• [^] # Re: Les femmes ne sont pas de hommes

    Posté par . En réponse à la dépêche 2% de femmes dans le développement de logiciel libre - 10 propositions pour y remédier. Évalué à 8.

    Le lien L'enquête FLOSSPOLS (pdf) a analysé ton raisonnement comme typique du raisonnement des hommes qui sont dans les FLOSS.
    La partie 4, page 20.

    Je pense qu'il n'y a pas de problème de discrimination ou quoi que ce soit, une femme sera tout autant accepté qu'un homme dans une équipe de développeur (ou autre secteur informatique).

    "In our survey almost all female participants have observed or experienced discriminatory behaviour against themselves or other women in the general F/LOSS community, but only 1/5 of all men reported to have perceived discriminatory behaviour against women."

    Dans leur enquête seulement un homme sur 5 avait perçu des comportements discriminatoires à l'encontre des femmes, mais presque toutes les femmes en avaient été témoins ou l'avaient expérimentés.

    Si une femme est intéressé par l'informatique, elle n'aura pas de soucis à réussir dans le domaine et intégrer une équipe si elle le souhaite,

    C'est pas très différent au sein d'un projet:
    "Also within their projects more than half of the women observed or experienced discriminative behaviour against women, but only about one out of ten men had the same perception."
    1 femme sur 2, 1 homme sur 10.

    et si ça ne la passionne pas, et bien elle fait autre chose.
    Et tu conclues bien de la façon que leur étude a montré.
    "Having made analysis of copious material collected during the study, we interpret
    these kind of (common) statements as follows. The logic goes something like this: if
    difference in technical competence is not biologically based (women can be as good
    as men at coding), then F/LOSS members interpret it gender in this context as ‘mere’
    social conditioning, which for them constitutes grounds to dismiss it as not only
    arbitrary, but easily overcome through sheer individual volition. That is, women
    becoming technically competent and thereby disproving the biological basis for
    difference is the answer, and this is based on individual decisions by those women to
    devote themselves as men have had to."

    La logique de ce genre d'argument est la suivante d'après leurs analyses:
    Si la différence en compétence technique n'est pas basée sur la biologie (les femmes peuvent coder aussi bien que les hommes) alors les participants à un projet FLOSS interprètent le genre dans ce contexte comme "juste un" conditionnement social ce qui constitue pour eux une base pour l'écarter car non seulement il est arbitraire mais en plus facilement surmontable par un effort de volonté.
    C'est à dire la réponse à donner à ce problème c'est des femmes devenant compètentes en technique et réprouvant par là la base biologique d'une différence et cette réponse sera basée sur la décision individuelle de ces femmes qui se dévoueront à ces taches comme les hommes l'ont fait.

    Le problème reste bien alors que cet argument vient d'hommes qui n'ont pas conscience des discriminations qui sont faites et qu'on peut comprendre qu'une catégorie d'individus n'aient pas envie voire la possibilité de participer à un projet qui les discrimine.
    Dans ton cas, tu écartes complètement le fait que 30% des programmeurs sont des femmes et que ça ne se retrouve pas dans les programmeurs FLOSS.

    Pour reprendre ta remarque sur le shopping sans laisser à croire que les hommes n'aiment pas le shopping et que c'est une activité de femme, voila ce qui se passe: nous avons un "shopping" qui attire traditionnellement 70% d'hommes et 30% de femmes. Or les 30% de femmes ne sont pas là, et la clientèle est plutot maigre.
    Je pense qu'il faut commencer par arrêter de dire qu'il n'y a pas de problème.
    Mais Il y a un point sur lequel je suis d'accord avec toi, ce n'est pas que du sexisme, c'en est aussi, mais ça va plus loin.