Je pense même que l'on devrait interdire les brevets, tout simplement. Ils ont perdu leur objectif, révéler un secret de fabrication pour le bien de la société. Ils sont devenus un système de prédation qui rapporte beaucoup à des juristes spécialisés et crée un profond déséquilibre entre les petites entreprises et les multinationales.
Je suis entièrement d'accord.
Je me suis renseigné sur les brevets pour la société pour laquelle je travaille. L'idée était simplement de savoir ce qu'il était possible de faire, ce qu'on risquait à breveter ou ne pas breveter, quels étaient les avantages/inconvénients, ...
J'ai pris rendez-vous avec un avocat spécialisé en propriété intellectuelle. L'entretien a duré près de 3 heures. Étant assez sensibilisé par les problématiques autour des logiciels libres, j'ai probablement orienté mes questions, mais j'ai essayé de ne pas trop le faire sentir.
Les arguments qui ont été mis en avant sont :
- les brevets sont du droit "positif", à savoir (dans sa définition) que c'est le plaignant qui doit prouver la contrefaçon, et non pas le supposé contrefacteur de prouver qu'il est l'auteur
- ça donne une image de marque aux clients
- c'est une plus value pour l'entreprise, notamment lors des rachats
- déposer un brevet ne va pas donner immédiatement l'idée à des concurrents potentiels, car les intitulés ne deviennent accessibles au public qu'au bout de 18 mois (inutile donc de conserver sa techno secrète comme le faisait coca cola)
La fin de l'entretien étant consacrée à déterminer au sein de nos produits ce qui nous distinguait de l'existant, j'ai eu l'impression qu'il pouvait déceler vraiment bcp de procédés potentiellement brevetables.
Il a cherché rapidement dans une base de données ( http://fr.espacenet.com/, peut être que www.google.com/patents donnerait les mêmes informations), il ne trouvait jamais rien d'approchant.
Mon impression, était qu'il "nous a vendu" le principe des brevets, à la manière d'un commercial vantant les mérites de son produit, et surtout de nous faire breveter le plus de choses possibles, autour d'arguments qui sont effectivement très politiques et marketing.
[^] # Re: OEB.
Posté par Mat (site web personnel) . En réponse à la dépêche Les brevets sur les gènes jugés invalides. Bientôt les brevets logiciels ?. Évalué à 6.
Je suis entièrement d'accord.
Je me suis renseigné sur les brevets pour la société pour laquelle je travaille. L'idée était simplement de savoir ce qu'il était possible de faire, ce qu'on risquait à breveter ou ne pas breveter, quels étaient les avantages/inconvénients, ...
J'ai pris rendez-vous avec un avocat spécialisé en propriété intellectuelle. L'entretien a duré près de 3 heures. Étant assez sensibilisé par les problématiques autour des logiciels libres, j'ai probablement orienté mes questions, mais j'ai essayé de ne pas trop le faire sentir.
Les arguments qui ont été mis en avant sont :
- les brevets sont du droit "positif", à savoir (dans sa définition) que c'est le plaignant qui doit prouver la contrefaçon, et non pas le supposé contrefacteur de prouver qu'il est l'auteur
- ça donne une image de marque aux clients
- c'est une plus value pour l'entreprise, notamment lors des rachats
- déposer un brevet ne va pas donner immédiatement l'idée à des concurrents potentiels, car les intitulés ne deviennent accessibles au public qu'au bout de 18 mois (inutile donc de conserver sa techno secrète comme le faisait coca cola)
La fin de l'entretien étant consacrée à déterminer au sein de nos produits ce qui nous distinguait de l'existant, j'ai eu l'impression qu'il pouvait déceler vraiment bcp de procédés potentiellement brevetables.
Il a cherché rapidement dans une base de données ( http://fr.espacenet.com/, peut être que www.google.com/patents donnerait les mêmes informations), il ne trouvait jamais rien d'approchant.
Mon impression, était qu'il "nous a vendu" le principe des brevets, à la manière d'un commercial vantant les mérites de son produit, et surtout de nous faire breveter le plus de choses possibles, autour d'arguments qui sont effectivement très politiques et marketing.