Ma foi c'est là sans doute que nos avis divergent. En effet, à des fins didactiques, il me semble indispensable de nuancer les libertés applicables aux œuvres immaterielles. Autant les quatres libertés que vous citez (et sur lesquels vous vous accordez apparemment avec Mathieu Stumpf --- cf. ça réponse plus haut à mon post précédent) me semblent essentielles pour un certain nombre de choses telles qu'en particulier les logiciels, les algorithmes, et cætera ; autant il me semble utile et salutaire de faire une exception pour les textes rédigés.
Pourquoi ? Parce que les textes ne sont pas activables indépendamment des humains. Un logiciel est souvent tout à fait utile et utilisable sans rien comprendre à l'informatique. Combien d'élèves ignorent la différence entre un fichier texte et un .doc et arrivent pourtant à obtenir ce qu'ils souhaitent de logiciels non-libres et piratés ? À l'inverse, un livre ne peut servire qu'à édifier l'esprit humain. Il est donc nécessaire de le lire puis de le comprendre. Et finalement du livre tout entier n'est utile que la partie qui a été retenue par le lecteur. Celui-ci doit s'en approprier les idées. Sinon le livre ne sert qu'à assouvir une sorte de syndrôme du cartable ou à remplir une bibliothèque qui n'est rien de plus qu'un puit de CO2.
Évidemment, il est possible de concevoir un usage du libre par petites modifications. Par recopie de quelques passages intéressant. Mais cette voie est trop facile trop séduisante. C'est pour cela qu'on encourage systématiquement les élèves à s'approprier les idées et à les RÉEXPRIMER à sa manière. Sinon on aboutit à un système où la majorité des œuvres ne sont plus que des copies légèrement amendées de travaux originaux oubliés depuis longtemps et que personne ne s'est donné la peine de comprendre. Et je n'éxagère pas. Dans certains labos on tolère ce genre de pratique et le résultat n'est vraiment pas brillant.
En moins lyrique : pour qu'un livre serve il faut qu'il soit compris et approprié ; Il est en cela radicalement différent des logiciels, manuels... Permettre la recopie conduit à l'absence de lecture vraie et d'appropriation des thèses. Il est donc utile et très sain de ne pas autoriser la bête copie/modification d'un livre !
[^] # Exception pour les livres
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . En réponse à la dépêche Autonomie : la liberté de pensée. Évalué à 0.
Pourquoi ? Parce que les textes ne sont pas activables indépendamment des humains. Un logiciel est souvent tout à fait utile et utilisable sans rien comprendre à l'informatique. Combien d'élèves ignorent la différence entre un fichier texte et un .doc et arrivent pourtant à obtenir ce qu'ils souhaitent de logiciels non-libres et piratés ? À l'inverse, un livre ne peut servire qu'à édifier l'esprit humain. Il est donc nécessaire de le lire puis de le comprendre. Et finalement du livre tout entier n'est utile que la partie qui a été retenue par le lecteur. Celui-ci doit s'en approprier les idées. Sinon le livre ne sert qu'à assouvir une sorte de syndrôme du cartable ou à remplir une bibliothèque qui n'est rien de plus qu'un puit de CO2.
Évidemment, il est possible de concevoir un usage du libre par petites modifications. Par recopie de quelques passages intéressant. Mais cette voie est trop facile trop séduisante. C'est pour cela qu'on encourage systématiquement les élèves à s'approprier les idées et à les RÉEXPRIMER à sa manière. Sinon on aboutit à un système où la majorité des œuvres ne sont plus que des copies légèrement amendées de travaux originaux oubliés depuis longtemps et que personne ne s'est donné la peine de comprendre. Et je n'éxagère pas. Dans certains labos on tolère ce genre de pratique et le résultat n'est vraiment pas brillant.
En moins lyrique : pour qu'un livre serve il faut qu'il soit compris et approprié ; Il est en cela radicalement différent des logiciels, manuels... Permettre la recopie conduit à l'absence de lecture vraie et d'appropriation des thèses. Il est donc utile et très sain de ne pas autoriser la bête copie/modification d'un livre !
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace