>>>Tu sembles dire que finalement ce n'est pas compliqué les echecs.
oui, désolé pour ceux qui comptent briller dans les soirées en disant "je joue aux échecs".
:-)
Très bien jouer aux échecs est autre chose. Cela implique aussi d'apprendre pas mal de théorie (sinon tu auras une position perdante en 15 coups, contre un fort joueur, cela ne pardonne pas).
Et le jeu d'échecs est un peu bizarre, tu peux lire tous les livres les plus utiles de la littérature échiquéenne, certaines personnes ne dépasseront jamais un classement de 1800 Elo, d'autres 2100. Je parle de personnes avec un QI (je n'aime pas ce terme, mais...) comparable.
Pour prendre un exemple, le français Yoccoz a eu la médaille Fields (l'équivalent du Nobel en mathématiques). En tant que joueur d'échecs, il était classé entre 2200 et 2300, ce qui est sans doute remarquable pour un amateur, qui a (je pense) consacré peu de temps à ce jeu.
Les meilleurs joueurs d'échecs, sont comme les meilleurs scientifiques, une minorité.
Par exemple Einstein regrettait que son ami Lasker (champion du monde des échecs à ce moment-là) n'ait pas fait de la recherche.
Et en général, les joueurs d'échecs ont une (très) bonne mémoire. Une illustration est l'anecdote sur Kasparov, qui avait autour de 20 ans (pas encore champion du monde), et qu'un journaliste avait voulu piéger :
" - alors vous aimez les livres de Tourgueniev ?
- Oui
- vous pouvez me parler d'un de ses livres ?
- Oui lequel ?
- l'auberge de grand chemin
- oui, vous voulez que je vous récite quelle page ?
- ??? (le type a donné une page)
Kasparov a récité et au bout d'un certain temps, le journaliste a admis que Kasparov lisait vraiment les livres de Tourgueniev.
Mais Kasparov est une exception , Fisher par exemple a quitté l'école jeune, et consacré sa vie entière aux échecs. Son secondant, un fort joueur, servait à lui mettre la nourriture dans la bouche avec une petite cuillère pendant les repas...
Pour ce qui est de se focaliser sur un seul domaine, j'ai lu dans un livre ("supercerveaux" je crois), qu'un chercheur observait 2 frères "idiosavants", autistes, en train de se balancer sur une chaise.
A un moment, l'un dit un chiffre à l'autre, qui réfléchit un moment, puis donne un autre chiffre. Ainsi de suite pendant un certain temps.
Après analyse, les chiffres étaient des nombres premiers de plus en plus grands...
[^] # Re: un parallèle avec le jeu d'échecs
Posté par palm123 (site web personnel) . En réponse à la dépêche 2% de femmes dans le développement de logiciel libre - 10 propositions pour y remédier. Évalué à 3.
oui, désolé pour ceux qui comptent briller dans les soirées en disant "je joue aux échecs".
:-)
Très bien jouer aux échecs est autre chose. Cela implique aussi d'apprendre pas mal de théorie (sinon tu auras une position perdante en 15 coups, contre un fort joueur, cela ne pardonne pas).
Et le jeu d'échecs est un peu bizarre, tu peux lire tous les livres les plus utiles de la littérature échiquéenne, certaines personnes ne dépasseront jamais un classement de 1800 Elo, d'autres 2100. Je parle de personnes avec un QI (je n'aime pas ce terme, mais...) comparable.
Pour prendre un exemple, le français Yoccoz a eu la médaille Fields (l'équivalent du Nobel en mathématiques). En tant que joueur d'échecs, il était classé entre 2200 et 2300, ce qui est sans doute remarquable pour un amateur, qui a (je pense) consacré peu de temps à ce jeu.
Les meilleurs joueurs d'échecs, sont comme les meilleurs scientifiques, une minorité.
Par exemple Einstein regrettait que son ami Lasker (champion du monde des échecs à ce moment-là) n'ait pas fait de la recherche.
Et en général, les joueurs d'échecs ont une (très) bonne mémoire. Une illustration est l'anecdote sur Kasparov, qui avait autour de 20 ans (pas encore champion du monde), et qu'un journaliste avait voulu piéger :
" - alors vous aimez les livres de Tourgueniev ?
- Oui
- vous pouvez me parler d'un de ses livres ?
- Oui lequel ?
- l'auberge de grand chemin
- oui, vous voulez que je vous récite quelle page ?
- ??? (le type a donné une page)
Kasparov a récité et au bout d'un certain temps, le journaliste a admis que Kasparov lisait vraiment les livres de Tourgueniev.
Mais Kasparov est une exception , Fisher par exemple a quitté l'école jeune, et consacré sa vie entière aux échecs. Son secondant, un fort joueur, servait à lui mettre la nourriture dans la bouche avec une petite cuillère pendant les repas...
Pour ce qui est de se focaliser sur un seul domaine, j'ai lu dans un livre ("supercerveaux" je crois), qu'un chercheur observait 2 frères "idiosavants", autistes, en train de se balancer sur une chaise.
A un moment, l'un dit un chiffre à l'autre, qui réfléchit un moment, puis donne un autre chiffre. Ainsi de suite pendant un certain temps.
Après analyse, les chiffres étaient des nombres premiers de plus en plus grands...
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