• [^] # Re: Pourquoi les chiffres sont-ils si inaccessibles?

    Posté par . En réponse à la dépêche Sortie du bépo 1.0rc1. Évalué à 2.

    Plus je vois la disposition de cette rangée supérieure, plus il m'est difficile de la comprendre.

    En quoi les opérateurs +, - , /, etc, les symboles @ etc seraient plus souvent utilisés que les chiffres? Pour les non programmeurs il me semble plus probable qu'on utilise des chiffres plus souvent que les opérateurs, et les programmeurs doivent eux-mêmes utiliser souvent des chiffres.

    Personnellement je dois de temps en temps coder pour mon boulot (mais c'est très secondaire), et l'accès aux chiffres est bien plus précieux que celui des symboles. Par contre pour un programmeur qui code du C à longueur de journée, je peux comprendre que le "{" soit précieux (NB: je ne connais pas le C, peut être que ce n'est même pas le cas).

    Il faudrait peut être conclure que la rangée supérieure a été dévolue aux programmeurs, ce qui est intéressant, vu que même dans le clavier dvorak anglais ce n'est pas le cas, alors que pratiquement seuls les informaticiens anglophones utilisent le dvorak anglais... Je suppose donc que ce choix résulte donc la collusion de la tradition du clavier français et des intérêts des programmeurs.

    Pour ce qui est de l'utilisation du pavé numérique, j'espère que cela n'a pas joué un rôle dans la décision, car ça va fondamentalement contre la logique du projet, qui (si je comprends bien) est de minimiser les mouvements de main. Devoir déporter sa main sur le pavé numérique latéral détruit une bonne partie de ce genre d'avantages, car les chiffres sont souvent mélangés à du texte (sauf pour les encodeurs de données, qui font ça à longueur de journée - si ça existe encore). Déjà que j'essaie d'éviter l'usage de la souris, il ne manquerait plus que je doive déplacer ma main pour encoder des chiffres.

    Chacun a son avis personnel (et légitime) sur la question, je me demande juste quelle a été la logique présente au choix....

    Par exemple utiliser un texte de littérature comme source d'étude de fréquences me semble un très mauvais départ, car ce n'est pas du tout l'utilisation courante que des millions de personnes font de leur clavier chaque jour. Quel a été le corpus de texte qui a été utilisé pour dériver des fréquences? Les annales de l'académie française, les logs des chats? La production d'une journée d'une secrétaire?

    Si la seule source utilisée sont des textes de littérature alors je crains que l'esprit pragmatique du projet en ait souffert... Quand on dit qu'il faut améliorer le confort des utilisateurs, alors il faut le faire dans le contexte d'une utilisation réaliste et non pas idéale.

    Mais je vois tout à fait la difficulté de saisir quelle est l'utilisation réelle de millions de personnes qui tapent du français (et pas du code) dans leur clavier sans devoir dépenser des moyens conséquents pour ce genre de recherche