Or Internet ne s'est pas créé comme ça. Internet est décentralisé. Chaque machine a autant de poids qu'une autre (en pratique les serveurs de google ont plus de poids que mon blog à la maison, mais ce n'est pas la question. Tout le monde a sa chance).
Quand on a créé Unix et Internet, les micro-ordinateurs étaient des grosses machines sur lesquelles on se partageait l'accès, d'où la notion de time-sharing. Les accès se faisaient pas des machines très peu puissantes qui finalement exécutaient peu de chose. La volonté de beaucoup de libristes d'avoir un Internet indépendant de grosses entreprises de service pousse au révisionisme.
Quand on parle de Minitel 2.0, on parle surtout de savoir si l'opérateur de réseau a le droit ou pas de décider quel type de contenu a le droit de circuler sur son réseau. A l'époque du Minitel, il fallait montrer patte blanche à France Télécom pour avoir le droit d'opérer un service. C'est ça qui est à l'opposé de l'essence d'Internet dans lequel le réseau est agnostique par rapport au contenu qui transite. Et c'est ça qui est un danger pour l'innovation non seulement parce que ça la ralentit (on ne peut pas inventer et déployer en quelques jours si on doit demander l'autorisation de l'opérateur) mais aussi parce que les opérateurs deviennent de plus en plus des fournisseurs de contenu et peuvent donc décider de privilégier leurs propres services sur leur infrastructure.
Donc la NdM est non seulement un procès d'intention mais montre en plus encore une fois que 95% des gens qui invoquent l'expression Minitel 2.0 à tout bout de champ n'y comprennent rien.
[^] # Re: Suis-je le seul à trouver la remarque du modérateur déplacée ?
Posté par vjm . En réponse à la dépêche Aficionados de la console, Google pense à vous et sort Google CL tools. Évalué à 4.
Quand on a créé Unix et Internet, les micro-ordinateurs étaient des grosses machines sur lesquelles on se partageait l'accès, d'où la notion de time-sharing. Les accès se faisaient pas des machines très peu puissantes qui finalement exécutaient peu de chose. La volonté de beaucoup de libristes d'avoir un Internet indépendant de grosses entreprises de service pousse au révisionisme.
Quand on parle de Minitel 2.0, on parle surtout de savoir si l'opérateur de réseau a le droit ou pas de décider quel type de contenu a le droit de circuler sur son réseau. A l'époque du Minitel, il fallait montrer patte blanche à France Télécom pour avoir le droit d'opérer un service. C'est ça qui est à l'opposé de l'essence d'Internet dans lequel le réseau est agnostique par rapport au contenu qui transite. Et c'est ça qui est un danger pour l'innovation non seulement parce que ça la ralentit (on ne peut pas inventer et déployer en quelques jours si on doit demander l'autorisation de l'opérateur) mais aussi parce que les opérateurs deviennent de plus en plus des fournisseurs de contenu et peuvent donc décider de privilégier leurs propres services sur leur infrastructure.
Donc la NdM est non seulement un procès d'intention mais montre en plus encore une fois que 95% des gens qui invoquent l'expression Minitel 2.0 à tout bout de champ n'y comprennent rien.