En l'occurence on peut déja rappeler qu'on parlait de partage de la connaissance, et pas de partage tout court, et on peut sortir les définitions genre Partage ou http://fr.wiktionary.org/wiki/partage
Croire qu'il suffit de donner une définition pour que chacun comprenne un mot de la même manière me semble illusoire. Tu négliges complètement les connotations du mot, et ces connotations dépendent de la culture des personnes à qui tu t'adressent, ainsi que l'expérience personnelle de chacun.
Par exemple, si je débarques sur LinuxFR avec un logiciel libre, qui implément des algos sur lequel j'ai déposé des brevets, et que je dis « coucou les amis, afin d'être fidèle à l'esprit de partage des connaissances du logiciel libre, je diffuse un logiciel libre, qu'il est soumis à des brevets dans les pays dans lesquels c'est possible », je pense que je vais me prendre quelques remarques de gens qui me diront qu'un algo soumis à brevet, ce n'est pas fidèle à l'esprit de partage des connaissances du ll, même s'il dispose d'une implémentation libre, parce les brevets ne font clairement pas partie de la culture du logiciel libre en Europe. Cette réaction serait peut-être plus modérée aux états-unis, parce les brevets sont déjà plus ancrés dans la culture.
D'autre part, il ne s'agit pas ici que de partage des connaissances, mais de « l'esprit de partage des connaissances ». Autant le partage des connaissances, on peut en donner une définition factuelle. Autant l'esprit du partage des connaissances, ça fait appelle à la finalité de l'action, et aux valeurs attachées à cette finalité. Par exemple, il est assez aisé de déterminer si la GPL est respectée, parce que c'est un contrat. Une action donné, soit respecte ce contrat, soit ne la respecte pas, et les règles sont écrites noir sur blanc, donc non discutables (comme la définition du partage). Maintenant, l'esprit de la GPL, c'est nettement plus flou : il s'agit des valeurs attachée à la GPL, et donc ce que pense la personne qui a écrit la GPL, ce qui n'est pas écrit noir sur blanc. Tu auras beaucoup de mal à mettre tout le monde d'accord sur le fait qu'une action donnée respecte ou non l'esprit de la GPL, parce que chacun n'attache pas les mêmes valeurs à la GPL.
Si tu parles de l'esprit du partage, nécessairement tu fais appel aux valeurs que ton interlocuteur accorde à la notion de partage, et dépend donc nécessairement du contexte. Par exemple, si j'écris un livre, et que je débarque sur LinuxFR en disant « coucou les amis, j'ai écris un livre, et je vous donne une copie électronique contre une forte somme d'argent, mais seulement si vous êtes blanc ». Peut-on considérer que je suis fidèle à l'esprit de partage des connaissances cher au logiciel libre ? D'un point de vue de la définition stricte, il y a effectivement partage : il y a bien multiplication d'une information (définition wikipédia), donc si on applique le raisonnement d'un post plus, il faudrait répondre oui. Pour autant, même si je partage effectivement une information, je suis en contradiction avec toutes les valeurs associées au logiciel libre, et à mon sens, c'est ce qui fait que n'importe qui répondra intuititivement par la négative à la question posée. Dans le cas de la dépêche, c'est nettement plus ambigüe, car l'auteur est en accord avec une des valeurs associée au logiciel libre : la libre diffusion. De là vient la discorde : certains considèreront que puisque cette valeur est respectée, on est bien dans l'esprit de partage blablabla. D'autres considèreront que cette valeur, la libre diffusion, est indissociables des autres valeurs pour être dans l'esprit de partage cher au logiciel libre, qui n'est pas nécessairement l'esprit de partage du sens commun.
Et j'en ai fini avec cette discussion surréaliste (je vais me répêter, mais comment on peut en arriver là ? Les remarques sur le partages m'ont complètement estomaqué, je dois dire)
Je pense que tu devrais essayer de réfléchir sur la subjectivité des définitions. Une expérience intéressante pourrait être d'interroger des personnes très diverses de ton entourage, et de leur demander ce que signifie pour elles « l'esprit de partage ». Entre le libriste, le bénévole dans une association, le communiste, et le fumeur de joint, tu auras des réponses très différentes :)
[^] # Re: Ridicules et sectaires
Posté par Jean-Philippe Garcia Ballester . En réponse à la dépêche Linux aux petits oignons : texte intégral gratuit en ligne. Évalué à 3.
http://fr.wiktionary.org/wiki/partage
Croire qu'il suffit de donner une définition pour que chacun comprenne un mot de la même manière me semble illusoire. Tu négliges complètement les connotations du mot, et ces connotations dépendent de la culture des personnes à qui tu t'adressent, ainsi que l'expérience personnelle de chacun.
