Essayons de clarifier les choses. Il y a deux objectifs que l'on cherche à atteindre : 1) diffuser le plus possible avec le moins de restriction possible la culture et le savoir 2) avoir une société qui encourage la créativité.
Le premier problème c'est que ces deux enjeux semblent contradictoire, la culture à un coût et si on fait une diffusion libre, sans rémunérer ceux qui sont à l'origine de cette culture, on tue la créativité. Donc on a fait le choix de limiter la diffusion, avec le droit d'auteur, ce qui encourage la création d'œuvre culturelle que l'on peut alors diffuser. Mais en pratique le droit d'auteur n'empêchait pas trop la diffusion.
De plus si on résume le modèle économique correspondant, on vend un support physique au client, on en profite pour récupérer une marge et on utilise cette marge pour financer la culture. Pour l'instant je suis d'accord. Le modèle n'était pas mauvais.
Mais voilà, internet et l'informatique sont arrivés et cela à eu deux conséquences.
I) Tout d'abords une remise en cause du modèle économique.Et oui, misère, ce que l'on vend au client (la diffusion, c'est à dire le livre papier) ne coûte quasiment plus rien ! En effet à partir du moment ou je récupère une œuvre culturelle numérisée, je peux la partager avec tout le monde pour un coup relativement faible.
II) Ensuite la diffusion à été possible à une échelle jamais imaginé ! C'est un bouleversement digne de l'invention de l'imprimerie. Et le droit d'auteur s'est révélé tout à coup totalement inadapté car trop restrictif en l'état.
À partir de là deux approches sont possibles. On refuse le changement, et on cherche à tout prix à conserver le modèle économique d'avant. Mais vu qu'il est basé sur la rareté, et que l'informatique a tué la rareté, on en crée artificiellement. C'est la politique du DRM. Le gros problème de cette approche c'est qu'elle est incompatible avec la philosophie d'internet et s'oppose violemment au but numéro 1) diffuser la culture et le savoir.
L'autre approche c'est celle de la culture dite libre (licence libre et compagnie...). On favorise la diffusion au dépends du modèle économique. Les acteurs de l'ancienne économie prétendent qu'un tel système tue la création. Ce sont ces même qui ont dit à Stallman que c'était un doux utopique et que son machin truc de logiciel libre ne marcherai jamais... Tu connais la suite !
La culture libre a montré que les objectifs 1) et 2) n'était pas incompatibles. Alors c'est à ce moment là que tu vas me rétorquer «oui mais non ! Ce qui est vrai pour le logiciel n'est pas forcement vrai pour le livre» «Eh bien si» te répondrai-je.
Il existe plein de modèle pour le livre compatible avec le libre:
– la vente de papier (qui à encore de l'avenir)
– le mécénat global (je suis intimement convaincu que cela peut marcher)
– la fonction publique (et oui un livre écrit par un universitaire et/ou enseignent devrait être gratuit à télécharger)
– certains auteurs (mais pas tous visiblement) peuvent travailler à côté
– et plein d'autre encore à trouver...
S'opposer à la libre diffusion d'internet, avec les DRM par exemple, est absurde économiquement, dangereux pour la diffusion de la culture et surtout inutile car de toutes façons on n'arrête pas l'humanité en marche (comprendre la révolution Internet).
[^] # Re: « consommer » le web
Posté par Diagonale de Cantor (site web personnel) . En réponse à la dépêche Une liseuse libre pour lire des livres libres. Évalué à 2.
Le premier problème c'est que ces deux enjeux semblent contradictoire, la culture à un coût et si on fait une diffusion libre, sans rémunérer ceux qui sont à l'origine de cette culture, on tue la créativité. Donc on a fait le choix de limiter la diffusion, avec le droit d'auteur, ce qui encourage la création d'œuvre culturelle que l'on peut alors diffuser. Mais en pratique le droit d'auteur n'empêchait pas trop la diffusion.
De plus si on résume le modèle économique correspondant, on vend un support physique au client, on en profite pour récupérer une marge et on utilise cette marge pour financer la culture. Pour l'instant je suis d'accord. Le modèle n'était pas mauvais.
Mais voilà, internet et l'informatique sont arrivés et cela à eu deux conséquences.
I) Tout d'abords une remise en cause du modèle économique.Et oui, misère, ce que l'on vend au client (la diffusion, c'est à dire le livre papier) ne coûte quasiment plus rien ! En effet à partir du moment ou je récupère une œuvre culturelle numérisée, je peux la partager avec tout le monde pour un coup relativement faible.
II) Ensuite la diffusion à été possible à une échelle jamais imaginé ! C'est un bouleversement digne de l'invention de l'imprimerie. Et le droit d'auteur s'est révélé tout à coup totalement inadapté car trop restrictif en l'état.
À partir de là deux approches sont possibles. On refuse le changement, et on cherche à tout prix à conserver le modèle économique d'avant. Mais vu qu'il est basé sur la rareté, et que l'informatique a tué la rareté, on en crée artificiellement. C'est la politique du DRM. Le gros problème de cette approche c'est qu'elle est incompatible avec la philosophie d'internet et s'oppose violemment au but numéro 1) diffuser la culture et le savoir.
L'autre approche c'est celle de la culture dite libre (licence libre et compagnie...). On favorise la diffusion au dépends du modèle économique. Les acteurs de l'ancienne économie prétendent qu'un tel système tue la création. Ce sont ces même qui ont dit à Stallman que c'était un doux utopique et que son machin truc de logiciel libre ne marcherai jamais... Tu connais la suite !
La culture libre a montré que les objectifs 1) et 2) n'était pas incompatibles. Alors c'est à ce moment là que tu vas me rétorquer «oui mais non ! Ce qui est vrai pour le logiciel n'est pas forcement vrai pour le livre» «Eh bien si» te répondrai-je.
Il existe plein de modèle pour le livre compatible avec le libre:
– la vente de papier (qui à encore de l'avenir)
– le mécénat global (je suis intimement convaincu que cela peut marcher)
– la fonction publique (et oui un livre écrit par un universitaire et/ou enseignent devrait être gratuit à télécharger)
– certains auteurs (mais pas tous visiblement) peuvent travailler à côté
– et plein d'autre encore à trouver...
S'opposer à la libre diffusion d'internet, avec les DRM par exemple, est absurde économiquement, dangereux pour la diffusion de la culture et surtout inutile car de toutes façons on n'arrête pas l'humanité en marche (comprendre la révolution Internet).