Il est juste que le partage par internet n' a plus rien à voir avec le partage familial tel qu' il a pu être. Impossible de comparer les cassettes et cd s' échangeant frénétiquement dans les cours de lycée avec l' échange mondial. Même si tout deux sont sources d' émulation
Une écrasante majorité de jeunes apprenait, appréhendait, la culture musicale et cinématographique par l' échange. Pour que cet échange vive et grossisse il fallait régulièrement avoir des nouveautés à échanger... Il faut bien reconnaitre, en discutant avec les 12-18 d' aujourdhui que ce n' est plus le cas. Le but reste le même : prendre du plaisir, partager, échanger, et se construire une culture, la sienne, selon ses choix (ou non choix parfois...)
Le piratage de logiciels a fini par dépeindre sur le piratage des oeuvres en général. L' habitude d' obtenir facilement un cahier de cd avec des logiciels piratés pour un montant de 20 000 euros, dont on peux se vanter d' avoir la toute-dernière-version-dont-on-ne-se-sert-qu-une-fois-par-an-à-moins-de-2%-des-possibilités (...), cette habitude l' industrie du logiciel s' en est accommodée car elle aussi est source d' émulation : un jeune qui a un joli stock de logiciels pirates est avant tout un jeune qui va s' habituer à certains outils... On se souvient tous je présume lorsque Microsoft a décidé d' interdire les mises à jour aux versions de Windows pirates... puis finalement s' est vite ravisé, et a continué à délivrer des mises à jour à de très nombreuses machines pourtant identifiables... Cela aurait été pour eux une double perte : perte certaine d' un grand nombre d' utilisateurs d' un part, et perte certaine d' image de marque (bouh mon windows a encore planté...)
Mais force est de constater que l' échange de musiques et de films a pris le pire et ... le pire... Un échange forcené et tellement entré dans les moeurs qu' on ne peux être étonné d' entendre des phrases comme "les cd ? je les achète vierges" dans la bouche d' un gamin de 14 ans. C' est la réalité d' un grand nombre de jeunes d' aujourdhui.
La license globale ne peux qu' être un impôt de plus. Et si le modèle commercial proche de l' abonnement est particulièrement prisé (carte cinéma, etc), et si les taxes s' ajoutent les unes aux autres (cd vierges, cartes télé, etc) ... c' est malheureusement toujours pas convaincant. Toujours pas convaincant non plus les offres légales.
Les majors ont peurs de s' attaquer aux diffuseurs internet. Pourtant la radio diffuse gratuitement de la musique, la télé diffuse gratuitement des émissions et films. Ha oui, mais eux ils payent les ayant droits... Pas les diffuseurs internet, par le pretexte qu' ils ne sont que propriétaires du contenant et non du contenu, qu' ils ne contrôlent pas les flux... et surtout par le pretexte magique de "c est internet vous avez rien compris"...
Mais il est vrai aussi que faire payer les FAI reviendrait à une espèce de licence globale d' une part. Que les chaines émergentes (youtube, etc) se mettent au diapson : ceci ne résoud pas le problème de l' échange direct. Contraindre les FAI n' est pas une solution, que les chaines se mettent aux diapasons ressemble fort aux radios libres des années 80, le filtrage n' est qu' une amputation de liberté par présomption de culpabilité.
Donc les voilà aujourdhui contraint de chercher une solution du coté de l' éducation. C 'est finalement un moindre mal, non ? Mais comment distinguer une quantité de données anormalement élevée venant d' un geek mettant à jour sa Gentoo d' un flux de donnée de films piratés ? ...
L' "industrie" (hum hum) du divertissement se voit aujourdhui dans une double impasse : son incapacité à l' innovation et sa peur a s' attaquer à des industries de tailles conséquentes ou à des intérêts de copains pourtant en conflit d' intérêt (vidéo club par exemple). Sa seule solution est de jouer des coudes pour arriver à attaquer plus faible : nous.
Il y a aussi une notion géo-politique trainante : les nations diffuseuses ne sont pas les mêmes que les nations enregistrantes globalement. Le piratage permet aussi d' assoir une certaine culture, bien souvent avec ce modèle au détriment d' autres malheureusement.
Pourtant internet est un média intéressant pour la commercialisation d' oeuvres : marketting, vente à distance, streaming, vod... Le tout dans un cadre existant lui rendant facile l' identification hierarchique : Cinéma puis Vidéo (VOD) et enfin vente d' objets (galettes, dérivés)... c' est si compliqué que ça ? y a quoi de neuf finalement ? ha ben rien...
Pour ces gens l' éducation des autres semble se faire au baton. Seraient ils d' accord pour d' abord appliquer cette méthode à leurs propres enfants ? hum, on peux (se!) douter de la réponse...
