Première chose, il ne faut pas confondre les idées et l'implémentation.
Si tu découvres un algo révolutionnaire, tu n'es protégé que par le système de brevets et les brevets logiciels ne sont pas valables en europe jusqu'à nouvel ordre. Seul le droit d'auteur s'applique.
Si tu crées une implémentation fermée à partir de cet algo tu peux éventuellement te retourner contre des plagiaires qui ne respecteraient pas la licence de ton logiciel.
Le risque que quelqu'un reprenne ton "idée" existe donc bel et bien.
Maintenant si tu cautionnes le système des brevets, poses toi bien cette question:
Es-tu certain que ta merveilleuse idée est si originale que tu le dis et qu'elle ne repose pas sur celle d'autrui ? Cet autrui a peut-être voulu protéger sa bonne idée aussi. Une grosse boîte mieux installée qui ne peut pas s'approprier ta bonne idée pourra te menacer juridiquement et te faire plier car son portefeuille de brevets, son "patrimoine" intellectuel est plus important que le tien. Dommage, de ne pas pouvoir se différencier sur ses propres mérites mais sur celui de ses avocats.
Si on interdit les brevets, les grosses boîtes ont plus à perdre que toi car vous vous retrouverez sur un pied d'égalité. Pas sûr que l'ecosystème actuel avec des géants tout puissants soit si pérenne dans ces conditions.
En résumé, il est peut-être préférable d'accepter le risque du plagiat plutôt que l'arbitraire juridique.
Et pour peu que tu transcendes cet état de fait en comprenant que les autres peuvent aussi contribuer à améliorer ta bonne idée si tu la partages et que tu peux te différencier sur d'autres points, tu pourras même accepter l'idée de collaborer avec d'autres et de mutualiser tes efforts et donc de leur faciliter la tâche en ouvrant tes sources.
[^] # Re: logiciel libre pour les nouvelles entreprises
Posté par El Titi . En réponse à la dépêche Le logiciel libre : comment ça marche ?. Évalué à 2.
Si tu découvres un algo révolutionnaire, tu n'es protégé que par le système de brevets et les brevets logiciels ne sont pas valables en europe jusqu'à nouvel ordre. Seul le droit d'auteur s'applique.
Si tu crées une implémentation fermée à partir de cet algo tu peux éventuellement te retourner contre des plagiaires qui ne respecteraient pas la licence de ton logiciel.
Le risque que quelqu'un reprenne ton "idée" existe donc bel et bien.
Maintenant si tu cautionnes le système des brevets, poses toi bien cette question:
Es-tu certain que ta merveilleuse idée est si originale que tu le dis et qu'elle ne repose pas sur celle d'autrui ? Cet autrui a peut-être voulu protéger sa bonne idée aussi. Une grosse boîte mieux installée qui ne peut pas s'approprier ta bonne idée pourra te menacer juridiquement et te faire plier car son portefeuille de brevets, son "patrimoine" intellectuel est plus important que le tien. Dommage, de ne pas pouvoir se différencier sur ses propres mérites mais sur celui de ses avocats.
Si on interdit les brevets, les grosses boîtes ont plus à perdre que toi car vous vous retrouverez sur un pied d'égalité. Pas sûr que l'ecosystème actuel avec des géants tout puissants soit si pérenne dans ces conditions.
En résumé, il est peut-être préférable d'accepter le risque du plagiat plutôt que l'arbitraire juridique.
Et pour peu que tu transcendes cet état de fait en comprenant que les autres peuvent aussi contribuer à améliorer ta bonne idée si tu la partages et que tu peux te différencier sur d'autres points, tu pourras même accepter l'idée de collaborer avec d'autres et de mutualiser tes efforts et donc de leur faciliter la tâche en ouvrant tes sources.