L'enjeu principal de l'évaluation dite par compétences n'est pas d'ordre pédagogico-didactique. mais social et politique. Aussi, je trouve que tu bottes en touche lorsque tu écris : "je tiens à distinguer l'évaluation par compétences des machins officiels (socle commun et autres paliers 3)".
Parce que l'enjeu du débat, c'est bien ces "machins" que directement ou indirectement tu cautionnes.
D'autant plus que lorsque je lis comment tu pratiques la chose, je n'y vois rien d'autre au premier abord, qu'un cours classique.
Par exemple; tu écris : "Pour chaque chapitre de maths, je fais AVEC LES ÉLÈVES (et j'y tiens beaucoup) une courte liste des choses à savoir (et savoir faire), sous la forme d'un schéma heuristique. Dans VÉRAC, ce seront des items.".
Qu'est-ce qu'une carte heuristique si ce n'est une arborescence qui se déploie en étoile ?
Quelle différence formelle avec une traditionnelle table des matières ?
Aucune !!!
Alors tu es en train de nous dire que tu déroules ton cours selon la bonne et vielle démarche cartésienne (qui consiste à décomposer chaque difficulté jusqu'au plus simple élément) qui se déploient en listes d'items.
Pardonne-moi, mais jusqu'à ce stade tu n'es pas dans la déstructuration des connaissances, atomisée dans une myriade de compétences dont la plupart ne font l'objet d'aucun enseignement. Voilà pourquoi on a assisté cette année, un peu partout en France, comme en témoignent des milliers d'occurrences sur Google, à un appel au boycott dans des centaines et des centaines d'établissements.
Pour le moment, au mieux, ta démarche pourrait être qualifiée de pédagogie par objectifs.
La deuxième partie de ton exposé me laisse plus perplexe.
En effet, la démarche pédagogique que tu nous décris, sans doute réalisée pour certaines séquences sur un effectif réduit (ce qui interdit toute généralisation) semble s'appuyer sur une approche didactique où les étapes nécessaires peuvent être retravaillées par les élèves. Pour autant, elle contredit la lecture des copies d'écran que tu réfères où l'on peut lire des lis des trucs aussi débiles que : "Apprendre ses leçons et faire ses devoirs", "s'informer à partir d'une image"....
Et que dire des compétences dites transversales que l'on peut voir et qui se déclinent en "respecter les règles de vie au collège", "respecter les autres", etc ?
Que tu le veuilles ou pas, tu sers d'alibi, de faire valoir au socle commun et à toutes ses fariboles où sont mélangées pèle mêle des "compétences générales" difficilement transférables et évaluables, des compétences spécifiques telles que des procédures de base, des compétences qui renvoient à des jugements de valeur...
C'est pourquoi je partage l'avis de fleny68 que je lis avec bonheur.
Pour conclure une petite citation trouvée sur le site de l'Association des Professeurs de Lettres".
"L’ambition de découper en compétences des aptitudes mentales est extrêmement problématique, parce que nous sommes ici dans l’ordre du vivant et de l’esprit. On devrait y regarder à deux fois avant de transformer les professeurs en exécutants de la folie évaluative qui s’est emparée d’une Éducation nationale attachée à singer le monde de l’entreprise" peut on lire sur le site "Association des Professeurs de Lettres".
[^] # Re: Merci d'employer un vocabulaire correct
Posté par Charlie_N . En réponse à la dépêche VÉRAC : Vers une Évaluation Réussie Avec les Compétences. Évalué à 1.
L'enjeu principal de l'évaluation dite par compétences n'est pas d'ordre pédagogico-didactique. mais social et politique. Aussi, je trouve que tu bottes en touche lorsque tu écris : "je tiens à distinguer l'évaluation par compétences des machins officiels (socle commun et autres paliers 3)".
Parce que l'enjeu du débat, c'est bien ces "machins" que directement ou indirectement tu cautionnes.
D'autant plus que lorsque je lis comment tu pratiques la chose, je n'y vois rien d'autre au premier abord, qu'un cours classique.
Par exemple; tu écris : "Pour chaque chapitre de maths, je fais AVEC LES ÉLÈVES (et j'y tiens beaucoup) une courte liste des choses à savoir (et savoir faire), sous la forme d'un schéma heuristique. Dans VÉRAC, ce seront des items.".
Qu'est-ce qu'une carte heuristique si ce n'est une arborescence qui se déploie en étoile ?
Quelle différence formelle avec une traditionnelle table des matières ?
Aucune !!!
Alors tu es en train de nous dire que tu déroules ton cours selon la bonne et vielle démarche cartésienne (qui consiste à décomposer chaque difficulté jusqu'au plus simple élément) qui se déploient en listes d'items.
Pardonne-moi, mais jusqu'à ce stade tu n'es pas dans la déstructuration des connaissances, atomisée dans une myriade de compétences dont la plupart ne font l'objet d'aucun enseignement. Voilà pourquoi on a assisté cette année, un peu partout en France, comme en témoignent des milliers d'occurrences sur Google, à un appel au boycott dans des centaines et des centaines d'établissements.
Pour le moment, au mieux, ta démarche pourrait être qualifiée de pédagogie par objectifs.
La deuxième partie de ton exposé me laisse plus perplexe.
En effet, la démarche pédagogique que tu nous décris, sans doute réalisée pour certaines séquences sur un effectif réduit (ce qui interdit toute généralisation) semble s'appuyer sur une approche didactique où les étapes nécessaires peuvent être retravaillées par les élèves. Pour autant, elle contredit la lecture des copies d'écran que tu réfères où l'on peut lire des lis des trucs aussi débiles que : "Apprendre ses leçons et faire ses devoirs", "s'informer à partir d'une image"....
Et que dire des compétences dites transversales que l'on peut voir et qui se déclinent en "respecter les règles de vie au collège", "respecter les autres", etc ?
Que tu le veuilles ou pas, tu sers d'alibi, de faire valoir au socle commun et à toutes ses fariboles où sont mélangées pèle mêle des "compétences générales" difficilement transférables et évaluables, des compétences spécifiques telles que des procédures de base, des compétences qui renvoient à des jugements de valeur...
C'est pourquoi je partage l'avis de fleny68 que je lis avec bonheur.
Pour conclure une petite citation trouvée sur le site de l'Association des Professeurs de Lettres".
"L’ambition de découper en compétences des aptitudes mentales est extrêmement problématique, parce que nous sommes ici dans l’ordre du vivant et de l’esprit. On devrait y regarder à deux fois avant de transformer les professeurs en exécutants de la folie évaluative qui s’est emparée d’une Éducation nationale attachée à singer le monde de l’entreprise" peut on lire sur le site "Association des Professeurs de Lettres".
http://www.neoprofs.org/actualites-f5/colleges-motion-de-l-a(...)
Librement Charlie