plutôt pour la différence sociale, parce que rien n'empêche dans ses gènes une fille de coder comme un garçon (et vice-versa). Je ne crois pas que le gène du codeur fou soit dans le chromosome Y. Alors quelle différence sociale ? On dit que les filles ne sont pas sensibles à la compétition (contrairement aux garçons), or le LL est une gigantesque compétition à savoir qui aura la plus grosse... portion de code bien fait. Ça pourrait être une explication si le prédicat est vrai. Mais le LL n'est pas qu'une affaire de code.
Je crois que le mal est bien plus profond et que tout vient du fait qu'on dit aux filles depuis toute petite qu'elles seront toujours derrière un garçon, qu'elles ne peuvent rien faire sans lui, etc. Le rêve d'une petite fille (qu'on lui a bien inculqué), c'est de se marier avec un prince. Super l'horizon ! Par contre, on dit aux garçons qu'ils changeront le monde. Et ils y croient. Donc ils agissent. Le LL demande un esprit de curiosité et d'initiative dont on prive les filles dès la naissance. D'ailleurs, une fille un peu aventureuse et casse-cou, on appelle ça un «garçon manqué» : tout est dit ! Pour moi, tout vient de là. Et il n'y a qu'à regarder une séance de publicité pour comprendre que cette reproduction sociale n'est pas prête de s'arrêter.
# Débat casse gueule
Posté par rewind (Mastodon) . En réponse à la dépêche Les femmes et le logiciel libre : retours d'une conférence des RMLL. Évalué à 6.
Déjà il faudrait savoir ce qu'on cherche : une différence génétique ? une différence sociale ? autre chose qui nous échappe totalement ? Je pencherais plutôt pour la différence sociale, parce que rien n'empêche dans ses gènes une fille de coder comme un garçon (et vice-versa). Je ne crois pas que le gène du codeur fou soit dans le chromosome Y. Alors quelle différence sociale ? On dit que les filles ne sont pas sensibles à la compétition (contrairement aux garçons), or le LL est une gigantesque compétition à savoir qui aura la plus grosse... portion de code bien fait. Ça pourrait être une explication si le prédicat est vrai. Mais le LL n'est pas qu'une affaire de code.
Je crois que le mal est bien plus profond et que tout vient du fait qu'on dit aux filles depuis toute petite qu'elles seront toujours derrière un garçon, qu'elles ne peuvent rien faire sans lui, etc. Le rêve d'une petite fille (qu'on lui a bien inculqué), c'est de se marier avec un prince. Super l'horizon ! Par contre, on dit aux garçons qu'ils changeront le monde. Et ils y croient. Donc ils agissent. Le LL demande un esprit de curiosité et d'initiative dont on prive les filles dès la naissance. D'ailleurs, une fille un peu aventureuse et casse-cou, on appelle ça un «garçon manqué» : tout est dit ! Pour moi, tout vient de là. Et il n'y a qu'à regarder une séance de publicité pour comprendre que cette reproduction sociale n'est pas prête de s'arrêter.
Voilà, c'était mon explication.