Le rôle premier des éditeurs c'est/était de diffuser le contenu. Un Jour un glandu arrive dans un maison d'édition, passe un manuscrit à la maison d'édition qui ensuite l'imprime et le diffuse. De plus les maisons d'éditions avaient un rôle annexe qui était de mettre en page, de corriger et d'améliorer le manuscrit. Il utiliser le gain de la diffusion pour financer la mise en page.
Le rôle premier, et probablement dernier, de l'éditeur de livre pour moi c'est de soutenir l'écrivain, notament financièrement pendant les x années qu'il écrit son livre et ça implique d'en soutenir beaucoup pour un qui va marcher, et aussi de les soutenir pendant des périodes où ils ne sont pas forcément créatifs. C'est pas facile, c'est un métier et ça a un cout financier et humain (talent), ce cout est irréductible.
Ceux qui prétendent que le livre est dématérialisé sous prétexte qu'il est stocké dans des supports physique à base de silicone au lieu de supports physiques à base de papier TOUT EN niant le coût humain de production sont à coté de la plaque.
Le problème c'est que le modèle économique n'est plus du tout adapté, parce que la diffusion est gratuite
Elle n'est gratuite que quand on efface ses couts, les couts de production de l'oeuvre dont je parlais au dessus, et là en plus, les couts de diffusion qui ne sont pas nuls.
Maintenant l'autre approche c'est de freiner avec les quatre pattes pour éviter de réfléchir et perdre tout l'intérêt de l'informatique (en terme de diffusion) afin de faire comme si un livre électronique était un objet physique. Bien évidemment cette approche est stupide. On ne peut pas et on ne doit pas sacrifier les gains qu'apporte internet pour la seul défense d'intérêt particulier.
On est d'accord que ce n'est pas l'intelligence qui est au pouvoir chez les éditeurs/diffuseurs/producteurs en tout cas chez ceux qui sont en position de force et l'usage des drm le montre.
Et on est d'accord qu'il y a des marchés de niche qui ont des modèles qui fonctionnent.
Mais refuser de voir les contraintes humaines que fait peser le téléchargement sur la chaine de création elle même, que cette chaine de création a des contraintes différentes suivant les médias, c'est pas plus intelligent.
Un exemple: la musique, ok, tu finances les artistes par les concerts, c'est viable. Comment tu étends ça aux écrivains?
Les livres électronique pourrait être tous libre et gratuit et les livres physiques payant. Économiquement ça devrait être viable.
Ca serait une super promotion pour les livres électroniques, les gens y passeraient en masse, les vendeurs de matos s'en mettraient pleins les fouilles, puis les diffuseurs diraient, ben maintenant faut se faire l'argent sur la version electronique. et retour à la case départ.
[^] # Re: « consommer » le web
Posté par imr . En réponse à la dépêche Une liseuse libre pour lire des livres libres. Évalué à 2.
Le rôle premier, et probablement dernier, de l'éditeur de livre pour moi c'est de soutenir l'écrivain, notament financièrement pendant les x années qu'il écrit son livre et ça implique d'en soutenir beaucoup pour un qui va marcher, et aussi de les soutenir pendant des périodes où ils ne sont pas forcément créatifs. C'est pas facile, c'est un métier et ça a un cout financier et humain (talent), ce cout est irréductible.
Ceux qui prétendent que le livre est dématérialisé sous prétexte qu'il est stocké dans des supports physique à base de silicone au lieu de supports physiques à base de papier TOUT EN niant le coût humain de production sont à coté de la plaque.
Le problème c'est que le modèle économique n'est plus du tout adapté, parce que la diffusion est gratuite
Elle n'est gratuite que quand on efface ses couts, les couts de production de l'oeuvre dont je parlais au dessus, et là en plus, les couts de diffusion qui ne sont pas nuls.
Maintenant l'autre approche c'est de freiner avec les quatre pattes pour éviter de réfléchir et perdre tout l'intérêt de l'informatique (en terme de diffusion) afin de faire comme si un livre électronique était un objet physique. Bien évidemment cette approche est stupide. On ne peut pas et on ne doit pas sacrifier les gains qu'apporte internet pour la seul défense d'intérêt particulier.
On est d'accord que ce n'est pas l'intelligence qui est au pouvoir chez les éditeurs/diffuseurs/producteurs en tout cas chez ceux qui sont en position de force et l'usage des drm le montre.
Et on est d'accord qu'il y a des marchés de niche qui ont des modèles qui fonctionnent.
Mais refuser de voir les contraintes humaines que fait peser le téléchargement sur la chaine de création elle même, que cette chaine de création a des contraintes différentes suivant les médias, c'est pas plus intelligent.
Un exemple: la musique, ok, tu finances les artistes par les concerts, c'est viable. Comment tu étends ça aux écrivains?
Les livres électronique pourrait être tous libre et gratuit et les livres physiques payant. Économiquement ça devrait être viable.
Ca serait une super promotion pour les livres électroniques, les gens y passeraient en masse, les vendeurs de matos s'en mettraient pleins les fouilles, puis les diffuseurs diraient, ben maintenant faut se faire l'argent sur la version electronique. et retour à la case départ.