J'ai vu ce film 3 fois en une semaine, en 3D.
Je n'avais pas la moindre idée de ce dont parlait le film, j'avais totalement échappé au buzz. J'ai bossé lourdement ces dernières semaines pour cause de pandémie grippale médiatique, alors un vendredi après midi de libre, j'ai foncé au cinoche, histoire de me changer les idées. Je ne m'attendais pas à ce que mon cinéma de province (où l'on ne peut voir que des films en VF, si vous voyez ce que je veux dire) propose un quelconque film en 3D, quelle chance...
Bon, je vous lis tous, les ouaieu les DRM çaimal toussa, les trop naze le scénar.
Pfiouu, mince, mais pourquoi tant de haine ?
Comme l'a déjà dit quelqu'un plus haut, autant un DRM sur mon pécé, ça me fait suer, autant à l'écran du cinéma, en 3D avec le son ad hoc tout de suite ça me dérange moins, parce qu'avant que je puisse voir ça depuis mon canapé en famille sur un écran 3D, il va se passer encore quelques semaines...
Le coup du scénar simpliste et manichéen, ça n'empêche aucun geek de se matter l'hexalogie starwars sur son écran plat dès que possible, en plissant des yeux d'enfant à l'atterrissage, dans un lent et élégant dérapage, de son chasseur X-Wing sur le coin dégagé du bureau. Je pique souvent la navette personnelle de [[Obi-Wan Kenobi]] pour livrer d'homériques combats contre celle du [[Général Grievous]] piloté pas mon fils de 5 ans et demi. On se ressort les l'un des 6 épisodes dès qu'on peut, en douce, entre mecs, trop cool.
Oui, les poncifs consacrés du bien pensé anti world compagnies sont magnifiques, bien placés. Vous lire est vraiment un plaisir, vraiment. Le courant de libération GNU dépasse le logiciel. J'appelle ça la vague GNU, la GNU Wave. Elle dépasse désormais largement le concept du logiciel pour s'étendre à quantités de valeurs progressistes, développement durable, conservation des libertés, écologie. Je vois que d'internet monte depuis des années un élan de conviction de partage et de développement durable dont l'humanité à besoin pour s'adapter à sa pression de sélection naturelle, notamment l'hyper-finance globalisée. Ma foi en l'avenir de l'humanité remonte grâce à vous tous, merci.
N'en boudez pas votre plaisir pour autant. La world-life-globalized, c'est mal, ok. Maintenant, dehors, le soleil brille, les filles sont belles, et elles n'attendent que de voir en chacun de vous le mâle parfait pour conjuguer leurs gènes en une roborative fusion de [[Gamètes]]. Soyez amour, mes frères (le sexe ratio de linuxfr est ce qu'il est, merci aux filles qui lisent).
Bon, j'en reviens au film.
Avatar, moi, j'ai aimé. Si j'ai eu une expérience inoubliable en 1992, à [[Seville Expo '92]], à voir un film 3D sur un dome Imax, via des lunettes LCD. Je n'avais rien vécu de tel depuis. La 3D était là, avec une puissante profondeur de champ, mais la 3D restait sans textures, éclairée à la sauce 1992. Elle fait pâle figure contre une modeste carte video de laptop actuel, alors encore davantage comparée aux images issues de fermes de calcul du 21eme siècle.
Merci aux grappes de serveurs Linux, merci à la loi de Moore.
Je n'ai pas vu un film avec Avatar, j'ai passé 2h46 penché à la fenêtre d'un rêve. Si un film est la projection 2D, aussi bonne que possible, du rêve d'un réalisateur ayant eu la conviction de contraindre nombre d'intervenants de se soumettre à sa divine tyrannie sur l'autel de la création artistique, alors Avatar marque une nouvelle étape. Cette production est très léchée, mais pas seulement. Cette notion de profondeur de champs, la perfection du rendu, l'hyper réalisme de la capture du mouvement, son extension aux mimiques du visage. Tout participe à sublimer l'immersion.
