Ouais, donc si je comprends bien, ce référentiel n'est qu'un état des lieux qui enfonce des portes ouvertes : il faut respecter les pratiques existantes.
D'un autre côté, je ne vois pas ce qu'on pourrait attendre d'un gouvernement. Il est clair que les problèmes de «l'économie numérique» sont à des années lumière des préoccupations du pouvoir; on leur a dit que c'était important donc ils font semblant de s'y intéresser, mais comme ils n'y comprennent rien, ils n'y voient pas l'intérêt. J'ai eu la même impression avec Hadopi, les responsables des projets sont abominablement incompétents, ce qui fait que les résultats sont soit ridicules (impossibles à implémenter techniquement, obsolètes d'une bonne décennie), soit hyper-étriqués pour passer dans une toute petite ouverture suggérée par un lobby influent (apparemment, les seuls lobbys influents sont les grosses boites internationales, les PME bien de chez nous n'ont pas su capter l'oreille discrète des décideurs).
Franchement, je comprends la déception ambiante, mais franchement, qu'est-ce que vous attendiez d'un gouvernement capable de créer Hadopi? On peut s'estimer heureux si le référenciel ne parle pas du pare-feu d'OpenOffice!
Certains diront que les politiques ne peuvent pas être compétents dans tous les domaines. Certes, mais on pourrait quand même se demander dans quels domaines ils le sont -- c'est polémique, mais c'est une vraie question. En principe, un homme ou une femme de pouvoir doit, c'est sa qualité principale, savoir s'entourer de collaborateurs compétents. Bon, c'est encore loupé.
Ça me fout vraiment en rogne, quelque part, de voir toutes ces opportunités gachées. C'est dans ce genre de c***nneries que la France perd des 2 points de croissance par rapport à ses voisins; dans l'obsolescence de sa démocratie et dans l'incompétence de ses dirigeants (tous partis confondus, ceci dit). Ce référentiel est un document technique, il aurait été écrit de la même manière par n'importe quel parti, et il est clair que des décisions courageuses étaient nécessaires pour clarifier la production numérique de l'administration et pour sortir les marchés publics de la zone d'ombre où ils se trouvent actuellement. Autant d'espoirs et d'énergies pour finir par de la purée tiédasse où, virtuellement, on conclut que la situation actuelle peut durer pour encore des années, c'est franchement inquiétant.
[^] # Re: D'autres perles du RGI
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche RGI : le cadeau de François Fillon à Microsoft. Évalué à 10.
D'un autre côté, je ne vois pas ce qu'on pourrait attendre d'un gouvernement. Il est clair que les problèmes de «l'économie numérique» sont à des années lumière des préoccupations du pouvoir; on leur a dit que c'était important donc ils font semblant de s'y intéresser, mais comme ils n'y comprennent rien, ils n'y voient pas l'intérêt. J'ai eu la même impression avec Hadopi, les responsables des projets sont abominablement incompétents, ce qui fait que les résultats sont soit ridicules (impossibles à implémenter techniquement, obsolètes d'une bonne décennie), soit hyper-étriqués pour passer dans une toute petite ouverture suggérée par un lobby influent (apparemment, les seuls lobbys influents sont les grosses boites internationales, les PME bien de chez nous n'ont pas su capter l'oreille discrète des décideurs).
Franchement, je comprends la déception ambiante, mais franchement, qu'est-ce que vous attendiez d'un gouvernement capable de créer Hadopi? On peut s'estimer heureux si le référenciel ne parle pas du pare-feu d'OpenOffice!
Certains diront que les politiques ne peuvent pas être compétents dans tous les domaines. Certes, mais on pourrait quand même se demander dans quels domaines ils le sont -- c'est polémique, mais c'est une vraie question. En principe, un homme ou une femme de pouvoir doit, c'est sa qualité principale, savoir s'entourer de collaborateurs compétents. Bon, c'est encore loupé.
Ça me fout vraiment en rogne, quelque part, de voir toutes ces opportunités gachées. C'est dans ce genre de c***nneries que la France perd des 2 points de croissance par rapport à ses voisins; dans l'obsolescence de sa démocratie et dans l'incompétence de ses dirigeants (tous partis confondus, ceci dit). Ce référentiel est un document technique, il aurait été écrit de la même manière par n'importe quel parti, et il est clair que des décisions courageuses étaient nécessaires pour clarifier la production numérique de l'administration et pour sortir les marchés publics de la zone d'ombre où ils se trouvent actuellement. Autant d'espoirs et d'énergies pour finir par de la purée tiédasse où, virtuellement, on conclut que la situation actuelle peut durer pour encore des années, c'est franchement inquiétant.