C'est un des trolls les plus poilus dans le domaine. En gros, il y a quatre façons de procéder :
* Emprunter des mots français, éventuellement en les adaptant. Fréquent chez les personnes âgées, qui ont vu débarquer plein de nouveaux mots français sans qu'on leur donne d'équivalent breton.
* Emprunter des mots perçus comme standard de fait, éventuellement en les adaptant. C'est fréquent dans les écoles Diwan, pas toujours exprès. Exemple : computer → kompoder.
* Créer de nouveaux mots sur des racines bretonnes. Exemple : traduire avion par karr-nij, littéralement « charrette qui vole » (ce n'est pas naturel en français mais ça l'est complètement en breton, où cette construction est tout à fait normale).
* Créer de nouveaux mots sur des racines bretonnes ou, à défaut, des racines considées comme « celtes » (notamment galloises). Une poignée de « chercheurs », chez Preder, y passent leur temps. En pratique, à ma connaissance, ces mots sont peu utilisés.
Évidemment, tout ça s'accompagne de querelles sans fin entre les tenants d'une « pureté linguistique », les adeptes du pragmatisme, et, de loin les plus nombreux, ceux qui ne s'intéressent guère à ce genre de questions et utilisent les mots qui leur semblent les plus adaptés.
[^] # Re: Néologismes
Posté par ɹǝıʌıʃO . En réponse à la dépêche Firefox 3.6 en breton. Évalué à 9.
* Emprunter des mots français, éventuellement en les adaptant. Fréquent chez les personnes âgées, qui ont vu débarquer plein de nouveaux mots français sans qu'on leur donne d'équivalent breton.
* Emprunter des mots perçus comme standard de fait, éventuellement en les adaptant. C'est fréquent dans les écoles Diwan, pas toujours exprès. Exemple : computer → kompoder.
* Créer de nouveaux mots sur des racines bretonnes. Exemple : traduire avion par karr-nij, littéralement « charrette qui vole » (ce n'est pas naturel en français mais ça l'est complètement en breton, où cette construction est tout à fait normale).
* Créer de nouveaux mots sur des racines bretonnes ou, à défaut, des racines considées comme « celtes » (notamment galloises). Une poignée de « chercheurs », chez Preder, y passent leur temps. En pratique, à ma connaissance, ces mots sont peu utilisés.
Évidemment, tout ça s'accompagne de querelles sans fin entre les tenants d'une « pureté linguistique », les adeptes du pragmatisme, et, de loin les plus nombreux, ceux qui ne s'intéressent guère à ce genre de questions et utilisent les mots qui leur semblent les plus adaptés.