On ne voit pas un film, on passe 2h46 les yeux écarquillés devant un rêve éveillé, visible depuis son siège par une ouverture de 30m de large situé sur le mur d'en face. Le mur de l'écran disparait, et l'ampleur de la profondeur de champ rend l'immersion captivante.
Je n'ai jamais rien vu de tel. Je suis (au sens suivre) ému l'évolution de l'animation 3D depuis des lustres. J'ai encore ma bible de la 3D (enfin celle de mon époque de dino: http://www.amazon.com/Computer-Graphics-Principles-Practice-(...) le Computer Graphics de Foley- Van Dam-Feiner-Hughes acheté en je ne sais plus quelle année). J'ai suivi les prix du festival Imagina depuis 1981. J'en ai vu des trucs animés, pleins. Même si je n'en fais pas métier, j'ai une idée claire de comment fonctionnent les différentes techniques de rendu, au premier rang desquelles le lancer de rayon sans aucun doute massivement utilisé ici.
Là, je n'avais jamais rien vu de tel, et j'ai payé heureux mes places et celles des amis/famille que j'ai invité les 2 dernières fois.
Vraiment, j'ai pris plaisir à suivre heureux ce nouveau type d'expérience sensorielle. J'ai pris un plaisir évident à découvrir pandora, sa faune, ses us.
Ce film (mégaproduction de worldcompagnie, ok) marque une étape dans l'évolution du 7eme art. On peut désormais maintenant avoir moins besoin d'un acteur que de sa capture de mouvement ou ses mimiques. L'irréel paraît réel, avec le volume, la profondeur de champs.
C'est géant, sachons le reconnaître. Moi j'ai adoré. Promis je reprends mes réflexions sur la problématique de la world-compagnie/écologie dès la rentrée. J'ai beau y penser sous toutes les coutures, je n'ai pas d'autre solution de que passer sur une Prius. Avec le 100% papier recyclé, ce sont mes résolutions de l'année.
# Avatar est une claque sensorielle,ne boudez pas votre plaisir !
Posté par Rafael (site web personnel) . En réponse à la dépêche Mieux vaut Avatar qu'un navet. Évalué à 7.
Je n'avais pas la moindre idée de ce dont parlait le film, j'avais totalement échappé au buzz. J'ai bossé lourdement ces dernières semaines pour cause de pandémie grippale médiatique, alors un vendredi après midi de libre, j'ai foncé au cinoche, histoire de me changer les idées. Je ne m'attendais pas à ce que mon cinéma de province (où l'on ne peut voir que des films en VF, si vous voyez ce que je veux dire) propose un quelconque film en 3D, quelle chance...
Bon, je vous lis tous, les ouaieu les DRM çaimal toussa, les trop naze le scénar.
Pfiouu, mince, mais pourquoi tant de haine ?
Comme l'a déjà dit quelqu'un plus haut, autant un DRM sur mon pécé, ça me fait suer, autant à l'écran du cinéma, en 3D avec le son ad hoc tout de suite ça me dérange moins, parce qu'avant que je puisse voir ça depuis mon canapé en famille sur un écran 3D, il va se passer encore quelques semaines...
Le coup du scénar simpliste et manichéen, ça n'empêche aucun geek de se matter l'hexalogie starwars sur son écran plat dès que possible, en plissant des yeux d'enfant à l'atterrissage, dans un lent et élégant dérapage, de son chasseur X-Wing sur le coin dégagé du bureau. Je pique souvent la navette personnelle de [[Obi-Wan Kenobi]] pour livrer d'homériques combats contre celle du [[Général Grievous]] piloté pas mon fils de 5 ans et demi. On se ressort les l'un des 6 épisodes dès qu'on peut, en douce, entre mecs, trop cool.
