Personnellement, j'ai fait un peu de latin juste par intérêt pour l'étymologie. Une radio finlandaise qui diffuse un peu de latin trois fois par semaine (même si c'est depuis 20 ans), quelques curés, traducteurs et poètes, ca ne fait pas d'une langue une langue vivante.
Après tout, il y aura toujours des gens pour rejeter le "monde moderne", s'isoler dans un coin de verdure et vivre comme en 500. C'est leur droit le plus absolu, mais je n'irai pas jusqu'à dire que leur mode de vie est adapté à notre époque.
Le quart de millions de locuteurs (c'est vrai que dire 250 000, ca impressionne moins, mettre le terme millions ca fait toujours son petit effet), excuse moi, mais c'est vraiment insignifiant (et ne voit pas là un terme péjoratif, hein, c'est insignifiant statistiquement).
Développons un peu, donc, sur la base des infos du site de l'Office de la langue bretonne (qu'on accuse pas les chiffres de wikipédia, ca serait encore un échange inutile) :
Il y aurait donc 206 000 locuteurs bretons, ce qui selon ce site représente 5 % des bretons.
Il est probable que dans ces 5%, une grande partie soit des personnes plutôt agées, mais passons, n'ayant pas de statistiques vérifiables, ca reste de la conjecture.
Déjà dans la région concernée, ca fait tout de même pas lourd. En gros, dans une classe de 20 personnes, il y en aurait une qui parle breton.
Cela ne fait tout de même que 0.3% des français, et 0.003% de la population mondiale. Le francais serait, à titre de comparaison, parlé par environ 4.1% de la population mondiale, et le mandarin par 17.2% (en prenant les chiffres de wikipedia, qui même si on peut douter de la fiabilité effective, sont dans le même ordre de grandeur).
Et non, je ne néglige pas le coté artistique et culturel. Pour ce qui est de la musique, hé bien oui, il y a des chansons en breton, et c'est dommage de ne pas les comprendre. De là à apprendre toute une langue pour comprendre les paroles de quelques chansons...
Il y également une littérature, bien entendu, mais ca représente combien de bouquins par an ? Et dans ce nombre nécessairement ridiculement petit en comparaison avec, mettons, la production annuelle de livres polonais, combien vont t'interesser ? Parce qu'on le lit pas un livre pour la langue dans laquelle il est écrit, mais avant tout pour son contenu. Bien entendu on parle ici de créations originales écrites directement en breton, et non pas de la traduction d'un livre écrit dans une autre langue.
Après, je peux comprendre l'attachement à sa région de naissance (même si j'aurais plus tendance à m'en défier, mais chacun est libre de ses opinions).
Je sais pas, quitte à apprendre une langue, je préfère une qui me permettra de communiquer avec 10 000 personnes qu'avec 50. Et je suis persuadé que tu te dis que j'ai l'esprit fermé, même si tu ne l'as pas encore dit (et si je me trompe je m'en excuse). Ce à quoi je répondrais qu'apprendre la langue de sa minuscule région, pour parler avec ses voisins (alors qu'une langue existe deja pour cela), ses compatriotes (pour aller taper un peu dans le nationalisme, qui n'est qu'une forme plus étendue de communautarisme régional), ben ca fait quand même moins ouvert que d'apprendre une langue pour communiquer avec le plus de gens possible, et si possible originaires du plus d'endroits possible.
[^] # Re: pour ce que j'en dis...
Posté par Julien Gormotte . En réponse à la dépêche Firefox 3.6 en breton. Évalué à 1.
Après tout, il y aura toujours des gens pour rejeter le "monde moderne", s'isoler dans un coin de verdure et vivre comme en 500. C'est leur droit le plus absolu, mais je n'irai pas jusqu'à dire que leur mode de vie est adapté à notre époque.
Le quart de millions de locuteurs (c'est vrai que dire 250 000, ca impressionne moins, mettre le terme millions ca fait toujours son petit effet), excuse moi, mais c'est vraiment insignifiant (et ne voit pas là un terme péjoratif, hein, c'est insignifiant statistiquement).
Développons un peu, donc, sur la base des infos du site de l'Office de la langue bretonne (qu'on accuse pas les chiffres de wikipédia, ca serait encore un échange inutile) :
Il y aurait donc 206 000 locuteurs bretons, ce qui selon ce site représente 5 % des bretons.
Il est probable que dans ces 5%, une grande partie soit des personnes plutôt agées, mais passons, n'ayant pas de statistiques vérifiables, ca reste de la conjecture.
Déjà dans la région concernée, ca fait tout de même pas lourd. En gros, dans une classe de 20 personnes, il y en aurait une qui parle breton.
Cela ne fait tout de même que 0.3% des français, et 0.003% de la population mondiale. Le francais serait, à titre de comparaison, parlé par environ 4.1% de la population mondiale, et le mandarin par 17.2% (en prenant les chiffres de wikipedia, qui même si on peut douter de la fiabilité effective, sont dans le même ordre de grandeur).
Et non, je ne néglige pas le coté artistique et culturel. Pour ce qui est de la musique, hé bien oui, il y a des chansons en breton, et c'est dommage de ne pas les comprendre. De là à apprendre toute une langue pour comprendre les paroles de quelques chansons...
Il y également une littérature, bien entendu, mais ca représente combien de bouquins par an ? Et dans ce nombre nécessairement ridiculement petit en comparaison avec, mettons, la production annuelle de livres polonais, combien vont t'interesser ? Parce qu'on le lit pas un livre pour la langue dans laquelle il est écrit, mais avant tout pour son contenu. Bien entendu on parle ici de créations originales écrites directement en breton, et non pas de la traduction d'un livre écrit dans une autre langue.
Après, je peux comprendre l'attachement à sa région de naissance (même si j'aurais plus tendance à m'en défier, mais chacun est libre de ses opinions).
Je sais pas, quitte à apprendre une langue, je préfère une qui me permettra de communiquer avec 10 000 personnes qu'avec 50. Et je suis persuadé que tu te dis que j'ai l'esprit fermé, même si tu ne l'as pas encore dit (et si je me trompe je m'en excuse). Ce à quoi je répondrais qu'apprendre la langue de sa minuscule région, pour parler avec ses voisins (alors qu'une langue existe deja pour cela), ses compatriotes (pour aller taper un peu dans le nationalisme, qui n'est qu'une forme plus étendue de communautarisme régional), ben ca fait quand même moins ouvert que d'apprendre une langue pour communiquer avec le plus de gens possible, et si possible originaires du plus d'endroits possible.