Ah oui, le latin. Cette langue que certains disent morte alors qu'on l'entend à la radio finlandaise, sans même parler de son utilisation à l'écrit. Tiens, si ça se trouve, il y aura des gens, un de ces jours, pour sortir une Wikipédia en latin. Ce jour-là, je suis prêt à parier qu'on la trouvera ici : http://la.wikipedia.org/
Quant au nombre de locuteurs, il y en a quand même un quart de million dans le cas du breton (estimation de l'UNESCO), alors quand tu dis « 15 gusses », heureusement que tu avertis que c'est une caricature, sans ça on pourrait croire que tu parles de ce que tu ne connais pas.
Ce que tu négliges également, c'est tout le côté artistique et culturel. Une bonne partie de ma motivation pour apprendre le breton était de comprendre les chansons que j'entendais, autrement qu'en lisant de pâles traductions. Traduire une chanson ou un poème est tout simplement impossible — « traduttore, tradittore », dit-on dans une langue qu'on ne serait pas près d'apprendre si on appliquait ton système. Apprendre une langue ouvre l'accès aux œuvres écrites, dites, chantées dans cette langue, c'est la seule façon d'y parvenir. Et quand c'est la langue de sa région, ou celle de ses grands-parents, ou celle des chansons qu'on entend dans les fêtes locales ou à la radio, étrangement, on peut être plus motivé par son étude que par celle du mandarin. Après, on s'y intéresse ou pas... Comme disait Jean-Louis, « la découverte ou l'ignorance ».
[^] # Re: pour ce que j'en dis...
Posté par ɹǝıʌıʃO . En réponse à la dépêche Firefox 3.6 en breton. Évalué à 5.
Quant au nombre de locuteurs, il y en a quand même un quart de million dans le cas du breton (estimation de l'UNESCO), alors quand tu dis « 15 gusses », heureusement que tu avertis que c'est une caricature, sans ça on pourrait croire que tu parles de ce que tu ne connais pas.
Ce que tu négliges également, c'est tout le côté artistique et culturel. Une bonne partie de ma motivation pour apprendre le breton était de comprendre les chansons que j'entendais, autrement qu'en lisant de pâles traductions. Traduire une chanson ou un poème est tout simplement impossible — « traduttore, tradittore », dit-on dans une langue qu'on ne serait pas près d'apprendre si on appliquait ton système. Apprendre une langue ouvre l'accès aux œuvres écrites, dites, chantées dans cette langue, c'est la seule façon d'y parvenir. Et quand c'est la langue de sa région, ou celle de ses grands-parents, ou celle des chansons qu'on entend dans les fêtes locales ou à la radio, étrangement, on peut être plus motivé par son étude que par celle du mandarin. Après, on s'y intéresse ou pas... Comme disait Jean-Louis, « la découverte ou l'ignorance ».