je pense avoir identifié ce que tu ne comprends pas dans mon propos.
plusieurs manières possibles :
- soit il semble important de définir explicitement ce qu'est un homme ou une femme de manière à inclure tous les cas possibles. puis conclure par rapport au résultat obtenu.
- soit considerer la chose de manière "queer" ( comprendre sexe reproducteur != genre revendiqué socialement par la remise en cause de cette égalité sexe=genre )
- soit constater par les études existantes, le fait que la population intersexe identifiée est importante et a été identifié souvent pour des problèmes annexes ou sans rapport. ce qui fait qu'il est essentiel de supposer que la population réelle des intersexes est certainement plus importante que la population intersexe identifiée. De là, il est important de savoir que le transsexualisme est une ambiguité psychique du genre sans ambiguité physiologiquement identifiable
Pour en revenir aux femmes, elle sont femmes parce qu'elles se considèrent/revendiquent comme tel. et réciproquement, les hommes sont hommes parce qu'ils se considèrent/revendiquent comme tel.
On a inventé les mots les travestis, les transsexuels, transgenres, intersexués, intersexes, pseudo hermaphrodite, hermaphrodite, androgyne ... pour identifier ( initialement stigmatiser puisque la chrétienneté a brûlé tous ces anormaux jusqu'au milieu du 19eme siecle ) des personnes qui ne rentrait pas soit d'un point de vue anatomique soit d'un point de vu psychologique dans une des deux cases administrativement prévues. Tout ce "festival de monstres" n'est là que pour montrer par les faits que dans un monde ou l'on associe rôle social à l'identité, alors ce rôle social ne correspond pas nécessairement au sexe anatomique de la personne.
Simone de Beauvoir a entrevu cela en disant "on ne nait pas femme, on le devient".
Ne prenons pas l'exemple de la France, mais celui tout proche du royaume uni. Là bas, on colle un "sexe/genre" à notre naissance. Et depuis 2002 ( jurisprudence de la cour européenne des droits de l'homme ), si ce "sexe/genre" ne convient pas à quelqu'un, il lui suffit d'aller remplir une déclaration de rectification du "sexe/genre" pour changer son "sexe/genre". Il n'y a aucun besoin de se faire "rectifier" anatomiquement pour revendiquer ce qui devient clairement un genre social et non un sexe. Maintenant, 6 ans après, il est interessant de constater que les personnes ayant recours à cette rectification administrative sont les populations intersexuées/trans quand leur genre de naissance ne correspond pas à leur genre socialement revendiqué. Et une partie de cette population demande à subir des interventions chirurgicales de changement du sexe.
A coté de cela, si tu veux faire un tableau combinatoire, cela sera un cube :
- 3 sexe : M/F/Autre
- 3 genre : H/F/Neutre
- composante physiologie : qui lui meme est une liste de combinaison de pleins de parametres comme ( XO, XX, XY, XXX, XXXY, XXY, XXXXY, XXXX, XXYY, XYY, XXXYY, ... ) , ( Defaillance ou non de SRY ), ( SIA ou non ), ( Hyperplasie des surrénales ou non ), ...
donc si tu te lances dans une description de la diversité, tu vas avoir 3x3x(11x2x2x2) = 792 possibilités ... alors que sur l'aspect physiologique, je n'ai pas tout listé.
Tout ca pour dire quoi ?
que quand on parle d'homme et de femme, cela identifie implicitement les groupes sociaux se revendiquant comme tel ... et rien d'autres. Sinon, on parlera des personnes entrant dans le cas de figure "ninaninana". Et que la notion de genre/sexe est une chose qui ne s'identifie pas de prime abord mais quelque chose qui se construit ... Et il semble important de ne pas confondre l'appareil reproducteur avec tout cela.
[^] # Re: Discrimination positive partout?
Posté par Mouns . En réponse à la dépêche 2% de femmes dans le développement de logiciel libre - 10 propositions pour y remédier. Évalué à 2.
plusieurs manières possibles :
- soit il semble important de définir explicitement ce qu'est un homme ou une femme de manière à inclure tous les cas possibles. puis conclure par rapport au résultat obtenu.
- soit considerer la chose de manière "queer" ( comprendre sexe reproducteur != genre revendiqué socialement par la remise en cause de cette égalité sexe=genre )
- soit constater par les études existantes, le fait que la population intersexe identifiée est importante et a été identifié souvent pour des problèmes annexes ou sans rapport. ce qui fait qu'il est essentiel de supposer que la population réelle des intersexes est certainement plus importante que la population intersexe identifiée. De là, il est important de savoir que le transsexualisme est une ambiguité psychique du genre sans ambiguité physiologiquement identifiable
Pour en revenir aux femmes, elle sont femmes parce qu'elles se considèrent/revendiquent comme tel. et réciproquement, les hommes sont hommes parce qu'ils se considèrent/revendiquent comme tel.
On a inventé les mots les travestis, les transsexuels, transgenres, intersexués, intersexes, pseudo hermaphrodite, hermaphrodite, androgyne ... pour identifier ( initialement stigmatiser puisque la chrétienneté a brûlé tous ces anormaux jusqu'au milieu du 19eme siecle ) des personnes qui ne rentrait pas soit d'un point de vue anatomique soit d'un point de vu psychologique dans une des deux cases administrativement prévues. Tout ce "festival de monstres" n'est là que pour montrer par les faits que dans un monde ou l'on associe rôle social à l'identité, alors ce rôle social ne correspond pas nécessairement au sexe anatomique de la personne.
Simone de Beauvoir a entrevu cela en disant "on ne nait pas femme, on le devient".
Ne prenons pas l'exemple de la France, mais celui tout proche du royaume uni. Là bas, on colle un "sexe/genre" à notre naissance. Et depuis 2002 ( jurisprudence de la cour européenne des droits de l'homme ), si ce "sexe/genre" ne convient pas à quelqu'un, il lui suffit d'aller remplir une déclaration de rectification du "sexe/genre" pour changer son "sexe/genre". Il n'y a aucun besoin de se faire "rectifier" anatomiquement pour revendiquer ce qui devient clairement un genre social et non un sexe. Maintenant, 6 ans après, il est interessant de constater que les personnes ayant recours à cette rectification administrative sont les populations intersexuées/trans quand leur genre de naissance ne correspond pas à leur genre socialement revendiqué. Et une partie de cette population demande à subir des interventions chirurgicales de changement du sexe.
A coté de cela, si tu veux faire un tableau combinatoire, cela sera un cube :
- 3 sexe : M/F/Autre
- 3 genre : H/F/Neutre
- composante physiologie : qui lui meme est une liste de combinaison de pleins de parametres comme ( XO, XX, XY, XXX, XXXY, XXY, XXXXY, XXXX, XXYY, XYY, XXXYY, ... ) , ( Defaillance ou non de SRY ), ( SIA ou non ), ( Hyperplasie des surrénales ou non ), ...
donc si tu te lances dans une description de la diversité, tu vas avoir 3x3x(11x2x2x2) = 792 possibilités ... alors que sur l'aspect physiologique, je n'ai pas tout listé.
Tout ca pour dire quoi ?
que quand on parle d'homme et de femme, cela identifie implicitement les groupes sociaux se revendiquant comme tel ... et rien d'autres. Sinon, on parlera des personnes entrant dans le cas de figure "ninaninana". Et que la notion de genre/sexe est une chose qui ne s'identifie pas de prime abord mais quelque chose qui se construit ... Et il semble important de ne pas confondre l'appareil reproducteur avec tout cela.