>Comparons point par point Mandriva et Ubuntu
Ca commence mal pour être objectif.
Ce qu'il faut comparer c'est Mandriva S.A et Canonical.
Mandr{ake,iva} S.A a eu pour objectif de proposer un Linux facile pour tous.
Canonical aussi.
Mandr{ake,iva} S.A a crû pouvoir proposer une distribution Linux payante. On va pas refaire l'historique, mais en deux mots résumé mais pas trop faux : le powerpack c'est du "donation-ware" en fait. D'autre part Mandr{ake,iva} S.A a eu l'impulsion d'élargir sa base professionnelle d'une part, et d'autre part de réduire mécaniquement la voile du chiffre particuliers.
Malgrès l'excellence des solutions (je pense ici à LinBox et Pulse) il ne semble pas que cela ai réussi complètement. Du moins pas suffisament pour se couper complètement du revenu
particuliers, d'après la direction d'alors et d'aujourd'hui.
Canonical, avec un produit Gratuit, packagé et envoyé gratuitement par ship-it, a raflé pas mal d'utilisateurs de Mandriva d'alors. Et surtout il a totalement et définitivement imposer le modèle du gratuit. (ce dont le public était déjà habitué avec le "sans douleur" de la vente liée de Windows d'une part, et les logiciels piratés facilement accessible d'autre part).
Fini.
Que Mandriva S.A le veuille ou pas, il n'est plus possible de dépasser un nombre de clients au delà du nombre de personnes qui savent que la gratuité n'est que secondaire dans le logiciel libre.
Canonical a proposé en outre des solutions OEM facilitées (ses origines lui ont grandement facilité la tache) : résultat ? Bien que la personne dont je tiens cette source ne souhaite pas s'exprimée elle même publiquement, moi je le dit : Dell ne reverse pas un centime à Canonical. Voilà ça c'est fait... Donc Canonical a là aussi imposé son modèle gratuit. En terme d'OEM il n'y a plus de possibilités -ou de très faibles- de pouvoir obtenir un partenariat de distribution pré-installé (comme se fût le cas avec H.P naguère) : les constructeurs veulent du gratuit pour de l'x86. Point barre, chapitre clos là aussi.
(canonical se tire une grosse balle dans le pied toute seule, mais ça c'est mon jugement)
Donc, oui, Canonical a fait "du mal" d'un point de vue économique à Mandriva (et à Progeny à l'époque aussi, ainsi qu'a d'autres, Novell par exemple, pour son produit "desktop entreprise").
Mais il ne faut pas non plus tout mettre sur le dos de Canonical. Cela serait réducteur, vrai mais incomplet. Une bonne part incombe également à Ocam, qui si au départ se sont comportés comme une véritable aide donnant un nouveau souffle, depuis quelques temps ne se comportent plus que comme de banals actionnaires souhaitant uniquement récupérer leur mise dans un monde en crise. Ils ont donc changés leur fusil d'épaule, passant d'un modèle d'investissement sur le long terme à un modèle de remboursement rapide.
Enfin, en interne certainement : car si sous l'impulsion de l'ancienne direction un nouveau cap a été donné (se tourner vers le service professionnel-à-professionnel) il faut constater que le passif a dû pas mal plombé cet élan. Et que l'incertitude financière (manque d'indépendance) de la société mandriva ne permettait pas à de grands comptes de miser dessus en étant assuré d'une certaine pérénité. Le cercle vicieux n'a ainsi jamais pu être cassé.
[^] # Re: Une SCOP ?
Posté par bubar🦥 . En réponse à la dépêche Des nouvelles du possible avenir de Mandriva. Évalué à 1.
D'accord
>Comparons point par point Mandriva et Ubuntu
Ca commence mal pour être objectif.
Ce qu'il faut comparer c'est Mandriva S.A et Canonical.
Mandr{ake,iva} S.A a eu pour objectif de proposer un Linux facile pour tous.
Canonical aussi.
Mandr{ake,iva} S.A a crû pouvoir proposer une distribution Linux payante. On va pas refaire l'historique, mais en deux mots résumé mais pas trop faux : le powerpack c'est du "donation-ware" en fait. D'autre part Mandr{ake,iva} S.A a eu l'impulsion d'élargir sa base professionnelle d'une part, et d'autre part de réduire mécaniquement la voile du chiffre particuliers.
Malgrès l'excellence des solutions (je pense ici à LinBox et Pulse) il ne semble pas que cela ai réussi complètement. Du moins pas suffisament pour se couper complètement du revenu
particuliers, d'après la direction d'alors et d'aujourd'hui.
Canonical, avec un produit Gratuit, packagé et envoyé gratuitement par ship-it, a raflé pas mal d'utilisateurs de Mandriva d'alors. Et surtout il a totalement et définitivement imposer le modèle du gratuit. (ce dont le public était déjà habitué avec le "sans douleur" de la vente liée de Windows d'une part, et les logiciels piratés facilement accessible d'autre part).
Fini.
Que Mandriva S.A le veuille ou pas, il n'est plus possible de dépasser un nombre de clients au delà du nombre de personnes qui savent que la gratuité n'est que secondaire dans le logiciel libre.
Canonical a proposé en outre des solutions OEM facilitées (ses origines lui ont grandement facilité la tache) : résultat ? Bien que la personne dont je tiens cette source ne souhaite pas s'exprimée elle même publiquement, moi je le dit : Dell ne reverse pas un centime à Canonical. Voilà ça c'est fait... Donc Canonical a là aussi imposé son modèle gratuit. En terme d'OEM il n'y a plus de possibilités -ou de très faibles- de pouvoir obtenir un partenariat de distribution pré-installé (comme se fût le cas avec H.P naguère) : les constructeurs veulent du gratuit pour de l'x86. Point barre, chapitre clos là aussi.
(canonical se tire une grosse balle dans le pied toute seule, mais ça c'est mon jugement)
Donc, oui, Canonical a fait "du mal" d'un point de vue économique à Mandriva (et à Progeny à l'époque aussi, ainsi qu'a d'autres, Novell par exemple, pour son produit "desktop entreprise").
Mais il ne faut pas non plus tout mettre sur le dos de Canonical. Cela serait réducteur, vrai mais incomplet. Une bonne part incombe également à Ocam, qui si au départ se sont comportés comme une véritable aide donnant un nouveau souffle, depuis quelques temps ne se comportent plus que comme de banals actionnaires souhaitant uniquement récupérer leur mise dans un monde en crise. Ils ont donc changés leur fusil d'épaule, passant d'un modèle d'investissement sur le long terme à un modèle de remboursement rapide.
Enfin, en interne certainement : car si sous l'impulsion de l'ancienne direction un nouveau cap a été donné (se tourner vers le service professionnel-à-professionnel) il faut constater que le passif a dû pas mal plombé cet élan. Et que l'incertitude financière (manque d'indépendance) de la société mandriva ne permettait pas à de grands comptes de miser dessus en étant assuré d'une certaine pérénité. Le cercle vicieux n'a ainsi jamais pu être cassé.
Mes deux cents.