Exemple : vous évoquez 1 trimestre sur l'étude du GS/GV en CM2. Je trouve que le simple fait d'annoncer qu'un PE y aurait passé 3 mois discrédite votre argumentaire.
C'est pourtant la réalité vécue par ma fille, et je regarde son travail tous les soirs.
Sur la même période, elle a passé un bon mois, avant la toussaint, à faire des activité "d'apprentissage de la calculatrice". Alors que les techniques posées des quatre opérations de bases ne sont pas maîtrisés en CM2 (c'est un résultat statistique: 3 élèves sur 4 ne maîtrisent pas la division (euclidienne) en entrant au collège, et 1 sur 2 ne maîtrise pas la multiplication des entiers.). Pas crédible? Mais réel.
Quand au fait de savoir ce que savent faire les autres gamins que ma fille, de quoi peuvent parler des parents d'élèves à la sortie de l'école en attendant les enfants? De ce qu'on fait à l'école, c'est bête, hein? Et après huit ans (l'effet village), tu les connais bien les autres parents, tu parles des devoirs avec les parents, tu sais ce qui marche et ce qui ne marche pas.
Puisque vous semblez adepte du "avant c'était" mieux, sachez que, à l'école primaire du moins, bon nombre de parents (pas tous) sont maintenant des "experts" venant nous donner chaque jour des "leçons" sur "comment bien faire notre métier", avant guerre comme vous le disiez, aucun ne se serait hasardé à ce genre de choses bien au contraire.
Les deux ruptures qui ont détruit la confiance que les parents avaient dans les enseignants sont la lecture globale et les maths modernes. Deux magnifiques réussites des professionnels de l'éducation qui ne supportent pas que les parents critiquent ce qui se passe à l'école, puisqu'ils ne sont pas compétents. Mais bien sûr le bilan officiel c'est que si ça a raté, ce n'est pas la méthode qui était lamentable, c'est les professionnels qui ne l'ont pas mise en place correctement. Comme quoi défendre les pratiques de l'institution n'empêche pas de se retrouver bouc-émissaire quand l'institution se plante.
Chez moi comme chez beaucoup d'autres parents (en particulier les enseignants du collège à côté), en CP les vacances de la toussaint ou de noël ont été consacrées au déchiffrage systématique. C'était pour la première, la seconde y a eu droit aux vacances avant le CP. La lecture est trop importante pour laisser les enfants deviner les mots plus longtemps. Les parents sont devenus méfiants, c'est vrai. Mais ils ont été rendus méfiants par les errements de l'institution scolaire. Chat échaudé craint l'eau froide. Ils font confiance à ce qui a marché pour eux, parce qu'ils ont appris à ne pas faire confiance aux "nouvelles méthodes".
[^] # Re: Merci d'employer un vocabulaire correct
Posté par fleny68 . En réponse à la dépêche VÉRAC : Vers une Évaluation Réussie Avec les Compétences. Évalué à 1.
C'est pourtant la réalité vécue par ma fille, et je regarde son travail tous les soirs.
Sur la même période, elle a passé un bon mois, avant la toussaint, à faire des activité "d'apprentissage de la calculatrice". Alors que les techniques posées des quatre opérations de bases ne sont pas maîtrisés en CM2 (c'est un résultat statistique: 3 élèves sur 4 ne maîtrisent pas la division (euclidienne) en entrant au collège, et 1 sur 2 ne maîtrise pas la multiplication des entiers.). Pas crédible? Mais réel.
Quand au fait de savoir ce que savent faire les autres gamins que ma fille, de quoi peuvent parler des parents d'élèves à la sortie de l'école en attendant les enfants? De ce qu'on fait à l'école, c'est bête, hein? Et après huit ans (l'effet village), tu les connais bien les autres parents, tu parles des devoirs avec les parents, tu sais ce qui marche et ce qui ne marche pas.
Puisque vous semblez adepte du "avant c'était" mieux, sachez que, à l'école primaire du moins, bon nombre de parents (pas tous) sont maintenant des "experts" venant nous donner chaque jour des "leçons" sur "comment bien faire notre métier", avant guerre comme vous le disiez, aucun ne se serait hasardé à ce genre de choses bien au contraire.
Les deux ruptures qui ont détruit la confiance que les parents avaient dans les enseignants sont la lecture globale et les maths modernes. Deux magnifiques réussites des professionnels de l'éducation qui ne supportent pas que les parents critiquent ce qui se passe à l'école, puisqu'ils ne sont pas compétents. Mais bien sûr le bilan officiel c'est que si ça a raté, ce n'est pas la méthode qui était lamentable, c'est les professionnels qui ne l'ont pas mise en place correctement. Comme quoi défendre les pratiques de l'institution n'empêche pas de se retrouver bouc-émissaire quand l'institution se plante.
Chez moi comme chez beaucoup d'autres parents (en particulier les enseignants du collège à côté), en CP les vacances de la toussaint ou de noël ont été consacrées au déchiffrage systématique. C'était pour la première, la seconde y a eu droit aux vacances avant le CP. La lecture est trop importante pour laisser les enfants deviner les mots plus longtemps. Les parents sont devenus méfiants, c'est vrai. Mais ils ont été rendus méfiants par les errements de l'institution scolaire. Chat échaudé craint l'eau froide. Ils font confiance à ce qui a marché pour eux, parce qu'ils ont appris à ne pas faire confiance aux "nouvelles méthodes".