Question 1 Quand est-ce, qu'à partir du moment que les ordinateurs existent et que les contenus audiovisuels sont disponibles sous forme numérique, les producteurs auront-t-ils compris qu'ils ont perdu le contrôle de la distribution et qu'ils doivent se tourner vers d'autres formes de rémunérations que celles basés sur la rareté du produit? (cf. licence globale)
Question 2 Comment pouvoir justifier de son innocence autrement qu'en utilisant le logiciel de contrôle certifier par l'HADOPI ? Comment un tel logiciel peut-il exister sans communiquer des informations personnelles à la société privée éditrice du logiciel? Et enfin, le plus important, comment ce logiciel certifié par l'HADOPI peut-il être compatible avec les logiciels libres ? Et donc les utilisateurs de GNU/Linux sont ils voués à être dans une insécurité juridique permanente ?
Argumentaire question 1
Par construction du réseau Internet, chaque ordinateur peut être à la fois fournisseur et consommateur de contenu. Les logiciels dit « Peer To Peer » ou pair à pair en français, sont juste des annuaires permettant de faciliter l'entrer en contact entre deux ordinateurs du réseau. Le seul et unique réseau Peer to Peer est l'Internet lui-même. Il faudrait modifier en profondeur ce réseau pour empêcher la communication direct d'un ordinateur à un autre...
a) Admettons qu'on installe un logiciel certifié HADOPI sur son ordinateur, logiciel qui certifie à la façon d'un logiciel de contrôle parental, que l'on ne télécharge pas du contenu non autorisés à la distribution. Ce logiciel ne pourra rien faire contre les flux cryptés (flux ssl) . Premièrement, ces flux sont obligatoires par exemple pour les connections sécurisées, les achats sur internet, c'est le «s » pour « secure » du « https » des sites bancaires ou de déclaration des impôts. Le logiciel ne pourra donc pas les couper sans empêcher l'accès à ces sites. Deuxièmement, une fois cryptés, on ne peut plus faire d' analyses d'empreintes sur les flux et donc retrouver l'empreinte d'un fichier non-autorisé à la distribution. Le logiciel sera donc inefficace.
b) Admettons qu'Internet soit transformé en sorte de «Minitel » où seul un serveur central fournit des contenus et que la communication directe entre deux ordinateurs soit interdites (ce qui supposerait une volonté internationale aujourd'hui difficile à obtenir). Un ordinateur reste un ordinateur, il est fait pour traiter et copier des données, les échanges se feront alors de la main à la main ou par réseaux WIFI amis inter connectés.
c) Les distributeurs se sont tirés une balle dans le pieds en proposant des supports numériques. Je ne connais aucun verrou numérique qui ait tenu, même aujourd'hui les contenus HD (blue ray) sont copiables.
Il est donc illusoire de croire qu'on pourra à nouveau contrôler la distribution des œuvres numériques. Ce qu'on ne peut l'éviter, on doit l'embrasser. Pourquoi ne pas proposer une licence globale ? Ce qui permettrait une rémunération des auteurs (personne n'est contre, chaque travail mérite salaire ). Le contrôle de la distribution, et non pas la rémunération des auteurs, est bien le problème principal car c'est sur lui que repose l'industrie actuelle et qu'elle refuse d'évoluer
Argumentaire question 2
a) L'hétérogénéité du parc informatique pouvant se connecter à Internet (du téléphone à l'ordinateur en passant par les consoles de jeux vidéos, de Windows à Mac en passant par Linux...), il est difficilement envisageable qu'un logiciel certifié HADOPI soit disponible pour toutes les machines.
Beaucoup d'opérations courantes et parfaitement légales peuvent être facilement confondues pour du téléchargement illégales du point de vu de l'utilisation et de la charge du réseau. Par exemple, je citerai le téléchargement des photos/vidéos de vacances du cousin, une connexion sécurisée à son entreprise (pour récupérer des emails ou synchroniser des fichiers), le téléchargement de logiciels libres, le streaming comme Youtube, les sites musicaux et vidéos proposant du contenu Creative Common...Pour des raisons professionnelles, j'utilise un système très peu répandu qui par la petitesse du marché n'intéresse aucun éditeur de logiciel. Je ne pourrai donc pas me procurer un logiciel de contrôle HADOPI. Comment donc puis-je me protéger juridiquement ?
