Je vais essayer de répondre globalement à l'ensemble des points évoqués ci-dessus.
L'initiative du « Pacte » va bien au delà du simple combat contre HADOPI. Ceux qui prendront le temps de le lire verront qu'il traite :
- de l'interopérabilité (droit fondamental, essentiel au libre) ;
- des échanges hors marché des biens culturels, en insistant sur la mise en œuvre de « mécanismes de rémunération équitable pour les créateurs » (@pipo_molo, va falloir vous acheter des lunettes) ;
- de la préservation d'un espace d'intimité numérique contre le traçage et la collecte généralisés d'informations ;
- de la lutte contre les brevets logiciels, les directives IPRED, le traité ACTA ;
- du refus du vote électronique ;
- de la mise en œuvre d'outils collaboratifs pour l'élaboration et la gestion des politiques publiques.
Je suis assez surpris que certains l'opposent (par manque de « sérieux » ; pourquoi ? Parce qu'il est pas écrit en Perl ?) au (tout à fait remarquable !) travail de la Quadrature (HADOPI), l'APRIL, l'AFUL (interopérabilité, vente liée), etc., et indiquent même qu'ils ne souhaitent pas « se mélanger ». Vouloir parler d'un « réseau des diffuseurs culturels modernes » (@Stumpf), c'est bien trop réducteur, ce n'est pas ça.
De nombreuses associations traitent sectoriellement chacune de ces problématiques (vous auriez pu aussi citer ordinateurs-de-vote.org, la FFII, etc), mais ce que souhaite faire le pacte c'est justement rassembler toutes les personnes concernées par ces enjeux autour de moyens d'action communs, en « se mélangeant » justement, afin de toucher le grand public, qui pour le moment commence juste à entrevoir la lumière avec HADOPI.
Parce que, « les g33ks, combien de divisions » ? 100 personnes devant l'Assemblée Nationale (35 selon la Police ;-) ), c'est bien, mais c'est pas ça qui fera peur à Albanel. Et combien de g33ks se lèveront de leur chaise à roulettes et ouvriront la porte de leur antre pour aller manifester contre le vote électronique ? Et les brevets logiciels, qui reviennent par la porte de derrière avec le brevet communautaire ?
Le seul moyen d'être audible dans l'opinion et de peser en faveur de législations qui favoriseront globalement la société numérique ouverte au lieu de l'étouffer, en traitant tout aussi globalement l'ensemble des sujets juridiques sectoriels qui la touchent (« propriété intellectuelle », fiscalité, etc.), c'est de faire front commun, y compris avec des gens qui ne sont pas des techos velus mais des artistes, des journalistes, des « communicants », des politiques, des djeunz qui téléchargent, etc, etc. Parler des usages avant de parler des enjeux, avec tous ceux que cela concerne.
Alors peut-être que « Réseau des Pirates » est un mauvais nom, mais vous n'en avez pas proposé de meilleur :-) . Pour moi, après réflexion, il n'est pas mal, car il ridiculise l'usage déjà bien galvaudé de ce terme (réservé à l'abordage de bateaux) par les Majors et leurs affidés ministériels. Puisqu'on dit qu'en voulant créer une société de la connaissance ouverte, nous sommes des pirates, pourquoi pas ? Au moins est-ce bien nous que cela regroupe.
# Ne pas se tromper de cible...
Posté par Francois PELLEGRINI . En réponse à la dépêche Pétition « Pacte pour les Libertés Numériques ». Évalué à 6.
L'initiative du « Pacte » va bien au delà du simple combat contre HADOPI. Ceux qui prendront le temps de le lire verront qu'il traite :
- de l'interopérabilité (droit fondamental, essentiel au libre) ;
- des échanges hors marché des biens culturels, en insistant sur la mise en œuvre de « mécanismes de rémunération équitable pour les créateurs » (@pipo_molo, va falloir vous acheter des lunettes) ;
- de la préservation d'un espace d'intimité numérique contre le traçage et la collecte généralisés d'informations ;
- de la lutte contre les brevets logiciels, les directives IPRED, le traité ACTA ;
- du refus du vote électronique ;
- de la mise en œuvre d'outils collaboratifs pour l'élaboration et la gestion des politiques publiques.
Je suis assez surpris que certains l'opposent (par manque de « sérieux » ; pourquoi ? Parce qu'il est pas écrit en Perl ?) au (tout à fait remarquable !) travail de la Quadrature (HADOPI), l'APRIL, l'AFUL (interopérabilité, vente liée), etc., et indiquent même qu'ils ne souhaitent pas « se mélanger ». Vouloir parler d'un « réseau des diffuseurs culturels modernes » (@Stumpf), c'est bien trop réducteur, ce n'est pas ça.
De nombreuses associations traitent sectoriellement chacune de ces problématiques (vous auriez pu aussi citer ordinateurs-de-vote.org, la FFII, etc), mais ce que souhaite faire le pacte c'est justement rassembler toutes les personnes concernées par ces enjeux autour de moyens d'action communs, en « se mélangeant » justement, afin de toucher le grand public, qui pour le moment commence juste à entrevoir la lumière avec HADOPI.
Parce que, « les g33ks, combien de divisions » ? 100 personnes devant l'Assemblée Nationale (35 selon la Police ;-) ), c'est bien, mais c'est pas ça qui fera peur à Albanel. Et combien de g33ks se lèveront de leur chaise à roulettes et ouvriront la porte de leur antre pour aller manifester contre le vote électronique ? Et les brevets logiciels, qui reviennent par la porte de derrière avec le brevet communautaire ?
Le seul moyen d'être audible dans l'opinion et de peser en faveur de législations qui favoriseront globalement la société numérique ouverte au lieu de l'étouffer, en traitant tout aussi globalement l'ensemble des sujets juridiques sectoriels qui la touchent (« propriété intellectuelle », fiscalité, etc.), c'est de faire front commun, y compris avec des gens qui ne sont pas des techos velus mais des artistes, des journalistes, des « communicants », des politiques, des djeunz qui téléchargent, etc, etc. Parler des usages avant de parler des enjeux, avec tous ceux que cela concerne.
Alors peut-être que « Réseau des Pirates » est un mauvais nom, mais vous n'en avez pas proposé de meilleur :-) . Pour moi, après réflexion, il n'est pas mal, car il ridiculise l'usage déjà bien galvaudé de ce terme (réservé à l'abordage de bateaux) par les Majors et leurs affidés ministériels. Puisqu'on dit qu'en voulant créer une société de la connaissance ouverte, nous sommes des pirates, pourquoi pas ? Au moins est-ce bien nous que cela regroupe.
Yo, yo, yo, et une bouteille de rhum !