Quant ceux là rencontrent ce qui semble être une tripotée d' agitateurs politiques, ça fait des étincelles. Là encore certains profitent à l' évidence de l' effet "c' est internet vous comprenez rien" pour faire des lois en forme de revue de détails, symptome évident de l' absence de possibilité pour eux de pondre un texte englobant. Le droit d' auteur français à été -et est- pourtant, par exemple, sacrément bien pensé. Devant cette incapacité à avoir des textes suffisaments génériques pour être appliqués sur un grand champ et être anticipatoires, ils pondent ça ...
Quant la facilité par absence de courage économique rencontre le poujadisme appliqué à la judiciarisation de la vie privée, hadopi vient au monde.
Et c' est pas moi qui ferait le baby-sitter ...
S' il est vrai qu' il faut trouver une solution pour endiguer le piratage d' oeuvre par l' échange massif et anonyme (dans le sens oppposition au cercle familial), il est vrai aussi qu' aucune solution ne résolvera ce problème du jour au lendemain ou en quelques semaines. C' est tout une génération auquelle il faut apprendre que tout ça, c' est du travail.
Un mail prévenant me semble être une excellente solution. La sanction stupide : coupure de l' internet. Malheureusement un moyen de responsabiliser certains parents. Mais Hadopi est bien plus que simplement ces éléments, malheureusement... les informations télévisées passant sous silence le reste...
Quant aux artistes défendant becs et ongles la position de quelques un de leur "protecteurs" je n' aurais qu' une chose à dire : ils vous découpent en saucisson de supermarché, vos morceaux sont désormais vendus à l' unité, vos publicités qu' ils vous payent viennent après votre succès (tiens je croyais qu' une pub c était pour faire connaitre autant que péréniser?), et vos confrères plus jeunes, les avez vous regardés ? Continuez de défendre de tels modes de fonctionnements mais ne soyez pas étonnés que seul en piratage vous soyez téléchargés...
Quant au fourre tout logiciel libre / téléchargement j' avoue qu' il me gêne. Mais j' ai confiance en l' AFUL et l' APRIL pour ne pas sortir du cadre technique et législatif ayant trait au Libre. Libre aux artistes de choisir la licence de leur choix. Devoir aux gens de respecter ce choix, aimer un artiste ne passe t il pas par le respect de son travail ?
FOUTEZ NOUS LA PAIX !!!
et ayez le courage de faire assoir les vrais acteurs de cette méprise autour d' une même table.
désolé d' avoir été long. merci à ceux ayant lu. en plus j' ai l' impression de ré-écrire les mêmes mots qu' il y a 4 ans
[^] # Re: HADOPI
Posté par bubar🦥 . En réponse à la dépêche Revue de presse de l'April pour la semaine 10. Évalué à 10.
Il est juste que le partage par internet n' a plus rien à voir avec le partage familial tel qu' il a pu être. Impossible de comparer les cassettes et cd s' échangeant frénétiquement dans les cours de lycée avec l' échange mondial. Même si tout deux sont sources d' émulation
Une écrasante majorité de jeunes apprenait, appréhendait, la culture musicale et cinématographique par l' échange. Pour que cet échange vive et grossisse il fallait régulièrement avoir des nouveautés à échanger... Il faut bien reconnaitre, en discutant avec les 12-18 d' aujourdhui que ce n' est plus le cas. Le but reste le même : prendre du plaisir, partager, échanger, et se construire une culture, la sienne, selon ses choix (ou non choix parfois...)
Le piratage de logiciels a fini par dépeindre sur le piratage des oeuvres en général. L' habitude d' obtenir facilement un cahier de cd avec des logiciels piratés pour un montant de 20 000 euros, dont on peux se vanter d' avoir la toute-dernière-version-dont-on-ne-se-sert-qu-une-fois-par-an-à-moins-de-2%-des-possibilités (...), cette habitude l' industrie du logiciel s' en est accommodée car elle aussi est source d' émulation : un jeune qui a un joli stock de logiciels pirates est avant tout un jeune qui va s' habituer à certains outils... On se souvient tous je présume lorsque Microsoft a décidé d' interdire les mises à jour aux versions de Windows pirates... puis finalement s' est vite ravisé, et a continué à délivrer des mises à jour à de très nombreuses machines pourtant identifiables... Cela aurait été pour eux une double perte : perte certaine d' un grand nombre d' utilisateurs d' un part, et perte certaine d' image de marque (bouh mon windows a encore planté...)
Mais force est de constater que l' échange de musiques et de films a pris le pire et ... le pire... Un échange forcené et tellement entré dans les moeurs qu' on ne peux être étonné d' entendre des phrases comme "les cd ? je les achète vierges" dans la bouche d' un gamin de 14 ans. C' est la réalité d' un grand nombre de jeunes d' aujourdhui.
La license globale ne peux qu' être un impôt de plus. Et si le modèle commercial proche de l' abonnement est particulièrement prisé (carte cinéma, etc), et si les taxes s' ajoutent les unes aux autres (cd vierges, cartes télé, etc) ... c' est malheureusement toujours pas convaincant. Toujours pas convaincant non plus les offres légales.
