Dans la même lignée il parle du manque de concurrence des réseaux téléphoniques en France (qui fait qu'on a les plus chers d'Europe), à mettre en regard avec internet où on a des prix compétitifs grâce à Free et ses techniciens.
Le problème c'est pas la concurrence c'est la démocratie.
Avec un opérateur public dirigé convenablement on peut décider comment on finance la téléphonie et l'internet. Le réseau a un coût, il faut savoir décider comment on se le répartit. Ca peut être cher, surtout si on veut désservir correctement des zones isolées y compris en période de tempête. Avec trois entreprises privées (parfois ça commence à plus mais elles se rachètent entre elles par la suite) qui s'entendent sur les prix, il ne faut pas s'attendre à des miracles. Les prix ne baissent pas. A la limite on gagne en débit ou en services inutiles (TV, autres conneries) et on est forcé à sur-consommer, comme avec les téléphones mobiles. Ces entreprises ont alors une rente de situation, et on ne décide pas démocratiquement de ce qu'on veut comme politique de communication (le débit, les services, le prix ?).
Je ne parle pas des conditions de travail, contrats précaires et délocalisations chez les opérateurs. (Ni des conditions chez FT ou l'ambiance n'est pas au beau fixe puisque c'est géré de la même manière...)
En ce qui concerne l'innovation, free a peut-être été moteur. Il a aussi été le premier à sortir sa box pas forcément finie, ce qui a poussé FT à sortir sa livebox avant qu'elle soit finie aussi. Ca fait que la plupart des connectés à l'ADSL ont un radiateur comme modem parce que la conso électrique n'est pas une priorité, par exemple. Ou qui parfois ne daigne pas se connecter. Qui a décidé que l'avenir c'était la VoIP ? C'est peut-être le cas mais ce qui m'intéresse, c'est comment ça a été décidé.
Au lieu de réfléchir posément à quelle politique de télécommunications on veut, on laisse décider "le Marché" en faisant croire au consommateur qu'il a le pouvoir et qu'il est gagnant. Comment peut-on faire moins cher et mieux tout en prélevant des bénéfices pour les investisseurs et en claquant un max de pognon en publicité ? Précarisation salariale, chute des investissements et de la maintenance, on laisse le pas rentable au public... Socialisation des pertes, privatisation des profits.
Donc on commence à gérer le service public comme une entreprise, avec acquisitions et placements en bourse, à l'étranger, abus de monopole. Mauvaise communication. Mauvaises décisions. Absence de débat. Qui veut tuer son chien l'accuse de la rage. Et ensuite on lâche le loup dans la bergerie en ouvrant à la concurrence un besoin fondamental (communications, énergies, transports, santé, éducation, c'est partout pareil). Profits juteux à prévoir pour les investisseurs qui jouent sur du velours, et les agences de publicité.
# Concurrence
Posté par jihele . En réponse à la dépêche Qui a intérêt à transformer Internet en Minitel ?. Évalué à 8.
Le problème c'est pas la concurrence c'est la démocratie.
Avec un opérateur public dirigé convenablement on peut décider comment on finance la téléphonie et l'internet. Le réseau a un coût, il faut savoir décider comment on se le répartit. Ca peut être cher, surtout si on veut désservir correctement des zones isolées y compris en période de tempête. Avec trois entreprises privées (parfois ça commence à plus mais elles se rachètent entre elles par la suite) qui s'entendent sur les prix, il ne faut pas s'attendre à des miracles. Les prix ne baissent pas. A la limite on gagne en débit ou en services inutiles (TV, autres conneries) et on est forcé à sur-consommer, comme avec les téléphones mobiles. Ces entreprises ont alors une rente de situation, et on ne décide pas démocratiquement de ce qu'on veut comme politique de communication (le débit, les services, le prix ?).
Je ne parle pas des conditions de travail, contrats précaires et délocalisations chez les opérateurs. (Ni des conditions chez FT ou l'ambiance n'est pas au beau fixe puisque c'est géré de la même manière...)
En ce qui concerne l'innovation, free a peut-être été moteur. Il a aussi été le premier à sortir sa box pas forcément finie, ce qui a poussé FT à sortir sa livebox avant qu'elle soit finie aussi. Ca fait que la plupart des connectés à l'ADSL ont un radiateur comme modem parce que la conso électrique n'est pas une priorité, par exemple. Ou qui parfois ne daigne pas se connecter. Qui a décidé que l'avenir c'était la VoIP ? C'est peut-être le cas mais ce qui m'intéresse, c'est comment ça a été décidé.
Au lieu de réfléchir posément à quelle politique de télécommunications on veut, on laisse décider "le Marché" en faisant croire au consommateur qu'il a le pouvoir et qu'il est gagnant. Comment peut-on faire moins cher et mieux tout en prélevant des bénéfices pour les investisseurs et en claquant un max de pognon en publicité ? Précarisation salariale, chute des investissements et de la maintenance, on laisse le pas rentable au public... Socialisation des pertes, privatisation des profits.
Donc on commence à gérer le service public comme une entreprise, avec acquisitions et placements en bourse, à l'étranger, abus de monopole. Mauvaise communication. Mauvaises décisions. Absence de débat. Qui veut tuer son chien l'accuse de la rage. Et ensuite on lâche le loup dans la bergerie en ouvrant à la concurrence un besoin fondamental (communications, énergies, transports, santé, éducation, c'est partout pareil). Profits juteux à prévoir pour les investisseurs qui jouent sur du velours, et les agences de publicité.
A cet égard, le coup des renseignements est caricatural, et assez risible.
http://www.cie-joliemome.org/spip.php?article73