C'est moi ou 90% des commentaires négatifs à l'encontre de Canonical sont postés par des fanboys Red Hat ou Mandriva et quelques Debianeux qui ont toujours pas avalé la pillule ? (je crois que les fanboys Suse/OpenSuse sont en voie de disparition).
Je ne comprends pas comment on peut lire des conneries pareilles de la bouche (ou des mains) de prétendus libristes.
D'après ce que je lis, Mark Shuttleworth n'apporte rien, il a juste de la thune et il veut imposer sa vision; Ubuntu ne marche pas, c'est une version de Mandriva ratée (la meilleure); Ubuntu ne fait pas de libre (alors qu'ils parlent précisément de Logiciel Libre et qu'ils pourraient ne pas le faire); et que Canonical va remplacer Microsoft et tyranniser l'industrie informatique :).
Finalement, cette aversion pour Ubuntu que je lis ici est intéressante. Il doit y avoir différentes causes. Bien sûr, la cause première est le fanboyisme dont font preuve beaucoup. Mais ce qu'ils ne supportent pas, étrangement, c'est qu'Ubuntu jouisse du succès qu'il connaît. Après des années à désirer que le libre connaisse un succès auprès du grand public (sur leur PC, pas sur le serveur), c'est incroyable de voir tant de commentaires négatifs.
Personnellement, je m'en fous de quelle distribution j'utilise. Je m'en fous même que ce soit Linux au milieu. Je veux un système libre, simple à utiliser, qui marche tout seul. Je veux pouvoir installer des applications facilement.
Il me semble que Mark Shuttleworth a justement l'approche qui manquait jusqu'à présent. Une approche complémentaire aux autres. Qui ne prive personne de la liberté de faire tourner une autre distro qui a d'autres objectifs.
Avoir un leader déjà, c'est très bien, parce que personne n'est jamais d'accord, il faut prendre des décisions. Après que ce soit par un processus démocratique (comme Debian) ou dictatorial (comme Ubuntu) c'est pas important du moment qu'on arrive à une décision, mais le processus dictatorial est évidemment plus rapide, et c'est un avantage certain quand on a une release tous les 6 mois.
Ensuite, et je pense que c'est le plus important pour Ubuntu, c'est l'approche top-down. Les autres distributions ont toutes une vision technique, et elles sont conçues de façon bottom-up. Ubuntu marche bien parce qu'elle se base sur Debian (approche bottom-up) et qu'elle fait du top-down dessus. Et on arrive à un produit bien poli. Techniquement, Ubuntu c'est juste Debian "moins stable" (dans le sens stabilité des versions évidemment). Mais en pratique Ubuntu, c'est beaucoup plus : c'est des gens qui essaient de faire un système ergonomique et qui modifient les logiciels (souvent légèrement). C'est une liste de logiciels qui marchent "officiellement" bien. En gros Ubuntu, c'est un très bon packaging, pas seulement techniquement.
Enfin, s'il faut absolument comparer, selon moi Ubuntu a fait plus pour le libre que Novell, même si Novell contribue énormément en code. Le libre, c'est pas que le code. D'ailleurs c'est pour ça que ça s'appelle pas open source. Ubuntu m'offre plus de liberté, car Canonical a pas d'accords pour les brevets avec Microsoft (et ne donne donc pas de crédit à la stratégie de Microsoft de créer un sentiment d'insécurité juridique pour les entreprises qui utiliseraient Linux). Ubuntu a aussi beaucoup plus d'utilisateurs que OpenSuse, et non seulement une proportion de ces utilisateurs est amenée à devenir développeurs, mais même ceux qui ne le sont pas légitiment le logiciel libre comme alternative de qualité.
Je remercie Mark Shuttleworth sans qui tout ça ne serait pas possible -- oui c'est un mécène (et peut-être bien un philanthrope, c'est un autre débat !). C'est le Steve Jobs du libre, version moins evil, moins efficace certainement aussi (sauf qu'à priori il est pas gravement malade, enfin j'espère). Personnellement, je trouve que Mark ne va pas assez loin et qu'il devrait proposer une vision plus précise. Innover et pas seulement peaufiner. Mais je vais pas me plaindre, c'est que le début.
