Il y a une sorte d'incompréhension fondamentale entre les gens qui sont très gênés par les fautes, et les autres. Je pense que ça vient de la différence dans les façons de lire.
Tu sembles dire que si ça se prononce pareil, il ne devrait pas y avoir plus de difficulté que si c'était une phrase homonyme entendue à l'oral. Donc apparemment tu interprètes l'écrit en le lisant dans tête, et en écoutant la voix intérieure.
Je dirais que ma méthode comporte aussi une interprétation photographique directe, qui ne dépend pas du son, mais de la forme du mot. C'est un symbole presque abstrait qui déclenche directement une sémantique associée.
C'est normalement une méthode de lecture rapide (pas limitée par le rythme de la voix intérieure) et efficace (une partie du sens de la phrase est pré-codée dans l'orthographe, ce qui permet d'accélérer l'interprétation contextuelle). Mais si j'ai un parse error à cause des fautes, c'est la cata:
«Par exemple les sons o, au, eau; ou encore les conjugaisons non prononcées, comme il s'est tromper ou encore ils s'étai trompés etc»
«Il s'est tromper d'orthographe» provoque une très désagréable réaction, presque physique. Visuellement, « trompER» active dans le subconscient le schéma de verbe actif, différent du participe passé « trompÉ». Ma machine à état s'attend donc à trouver à la suite une sorte de COD. La phrase autour étant bancale, je lève une exception et je suis obligé de repasser en mode lecture lente + déchiffrage.
C'est à peu près aussi pénible que les tests où des mots «rouge» «vert» «bleu» sont écrits avec une encre d'une autre couleur, et il faut dire la couleur de l'encre et pas lire le mot. Les analphabètes ne sont pas gênés; tous les autres sont perturbés.
J'ai probablement des fautes dans mon post. Il n'était pas là pour dire que j'écris mieux, mais pour préciser les raisons des réactions face aux fautes des autres.
[^] # Re: Aïe les yeux
Posté par daggett . En réponse à la dépêche Ultracopier, la copie enfin facile. Évalué à 10.
Tu sembles dire que si ça se prononce pareil, il ne devrait pas y avoir plus de difficulté que si c'était une phrase homonyme entendue à l'oral. Donc apparemment tu interprètes l'écrit en le lisant dans tête, et en écoutant la voix intérieure.
Je dirais que ma méthode comporte aussi une interprétation photographique directe, qui ne dépend pas du son, mais de la forme du mot. C'est un symbole presque abstrait qui déclenche directement une sémantique associée.
C'est normalement une méthode de lecture rapide (pas limitée par le rythme de la voix intérieure) et efficace (une partie du sens de la phrase est pré-codée dans l'orthographe, ce qui permet d'accélérer l'interprétation contextuelle). Mais si j'ai un parse error à cause des fautes, c'est la cata:
«Par exemple les sons o, au, eau; ou encore les conjugaisons non prononcées, comme il s'est tromper ou encore ils s'étai trompés etc»
«Il s'est tromper d'orthographe» provoque une très désagréable réaction, presque physique. Visuellement, « trompER» active dans le subconscient le schéma de verbe actif, différent du participe passé « trompÉ». Ma machine à état s'attend donc à trouver à la suite une sorte de COD. La phrase autour étant bancale, je lève une exception et je suis obligé de repasser en mode lecture lente + déchiffrage.
C'est à peu près aussi pénible que les tests où des mots «rouge» «vert» «bleu» sont écrits avec une encre d'une autre couleur, et il faut dire la couleur de l'encre et pas lire le mot. Les analphabètes ne sont pas gênés; tous les autres sont perturbés.
J'ai probablement des fautes dans mon post. Il n'était pas là pour dire que j'écris mieux, mais pour préciser les raisons des réactions face aux fautes des autres.