• [^] # Re: événement

    Posté par . En réponse à la dépêche L'Agenda du Libre a 5 ans !. Évalué à 5.

    Comment dire ...

    ... De fait ... Ce genre de rectifications n'a pas de caractère obligatoire, est potentiellement vexant, est contestable et contesté, mais mettez-vous un peu à la place de vieux cons de plus de 40 balais comme nous (enfin, moi, Davy est un peu plus jeune (ça y est, je l'ai lâché, je défends mon pote ...)). On nous a enfoncé l'orthographe et la grammaire dans le ciboulot, et si tout s'est bien passé, on en est sorti amoureux de la langue française, sinon, ça a été très dur, voire les deux (c'est mon cas). Si certaines réformes et tolérances étaient sans doute nécessaires bien qu'elles nous fassent cruellement souffrir, certaines autres sont tout simplement des aberrations étymologiques, dont l'effet est de couper la langue de ses racines, et de mener tout droit à des situations dans lesquelles la langue elle-même perd tout son sens. À mon sens, les tolérances d'accentuations font partie de ces aberrations, ça n'est qu'un avis, mais c'est le mien.

    Aujourd'hui, on en arrive a sélectionner des stagiaires ingénieurs ... sur leur bon respect de l'orthographe ... ouais ouais, bac+5 ... Loin de moi l'idée de me poser en expert en orthographe, je suis même certain que quelques fautes traînent dans ce message, mais nos métiers nous rendent trop insensibles à ces écarts, et certaines personnes (sans doute moins ici qu'ailleurs, tout de même) font vraiment figure d'analphabètes.

    Il m'arrive (véridique, désolé) de ne *réellement* rien comprendre à certains textes postés sur certains newsgroups ou forums, tout simplement parce que je ne comprend pas naturellement le mode phonétique, et encore moins le mode SMS, et quand j'en fait la remarque, c'est moi qui me fait insulter, voire bannir. Il m'arrive également de tomber sur des fautes d'orthographe sur les sites institutionnels de la presse écrite nationale, et ça fait encore plus mal.

    Qu'on ne s'y trompe pas, nous n'avons rien contre d'évolution de la langue, elle *doit* évoluer, nous sommes avant tout des techniciens et sommes donc aux premières loges pour observer la vacuité terminologique occasionnelle de notre langue. Comme tout le monde, nous utilisons régulièrement des termes étrangers dans nos phrases françaises, et nous n'avons pas forcément le réflexe systématique de leur opposer un terme "de cheu nous", mais ceci n'a rien à voir avec les fondements de la langue, c'est juste un façon de boucher des trous, et boucher des trous n'implique pas de bousiller la route.

    Voila, je l'avoue, les posteurs illettrés (et ni Thomas, ni Florent, ni Thierry ne semblent en faire partie) me font ... pitié ... ils sont les malheureux acteurs du nivellement par le bas. Rappelez vous d'Orwell.