• # et pourtant le chemin de l'open source au Brésil est semé d'embuches..

    Posté par . En réponse à la dépêche Le discours très libre du président brésilien Lula. Évalué à 10.

    Ouai, ça sonne pourtant bien.

    Pourtant je peux vous dire que Lula a toute la presse brésilienne contre lui et que c'est diffamation sur diffamation (donc c'est vous dire le phénomène pour que le gars soit à 80% d'opinions favorables élu 2 fois). Au Brésil, il est très probable qu'aucune presse ne titre sur ce fait par exemple. Pour rappel, l'essentiel de la presse brésilienne (Globo, Folha, Estadao) é été fondée pendant et grâce à la dictature et ce sont toujours les même gens qui la dirigent (ça n'est pas rien quand on sait que Globo est bien plus gros que TF1 par exemple). Et autant le dire, ils n'aiment pas trop Lula (ni Dilma Roussef, l'ex guerrillero indiquée pour la présidentielle) qui a remis quelques privilèges en cause et ne fait pas partie de leur élite 100% blanche et riche. En France, des gens comme le Monde doivent pas avoir de correspondant valable au Brésil et se contentent de hélas repasser les infos biaisées de cette presse asservies à certains partis.

    J'en sais quelque chose, j'ai fondé Akretion.com, SSLL spécialisée sur l'intégration de logiciel libre à Rio (intégration OpenERP surtout).

    Bref ça fait plaisir de voir ce genre de news n'est pas étouffée et puisse avoir un peu d'echo ici, continuez les gars.

    Le logiciel libre au Brésil a encore plus de sens que dans les pays riches (quoi que les gars, vous allez voir le Brésil va passer devant la France dans pas trop longtemps, peut-être 5 ans), mais j'ai toujours été choqué de voir qu'en contre partie il y avait les problèmes suivants:
    - il est bien plus facile d'y faire du lobbying ou carrément de corrompre les décideurs pour qu'ils achètent certaines licences plutôt que d'investir dans le libre. J'ai été pour le moins surpris de voir autant de Windows dans certaines facs, quand on sait qu'une licence y coûtait un SMIC (avec quelques SMIC on met un technicien capable de gérér toute l'infra Linux de façon durable).
    - le Brésil a des problème bien plus important à résoudre que le piratage et globalement aucun pirate n'est jamais pris au Brésil (c'est un paradis pour les téléchargeurs par exemple). Donc énormément de gens utilisent simplement des versions pirates de logiciels propriétaires ce qui malheureusement ne permet pas toujours au libre d'émerger comme l'alternative ayant le meilleur coût/bénéfice. Il est cependant prévisible qu'en devenant un marché significatif, les éditeurs proprios essaient de mettre un terme à cette hémoragie... ...ce qui ne manquera pas de donner toutes ses justifications économiques à l'open source.