• [^] # Re: Ridicules et sectaires

    Posté par . En réponse à la dépêche Linux aux petits oignons : texte intégral gratuit en ligne. Évalué à 3.

    Il n'en demeure pas moins qu'il n'a rien écrit d'erroné, ne t'en déplaise.

    À mon sens, on est ici dans le subjectif, parce que la définition de l'esprit de partage me semble floue, et fait appel aux valeurs propres à chacun. Tout le monde n'entend pas la même chose dans l'esprit de partage. Partage implique-t-il gratuit ? L'esprit de partage, c'est l'auteur qui partage avec moi, ou l'auteur qui me permet de partager avec d'autres ?

    Ainsi, pour reprendre un autre post, il me semble qu'on ne peut pas faire de réponse péremptoire aux questions suivantes :

    l'esprit de partage est-il cher au logiciel libre ?

    rendre un livre librement accessible en ligne releve--il de l'esprit de partage, sachant qu'auparavant ce n'était pas le cas ?


    Certains te diront que l'esprit de partage n'est pas cher au logiciel libre, parce que c'est l'esprit de distribution et de modification, de manière indissociable, qui le sont, d'autres te diront qu'il y a plusieurs esprits de partage. Le partage, ça veut dire quoi ? Céder un droit de lecture gratuitement (ou pas gratuitement) ? Céder un droit de redistribution ? Céder un droit de modification ?

    En un sens, on peut considérer que sans le droit de modification (et redistribution des versions modifiées), il se créé un empêchement d'un certain type de partage : si je découvre une faute, je ne peux pas partager cette découverte avec mes pairs, car la licence m'interdit de distribuer une version corrigée.

    Il me semble donc, que contrairement à ce que certains affirment, qu'on ne peut pas dire « cette phrase est fausse », ou « cette phrase est vraie ». Par contre, au vu de la discussion engendrée, j'estime qu'on peut dire que la formulation est floue et ambigüe, et je pense qu'elle est donc à éviter, notamment dans ce cas particulier où cela fait explicitement référence à la licence, qui est un point central dès que l'on parle du domaine du logiciel libre.

    Ceci est un message consensuel « n'oubliez pas le gris » du comité de la non-péremptoirité.