# Commentaires du journal...
Posté par smc . En réponse à la dépêche Canonical et Ubuntu au centre d'une polémique. Évalué à 6.
Je ne comprends pas comment on peut lire des conneries pareilles de la bouche (ou des mains) de prétendus libristes.
D'après ce que je lis, Mark Shuttleworth n'apporte rien, il a juste de la thune et il veut imposer sa vision; Ubuntu ne marche pas, c'est une version de Mandriva ratée (la meilleure); Ubuntu ne fait pas de libre (alors qu'ils parlent précisément de Logiciel Libre et qu'ils pourraient ne pas le faire); et que Canonical va remplacer Microsoft et tyranniser l'industrie informatique :).
Finalement, cette aversion pour Ubuntu que je lis ici est intéressante. Il doit y avoir différentes causes. Bien sûr, la cause première est le fanboyisme dont font preuve beaucoup. Mais ce qu'ils ne supportent pas, étrangement, c'est qu'Ubuntu jouisse du succès qu'il connaît. Après des années à désirer que le libre connaisse un succès auprès du grand public (sur leur PC, pas sur le serveur), c'est incroyable de voir tant de commentaires négatifs.
Personnellement, je m'en fous de quelle distribution j'utilise. Je m'en fous même que ce soit Linux au milieu. Je veux un système libre, simple à utiliser, qui marche tout seul. Je veux pouvoir installer des applications facilement.
Il me semble que Mark Shuttleworth a justement l'approche qui manquait jusqu'à présent. Une approche complémentaire aux autres. Qui ne prive personne de la liberté de faire tourner une autre distro qui a d'autres objectifs.
Avoir un leader déjà, c'est très bien, parce que personne n'est jamais d'accord, il faut prendre des décisions. Après que ce soit par un processus démocratique (comme Debian) ou dictatorial (comme Ubuntu) c'est pas important du moment qu'on arrive à une décision, mais le processus dictatorial est évidemment plus rapide, et c'est un avantage certain quand on a une release tous les 6 mois.
Ensuite, et je pense que c'est le plus important pour Ubuntu, c'est l'approche top-down. Les autres distributions ont toutes une vision technique, et elles sont conçues de façon bottom-up. Ubuntu marche bien parce qu'elle se base sur Debian (approche bottom-up) et qu'elle fait du top-down dessus. Et on arrive à un produit bien poli. Techniquement, Ubuntu c'est juste Debian "moins stable" (dans le sens stabilité des versions évidemment). Mais en pratique Ubuntu, c'est beaucoup plus : c'est des gens qui essaient de faire un système ergonomique et qui modifient les logiciels (souvent légèrement). C'est une liste de logiciels qui marchent "officiellement" bien. En gros Ubuntu, c'est un très bon packaging, pas seulement techniquement.
Enfin, s'il faut absolument comparer, selon moi Ubuntu a fait plus pour le libre que Novell, même si Novell contribue énormément en code. Le libre, c'est pas que le code. D'ailleurs c'est pour ça que ça s'appelle pas open source. Ubuntu m'offre plus de liberté, car Canonical a pas d'accords pour les brevets avec Microsoft (et ne donne donc pas de crédit à la stratégie de Microsoft de créer un sentiment d'insécurité juridique pour les entreprises qui utiliseraient Linux). Ubuntu a aussi beaucoup plus d'utilisateurs que OpenSuse, et non seulement une proportion de ces utilisateurs est amenée à devenir développeurs, mais même ceux qui ne le sont pas légitiment le logiciel libre comme alternative de qualité.
Je remercie Mark Shuttleworth sans qui tout ça ne serait pas possible -- oui c'est un mécène (et peut-être bien un philanthrope, c'est un autre débat !). C'est le Steve Jobs du libre, version moins evil, moins efficace certainement aussi (sauf qu'à priori il est pas gravement malade, enfin j'espère). Personnellement, je trouve que Mark ne va pas assez loin et qu'il devrait proposer une vision plus précise. Innover et pas seulement peaufiner. Mais je vais pas me plaindre, c'est que le début.