b) Comme l'a avoué le conseiller juridique du ministère de la Culture, Olivier Henrard [1], un logiciel de surveillance ne pourra être certifié HADOPI que s'il trace les usages de l'utilisateur sur l'ordinateur et transmette ces informations à une société de contrôle ? Comment peut-on accepter un tel espionnage d'autant plus qu'il est effectué par une entité privée or de contrôle des citoyens?
c) Un tel logiciel est fondamentalement incompatible avec les logiciels libres comme GNU/Linux ou même le navigateur Firefox!!!! En effet, un logiciel libre permet à l'utilisateur et non pas à l'éditeur de contrôler son fonctionnement, il doit être fourni avec son code source et est légalement modifiable. Ainsi, aucun logiciel certifié HADOPI ne pourra être «libre ». En outre, un tel système d'espionnage et de contrôle n'est possible que dans l'espace «noyau » du système d'exploitation, or le noyau de GNU/Linux est libre...CQFD Les utilisateurs et les administrateurs de système GNU/Linux ne pourront jamais être protégés juridiquement. Cela représente plus de 50% des serveurs Web, une majorité des ordinateurs scientifiques, la plupart des administrateurs système et des utilisateurs à la pointe de la technologies.
Remarque complémentaire
Le streaming ou le podcast sont des termes à la mode pour ne pas faire peur aux distributeurs mais c'est bien du téléchargement. Si un morceau de musique sort des enceintes d'un ordinateur, c'est bien, qu'à un moment donné, le fichier audio a été téléchargé du serveur vers l'ordinateur. Il est tout à fait envisageable de récupérer ce fichier dans le cache de l'ordinateur ou par une carte son virtuelle dans sa qualité numérique originale (sans passer par un enregistrement analogique). Ces opérations sont aujourd'hui un peu complexes mais elles seront simplifiées dès qu'une demande suffisante se fera sentir.
[^] # Re: Téléphone sonne 09/03/2009 (Lundi)
Posté par pepie34 . En réponse à la dépêche L'April s'insurge face aux mouchards filtrants de l'HADOPI. Évalué à 7.
http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/letelephonesonne/co(...)
Question 1 Quand est-ce, qu'à partir du moment que les ordinateurs existent et que les contenus audiovisuels sont disponibles sous forme numérique, les producteurs auront-t-ils compris qu'ils ont perdu le contrôle de la distribution et qu'ils doivent se tourner vers d'autres formes de rémunérations que celles basés sur la rareté du produit? (cf. licence globale)
Question 2 Comment pouvoir justifier de son innocence autrement qu'en utilisant le logiciel de contrôle certifier par l'HADOPI ? Comment un tel logiciel peut-il exister sans communiquer des informations personnelles à la société privée éditrice du logiciel? Et enfin, le plus important, comment ce logiciel certifié par l'HADOPI peut-il être compatible avec les logiciels libres ? Et donc les utilisateurs de GNU/Linux sont ils voués à être dans une insécurité juridique permanente ?
Argumentaire question 1
Par construction du réseau Internet, chaque ordinateur peut être à la fois fournisseur et consommateur de contenu. Les logiciels dit « Peer To Peer » ou pair à pair en français, sont juste des annuaires permettant de faciliter l'entrer en contact entre deux ordinateurs du réseau. Le seul et unique réseau Peer to Peer est l'Internet lui-même. Il faudrait modifier en profondeur ce réseau pour empêcher la communication direct d'un ordinateur à un autre...
a) Admettons qu'on installe un logiciel certifié HADOPI sur son ordinateur, logiciel qui certifie à la façon d'un logiciel de contrôle parental, que l'on ne télécharge pas du contenu non autorisés à la distribution. Ce logiciel ne pourra rien faire contre les flux cryptés (flux ssl) . Premièrement, ces flux sont obligatoires par exemple pour les connections sécurisées, les achats sur internet, c'est le «s » pour « secure » du « https » des sites bancaires ou de déclaration des impôts. Le logiciel ne pourra donc pas les couper sans empêcher l'accès à ces sites. Deuxièmement, une fois cryptés, on ne peut plus faire d' analyses d'empreintes sur les flux et donc retrouver l'empreinte d'un fichier non-autorisé à la distribution. Le logiciel sera donc inefficace.
