• [^] # Re: Discrimination positive partout?

    Posté par . En réponse à la dépêche 2% de femmes dans le développement de logiciel libre - 10 propositions pour y remédier. Évalué à 1.

    Et j'ai le sentiment que tu n'as pas tout lu ...

    Si, j'ai tout lu (enfin, tout le message, pas tout le thread hein).
    Je pense que tu fais allusion au fait que j'aie passé ceci sous silence : « La fonction reproductrice est accessoire et à la sexualité ( nous ne sommes pas des pandas ) et à l'identité. »

    Le truc, c'est que, justement, quelque part nous sommes des pandas, ou en tout cas des mammifères. Aujourd'hui encore l'immense majorité de la population définit une partie de son identité par rapport à un axe constitué des organes et de la production hormonale liés aux possibilités théoriques de reproduction (que ces possibilités soient actées importe effectivement peu). Et l'importance de cet axe est vérifiée, je pense, dans à peu près n'importe quelle société humaine (à savoir qu'il n'y a pas de société sans une notion de genre tournant autour de ces organes, quelles que soient ses manifestations et modalités précises).

    (ton exemple sur les femmes ménopausées va dans le même sens, puisqu'un changement de genre au moment de la ménopause manifeste l'importance des possibilités reproductrices dans la constitution de l'identité.)

    Et je ne suis pas d'accord quand tu dis :
    Pour en revenir aux femmes, elle sont femmes parce qu'elles se considèrent/revendiquent comme tel. et réciproquement, les hommes sont hommes parce qu'ils se considèrent/revendiquent comme tel.

    L'homme étant un animal social (ce que sous-entend tout ton argumentaire), on ne peut pas se satisfaire de ce qu'il pense de lui-même, mais admettre que son identité s'observe avant tout dans le regard des autres. En d'autres termes, les femmes (resp. hommes) sont femmes (resp. hommes) parce qu'elles sont vues comme telles par les autres représentant(e)s de l'espèce humaine. Y compris lorsque ce regard est cruel / stupide / borné / etc.

    (un conseil : lire Gombrowicz, c'est chouette)