Oui, les poncifs consacrés du bien pensé anti world compagnies sont magnifiques, bien placés. Vous lire est vraiment un plaisir, vraiment. Le courant de libération GNU dépasse le logiciel. J'appelle ça la vague GNU, la GNU Wave. Elle dépasse désormais largement le concept du logiciel pour s'étendre à quantités de valeurs progressistes, développement durable, conservation des libertés, écologie. Je vois que d'internet monte depuis des années un élan de conviction de partage et de développement durable dont l'humanité à besoin pour s'adapter à sa pression de sélection naturelle, notamment l'hyper-finance globalisée. Ma foi en l'avenir de l'humanité remonte grâce à vous tous, merci.
N'en boudez pas votre plaisir pour autant. La world-life-globalized, c'est mal, ok. Maintenant, dehors, le soleil brille, les filles sont belles, et elles n'attendent que de voir en chacun de vous le mâle parfait pour conjuguer leurs gènes en une roborative fusion de [[Gamètes]]. Soyez amour, mes frères (le sexe ratio de linuxfr est ce qu'il est, merci aux filles qui lisent).
Bon, j'en reviens au film.
Avatar, moi, j'ai aimé. Si j'ai eu une expérience inoubliable en 1992, à [[Seville Expo '92]], à voir un film 3D sur un dome Imax, via des lunettes LCD. Je n'avais rien vécu de tel depuis. La 3D était là, avec une puissante profondeur de champ, mais la 3D restait sans textures, éclairée à la sauce 1992. Elle fait pâle figure contre une modeste carte video de laptop actuel, alors encore davantage comparée aux images issues de fermes de calcul du 21eme siècle.
Merci aux grappes de serveurs Linux, merci à la loi de Moore.
Je n'ai pas vu un film avec Avatar, j'ai passé 2h46 penché à la fenêtre d'un rêve. Si un film est la projection 2D, aussi bonne que possible, du rêve d'un réalisateur ayant eu la conviction de contraindre nombre d'intervenants de se soumettre à sa divine tyrannie sur l'autel de la création artistique, alors Avatar marque une nouvelle étape. Cette production est très léchée, mais pas seulement. Cette notion de profondeur de champs, la perfection du rendu, l'hyper réalisme de la capture du mouvement, son extension aux mimiques du visage. Tout participe à sublimer l'immersion.
On ne voit pas un film, on passe 2h46 les yeux écarquillés devant un rêve éveillé, visible depuis son siège par une ouverture de 30m de large situé sur le mur d'en face. Le mur de l'écran disparait, et l'ampleur de la profondeur de champ rend l'immersion captivante.
Je n'ai jamais rien vu de tel. Je suis (au sens suivre) ému l'évolution de l'animation 3D depuis des lustres. J'ai encore ma bible de la 3D (enfin celle de mon époque de dino: http://www.amazon.com/Computer-Graphics-Principles-Practice-(...) le Computer Graphics de Foley- Van Dam-Feiner-Hughes acheté en je ne sais plus quelle année). J'ai suivi les prix du festival Imagina depuis 1981. J'en ai vu des trucs animés, pleins. Même si je n'en fais pas métier, j'ai une idée claire de comment fonctionnent les différentes techniques de rendu, au premier rang desquelles le lancer de rayon sans aucun doute massivement utilisé ici.
Là, je n'avais jamais rien vu de tel, et j'ai payé heureux mes places et celles des amis/famille que j'ai invité les 2 dernières fois.
Vraiment, j'ai pris plaisir à suivre heureux ce nouveau type d'expérience sensorielle. J'ai pris un plaisir évident à découvrir pandora, sa faune, ses us.
Ce film (mégaproduction de worldcompagnie, ok) marque une étape dans l'évolution du 7eme art. On peut désormais maintenant avoir moins besoin d'un acteur que de sa capture de mouvement ou ses mimiques. L'irréel paraît réel, avec le volume, la profondeur de champs.
C'est géant, sachons le reconnaître. Moi j'ai adoré. Promis je reprends mes réflexions sur la problématique de la world-compagnie/écologie dès la rentrée. J'ai beau y penser sous toutes les coutures, je n'ai pas d'autre solution de que passer sur une Prius. Avec le 100% papier recyclé, ce sont mes résolutions de l'année.
Rafael (un dino assumé, sauveur d'âmes)