b) Admettons qu'Internet soit transformé en sorte de «Minitel » où seul un serveur central fournit des contenus et que la communication directe entre deux ordinateurs soit interdites (ce qui supposerait une volonté internationale aujourd'hui difficile à obtenir). Un ordinateur reste un ordinateur, il est fait pour traiter et copier des données, les échanges se feront alors de la main à la main ou par réseaux WIFI amis inter connectés.
c) Les distributeurs se sont tirés une balle dans le pieds en proposant des supports numériques. Je ne connais aucun verrou numérique qui ait tenu, même aujourd'hui les contenus HD (blue ray) sont copiables.
Il est donc illusoire de croire qu'on pourra à nouveau contrôler la distribution des œuvres numériques. Ce qu'on ne peut l'éviter, on doit l'embrasser. Pourquoi ne pas proposer une licence globale ? Ce qui permettrait une rémunération des auteurs (personne n'est contre, chaque travail mérite salaire ). Le contrôle de la distribution, et non pas la rémunération des auteurs, est bien le problème principal car c'est sur lui que repose l'industrie actuelle et qu'elle refuse d'évoluer
Argumentaire question 2
a) L'hétérogénéité du parc informatique pouvant se connecter à Internet (du téléphone à l'ordinateur en passant par les consoles de jeux vidéos, de Windows à Mac en passant par Linux...), il est difficilement envisageable qu'un logiciel certifié HADOPI soit disponible pour toutes les machines.
Beaucoup d'opérations courantes et parfaitement légales peuvent être facilement confondues pour du téléchargement illégales du point de vu de l'utilisation et de la charge du réseau. Par exemple, je citerai le téléchargement des photos/vidéos de vacances du cousin, une connexion sécurisée à son entreprise (pour récupérer des emails ou synchroniser des fichiers), le téléchargement de logiciels libres, le streaming comme Youtube, les sites musicaux et vidéos proposant du contenu Creative Common...Pour des raisons professionnelles, j'utilise un système très peu répandu qui par la petitesse du marché n'intéresse aucun éditeur de logiciel. Je ne pourrai donc pas me procurer un logiciel de contrôle HADOPI. Comment donc puis-je me protéger juridiquement ?
b) Comme l'a avoué le conseiller juridique du ministère de la Culture, Olivier Henrard [1], un logiciel de surveillance ne pourra être certifié HADOPI que s'il trace les usages de l'utilisateur sur l'ordinateur et transmette ces informations à une société de contrôle ? Comment peut-on accepter un tel espionnage d'autant plus qu'il est effectué par une entité privée or de contrôle des citoyens?
c) Un tel logiciel est fondamentalement incompatible avec les logiciels libres comme GNU/Linux ou même le navigateur Firefox!!!! En effet, un logiciel libre permet à l'utilisateur et non pas à l'éditeur de contrôler son fonctionnement, il doit être fourni avec son code source et est légalement modifiable. Ainsi, aucun logiciel certifié HADOPI ne pourra être «libre ». En outre, un tel système d'espionnage et de contrôle n'est possible que dans l'espace «noyau » du système d'exploitation, or le noyau de GNU/Linux est libre...CQFD Les utilisateurs et les administrateurs de système GNU/Linux ne pourront jamais être protégés juridiquement. Cela représente plus de 50% des serveurs Web, une majorité des ordinateurs scientifiques, la plupart des administrateurs système et des utilisateurs à la pointe de la technologies.
Remarque complémentaire
Le streaming ou le podcast sont des termes à la mode pour ne pas faire peur aux distributeurs mais c'est bien du téléchargement. Si un morceau de musique sort des enceintes d'un ordinateur, c'est bien, qu'à un moment donné, le fichier audio a été téléchargé du serveur vers l'ordinateur. Il est tout à fait envisageable de récupérer ce fichier dans le cache de l'ordinateur ou par une carte son virtuelle dans sa qualité numérique originale (sans passer par un enregistrement analogique). Ces opérations sont aujourd'hui un peu complexes mais elles seront simplifiées dès qu'une demande suffisante se fera sentir.
[1] http://mediakit.laquadrature.net/ogm/01net_jz_vs_henrard_200(...)