Pour moi il y a deux principaux problèmes, le premier est l'ensemble des logiciels "métiers" développés par des profs, il faudrait s'assurer que tout ce travail fonctionne sous wine pour faciliter les éventuelles migrations.
Le deuxième est plus délicat à traiter tant il met en oeuvre des problèmes inavouables des "lobbies" comme deltalab, Matworks &co.
En effet les IGs sont souvent bien que respectables des gens assez âgés et dont la veille technologique s'est arrêtée il y a plus de 10 ans. Pour eux il n'y a point de salut en dehors des solutions propriétaire présente lors de leur forte activité d'enseignement-recherche.
Leur faire comprendre que l'on peut avantageusement remplacer Matlab/simulink par Scilab/scicos, MS office par OpenOffice, etc ..., n'est pas une mince affaire tant il n'estiment pas avoir de leçons à recevoir de jeunots. Il est évident qu'ils ne sont pas tous comme cela, mais bien que n'étant pas enseignant moi même, je discute avec beaucoup d'entre eux quotidiennement et leur plus grande difficultés pour faire évoluer les moeurs est bien l'appréciation des IGs de leur travail !
Bien que des communautés comme framasoft aient fait évoluer la pensée moyenne des profs il n'en est pas de même pour cette élite.
Le dernier problème qui bloque l'adoption des LL dans ce monde est la méthode d'avancement. La plupart des profs ont peur de redistribuer leur travaux, car cela demande un temps infini à préparer mais un temps négligeable à copier. Redistribuer leurs travaux signifie pour eux de se les faire "voler" par d'autres profs moins vertueux qui changeront les noms pour montrer aux IGs à quel point ils sont dynamique.
Un bon moyen serait de créer des plateformes de documentations avec identifications à l'échelle nationale permettant la mutualisation des efforts pédagogiques, mais pour en avoir discuté avec des profs agrégés, très peu sont prêt à voir leur travail remis en question et modifié.
Tant que ce changement de mentalité n'aura pas eu lieu il sera très difficile d'avoir une action visible à l'échelle nationale permettant une réelle visibilité sur les apport de ce changement de paradigme que constitue le passage à un modèle informatique, documentaire et pédagogique libre.
Ce n'est pas pour autant qu'il faut abandonner, mais la synergie est très dure à obtenir.
[^] # Re: Troll inclus : "le principal canal d'information des enseignants"
Posté par freejeff . En réponse à la dépêche Quelques nouvelles du logiciel libre dans la sphère éducative française. Évalué à 2.
Le deuxième est plus délicat à traiter tant il met en oeuvre des problèmes inavouables des "lobbies" comme deltalab, Matworks &co.
En effet les IGs sont souvent bien que respectables des gens assez âgés et dont la veille technologique s'est arrêtée il y a plus de 10 ans. Pour eux il n'y a point de salut en dehors des solutions propriétaire présente lors de leur forte activité d'enseignement-recherche.
Leur faire comprendre que l'on peut avantageusement remplacer Matlab/simulink par Scilab/scicos, MS office par OpenOffice, etc ..., n'est pas une mince affaire tant il n'estiment pas avoir de leçons à recevoir de jeunots. Il est évident qu'ils ne sont pas tous comme cela, mais bien que n'étant pas enseignant moi même, je discute avec beaucoup d'entre eux quotidiennement et leur plus grande difficultés pour faire évoluer les moeurs est bien l'appréciation des IGs de leur travail !
Bien que des communautés comme framasoft aient fait évoluer la pensée moyenne des profs il n'en est pas de même pour cette élite.
Le dernier problème qui bloque l'adoption des LL dans ce monde est la méthode d'avancement. La plupart des profs ont peur de redistribuer leur travaux, car cela demande un temps infini à préparer mais un temps négligeable à copier. Redistribuer leurs travaux signifie pour eux de se les faire "voler" par d'autres profs moins vertueux qui changeront les noms pour montrer aux IGs à quel point ils sont dynamique.
Un bon moyen serait de créer des plateformes de documentations avec identifications à l'échelle nationale permettant la mutualisation des efforts pédagogiques, mais pour en avoir discuté avec des profs agrégés, très peu sont prêt à voir leur travail remis en question et modifié.
Tant que ce changement de mentalité n'aura pas eu lieu il sera très difficile d'avoir une action visible à l'échelle nationale permettant une réelle visibilité sur les apport de ce changement de paradigme que constitue le passage à un modèle informatique, documentaire et pédagogique libre.
Ce n'est pas pour autant qu'il faut abandonner, mais la synergie est très dure à obtenir.