Par exemple, si je débarques sur LinuxFR avec un logiciel libre, qui implément des algos sur lequel j'ai déposé des brevets, et que je dis « coucou les amis, afin d'être fidèle à l'esprit de partage des connaissances du logiciel libre, je diffuse un logiciel libre, qu'il est soumis à des brevets dans les pays dans lesquels c'est possible », je pense que je vais me prendre quelques remarques de gens qui me diront qu'un algo soumis à brevet, ce n'est pas fidèle à l'esprit de partage des connaissances du ll, même s'il dispose d'une implémentation libre, parce les brevets ne font clairement pas partie de la culture du logiciel libre en Europe. Cette réaction serait peut-être plus modérée aux états-unis, parce les brevets sont déjà plus ancrés dans la culture.
D'autre part, il ne s'agit pas ici que de partage des connaissances, mais de « l'esprit de partage des connaissances ». Autant le partage des connaissances, on peut en donner une définition factuelle. Autant l'esprit du partage des connaissances, ça fait appelle à la finalité de l'action, et aux valeurs attachées à cette finalité. Par exemple, il est assez aisé de déterminer si la GPL est respectée, parce que c'est un contrat. Une action donné, soit respecte ce contrat, soit ne la respecte pas, et les règles sont écrites noir sur blanc, donc non discutables (comme la définition du partage). Maintenant, l'esprit de la GPL, c'est nettement plus flou : il s'agit des valeurs attachée à la GPL, et donc ce que pense la personne qui a écrit la GPL, ce qui n'est pas écrit noir sur blanc. Tu auras beaucoup de mal à mettre tout le monde d'accord sur le fait qu'une action donnée respecte ou non l'esprit de la GPL, parce que chacun n'attache pas les mêmes valeurs à la GPL.
Si tu parles de l'esprit du partage, nécessairement tu fais appel aux valeurs que ton interlocuteur accorde à la notion de partage, et dépend donc nécessairement du contexte. Par exemple, si j'écris un livre, et que je débarque sur LinuxFR en disant « coucou les amis, j'ai écris un livre, et je vous donne une copie électronique contre une forte somme d'argent, mais seulement si vous êtes blanc ». Peut-on considérer que je suis fidèle à l'esprit de partage des connaissances cher au logiciel libre ? D'un point de vue de la définition stricte, il y a effectivement partage : il y a bien multiplication d'une information (définition wikipédia), donc si on applique le raisonnement d'un post plus, il faudrait répondre oui. Pour autant, même si je partage effectivement une information, je suis en contradiction avec toutes les valeurs associées au logiciel libre, et à mon sens, c'est ce qui fait que n'importe qui répondra intuititivement par la négative à la question posée. Dans le cas de la dépêche, c'est nettement plus ambigüe, car l'auteur est en accord avec une des valeurs associée au logiciel libre : la libre diffusion. De là vient la discorde : certains considèreront que puisque cette valeur est respectée, on est bien dans l'esprit de partage blablabla. D'autres considèreront que cette valeur, la libre diffusion, est indissociables des autres valeurs pour être dans l'esprit de partage cher au logiciel libre, qui n'est pas nécessairement l'esprit de partage du sens commun.
Et j'en ai fini avec cette discussion surréaliste (je vais me répêter, mais comment on peut en arriver là ? Les remarques sur le partages m'ont complètement estomaqué, je dois dire)
Je pense que tu devrais essayer de réfléchir sur la subjectivité des définitions. Une expérience intéressante pourrait être d'interroger des personnes très diverses de ton entourage, et de leur demander ce que signifie pour elles « l'esprit de partage ». Entre le libriste, le bénévole dans une association, le communiste, et le fumeur de joint, tu auras des réponses très différentes :)