Les majors ont peurs de s' attaquer aux diffuseurs internet. Pourtant la radio diffuse gratuitement de la musique, la télé diffuse gratuitement des émissions et films. Ha oui, mais eux ils payent les ayant droits... Pas les diffuseurs internet, par le pretexte qu' ils ne sont que propriétaires du contenant et non du contenu, qu' ils ne contrôlent pas les flux... et surtout par le pretexte magique de "c est internet vous avez rien compris"...
Mais il est vrai aussi que faire payer les FAI reviendrait à une espèce de licence globale d' une part. Que les chaines émergentes (youtube, etc) se mettent au diapson : ceci ne résoud pas le problème de l' échange direct. Contraindre les FAI n' est pas une solution, que les chaines se mettent aux diapasons ressemble fort aux radios libres des années 80, le filtrage n' est qu' une amputation de liberté par présomption de culpabilité.
Donc les voilà aujourdhui contraint de chercher une solution du coté de l' éducation. C 'est finalement un moindre mal, non ? Mais comment distinguer une quantité de données anormalement élevée venant d' un geek mettant à jour sa Gentoo d' un flux de donnée de films piratés ? ...
L' "industrie" (hum hum) du divertissement se voit aujourdhui dans une double impasse : son incapacité à l' innovation et sa peur a s' attaquer à des industries de tailles conséquentes ou à des intérêts de copains pourtant en conflit d' intérêt (vidéo club par exemple). Sa seule solution est de jouer des coudes pour arriver à attaquer plus faible : nous.
Il y a aussi une notion géo-politique trainante : les nations diffuseuses ne sont pas les mêmes que les nations enregistrantes globalement. Le piratage permet aussi d' assoir une certaine culture, bien souvent avec ce modèle au détriment d' autres malheureusement.
Pourtant internet est un média intéressant pour la commercialisation d' oeuvres : marketting, vente à distance, streaming, vod... Le tout dans un cadre existant lui rendant facile l' identification hierarchique : Cinéma puis Vidéo (VOD) et enfin vente d' objets (galettes, dérivés)... c' est si compliqué que ça ? y a quoi de neuf finalement ? ha ben rien...
Pour ces gens l' éducation des autres semble se faire au baton. Seraient ils d' accord pour d' abord appliquer cette méthode à leurs propres enfants ? hum, on peux (se!) douter de la réponse...
Quant ceux là rencontrent ce qui semble être une tripotée d' agitateurs politiques, ça fait des étincelles. Là encore certains profitent à l' évidence de l' effet "c' est internet vous comprenez rien" pour faire des lois en forme de revue de détails, symptome évident de l' absence de possibilité pour eux de pondre un texte englobant. Le droit d' auteur français à été -et est- pourtant, par exemple, sacrément bien pensé. Devant cette incapacité à avoir des textes suffisaments génériques pour être appliqués sur un grand champ et être anticipatoires, ils pondent ça ...
Quant la facilité par absence de courage économique rencontre le poujadisme appliqué à la judiciarisation de la vie privée, hadopi vient au monde.
Et c' est pas moi qui ferait le baby-sitter ...
S' il est vrai qu' il faut trouver une solution pour endiguer le piratage d' oeuvre par l' échange massif et anonyme (dans le sens oppposition au cercle familial), il est vrai aussi qu' aucune solution ne résolvera ce problème du jour au lendemain ou en quelques semaines. C' est tout une génération auquelle il faut apprendre que tout ça, c' est du travail.
Un mail prévenant me semble être une excellente solution. La sanction stupide : coupure de l' internet. Malheureusement un moyen de responsabiliser certains parents. Mais Hadopi est bien plus que simplement ces éléments, malheureusement... les informations télévisées passant sous silence le reste...
Quant aux artistes défendant becs et ongles la position de quelques un de leur "protecteurs" je n' aurais qu' une chose à dire : ils vous découpent en saucisson de supermarché, vos morceaux sont désormais vendus à l' unité, vos publicités qu' ils vous payent viennent après votre succès (tiens je croyais qu' une pub c était pour faire connaitre autant que péréniser?), et vos confrères plus jeunes, les avez vous regardés ? Continuez de défendre de tels modes de fonctionnements mais ne soyez pas étonnés que seul en piratage vous soyez téléchargés...
Quant au fourre tout logiciel libre / téléchargement j' avoue qu' il me gêne. Mais j' ai confiance en l' AFUL et l' APRIL pour ne pas sortir du cadre technique et législatif ayant trait au Libre. Libre aux artistes de choisir la licence de leur choix. Devoir aux gens de respecter ce choix, aimer un artiste ne passe t il pas par le respect de son travail ?
FOUTEZ NOUS LA PAIX !!!
et ayez le courage de faire assoir les vrais acteurs de cette méprise autour d' une même table.
désolé d' avoir été long. merci à ceux ayant lu. en plus j' ai l' impression de ré-écrire les mêmes mots qu' il y a 4 ans