• # Quel lien avec Tex/Latex?

    Posté par . En réponse à la dépêche TeXmacs version 1.0.7. Évalué à 10.

    Je n'ai jamais vraiment compris le lien que Texmacs pouvait avoir avec Tex et Latex. J'imagine que la remarque en italique vient du processus de modération, mais elle est trompeuse : il n'y a pas grand chose de commun entre Lyx et Texmacs.

    Lyx est une interface graphique à Latex; on tape comme dans un traitement de texte classique, et le logiciel génère un code Latex qui est ensuite compilé traditionellement (dvi, ps, pdf...). L'avantage étant qu'on a tout à fait le droit d'ajouter des commandes Latex quand on veut un truc un peu personnalisé.

    Texmacs est un traitement de texte, point. Son rendu est excellent, surtout pour les équations, et on a l'impression d'avoir du latex. Mais c'est juste une impression, à ma connaissance, il n'y a aucun code latex généré, aucune compilation. D'ailleurs leur FAQ dit : How can I see the LaTeX or TeX code corresponding to what I see on the screen? Answer. This question is due to a fundamental misunderstanding about TeXmacs. Indeed, TeXmacs is not based on TeX/LaTeX, although it does support (not yet perfect) conversion to and from LaTeX. .

    Je pense qu'on touche là le fond du problème, qui fait qu'il faut comparer Texmacs avec OpenOffice, pas avec Latex. On n'utilise pas seulement Latex pour son rendu (quoique...), mais surtout pour la possibilité de séparer nativement le fond et la forme, appliquer des styles, gérer les références bibliographiques, etc., choses qui sont vaguement possibles avec un traitement de texte, mais pas naturelles.

    Au passage, Lyx c'est sympa, mais probablement pas assez pour ajouter des liens dans des dépêches qui n'ont rien à voir. Le développement de Lyx est extrêmement lent, et le soft souffre de ce qui est, à mon avis, des erreurs de conception (la plus importante étant la génération de pseudo-code Latex incompilable comme format de fichier interne au lieu d'utiliser des commentaires dans du Latex pur, ce qui rend extrêmement pénible un éventuel va-et-vient entre plusieurs éditeurs).