• [^] # Re: Amusant...

    Posté par . En réponse à la dépêche Revue de presse de l'April pour la semaine 40. Évalué à 1.

    Si Ubuntu ne devait sortir que des LTS avec 5 ans de support à chaque version tout les 6 mois, ça leur ferait un sacré paquet de version à maintenir et la mains d'oeuvre ne tombe pas du ciel.

    Évidemment, c'est ridicule. Mais qui parle de sortir une version LTS *tous les 6 mois*? C'est précisément la base de la réflexion de Mark Shuttleworth, non? C.-à-d. à quoi sert ce rythme effréné?

    Et là-dessus, mon raisonnement: ne serait-il pas plus judicieux de sortir une version, développée avec tout le sérieux qu'elle mérite mais à intervalle moins court? Toutes les versions seraient LTS -- et on évite aussi la confusion chez ceux qui ne captent rien à ce jargon.

    Du coup, Ubuntu fait comme la plupart des distros stables comme OpenSuse, Fedora ou Debian, sauf qu'elle met en avant la branche testing de Debian et qu'elle fournit des paquets plus frais. Debian pourrait en profiter aussi, à condition que les retours de tests se fassent aussi vers Debian (je ne sais pas si c'est le cas aujourd'hui).

    - parce que c'est in-maintenable
    - parce que les gens installant une LTS veulent de la stabilité
    - parce que ça coûte cher de maintenir des versions
    - ...


    CQFD. Voir mon laïus ci-dessus.

    De plus à quoi sert une version dont on sait pertinemment qu'elle est moins stable qu'une LTS lorsqu'elle est adressée au «grand public». Ce «grand public» s'en foutrait-il qu'elle soit instable? J'ai un doute, là...

    »Aaaaah (l'air condescendant) mais, madame Michu, vous n'avez pas une version LTS, c'est normal que ce composant ne fonctionne pas toujours comme il faut!...
    »Aaaah (l'air surpris) ? Ben je vais remettre Windows, alors!...
    »Heuu... non, non, madame Michu, je vais vous expliquer...

    Et c'est parti pour un débat, long, très long... (Oui, je sais, c'est pas un très bon exemple, c'est juste pour donner le ton.)

    Pour que GNU/Linux remporte ses lettres de noblesse, il doit se mesurer le plus sérieusement et le plus simplement possible aux systèmes dont il est censé libérer les utilisateurs. Ce n'est qu'à ce prix là qu'il parviendra à montrer sa naturelle efficacité. Conserver la dichotomie Ubuntu est, à mon humble avis, chose à ne pas faire.

    Je tendrais à dire que tout le monde veut de la stabilité... sauf ceux qui s'y connaissent et qui savent à quoi ils s'attendent. Tous les utilisateurs de Ubuntu font/feront-ils vraiment partie de la seconde catégorie?