En même temps, si le mécène reste anonyme et donne des fonds sans contrepartie directement intéressée, ça me paraît un peu osé de suspecter une volonté de corruption...
... l'argent, les richesses, ce ne sont pas forcément en elles qu'elles sont sales - à la limite, d'où elles viennent, certes, éventuellement ; ce à quoi on les destine aussi... Ca dépend aussi des sensibilités : certains considèreront que l'argent est propre quand il est simplement issu du circuit légal (alors que, bon...), d'autres quand il hérite d'une certaine éthique économique, morale, comportementale ou autre, etc ...
Par exemple, Shuttleworth doit une bonne partie de sa fortune à la revente de Thawte... rien de sulfureux là-dedans (à part si l'on considère la revente de ce qui vient de la bulle des nouvelles technologies, avant son éclatement, comme sulfureuse) ; a contrario de ce qu'on peut penser de la relative agressivité du fork de Debian, de l'appel à la débauche de devs opensuse et cie... qui sont une autre question que le simple fait que Shuttleworth soit un "salaud-de-riche"...
Maintenant, si on peut faire des choses crades avec de l'argent propre (genre, crozemarie avec l'argent des dons de l'ARC), j'imagine qu'on peut faire l'inverse : même si l'argent était sale, si on peut faire des choses bénéfiques à tous avec, c'est toujours mieux, même si ce n'est pas idéalement vertueux, que de le voir réinvesti dans des choses éventuellement nuisibles, non ?
Personnellement, si j'avais de gros fonds, je les ferais fructifier (j'éviterais pour ma part de le faire dans monsanto et consorts, certes), et j'en ferais profiter ce qui m'est cher, ie en grande part le libre, sans la moindre contrepartie formulée... là, c'est ce qui se passe : où est le mal ? S'il y en a, il me semble qu'il est tout en dehors de cette affaire de dons...
Le libre est une forme d'art, et l'art a aussi besoin des mécènes, qui ne doivent pas nécessairement être confondus avec les corrupteurs...
[^] # Re: Un mécène masqué ?
Posté par Aefron . En réponse à la dépêche 336 ordinateurs serveurs offerts aux communautés du logiciel libre. Évalué à 10.
... l'argent, les richesses, ce ne sont pas forcément en elles qu'elles sont sales - à la limite, d'où elles viennent, certes, éventuellement ; ce à quoi on les destine aussi... Ca dépend aussi des sensibilités : certains considèreront que l'argent est propre quand il est simplement issu du circuit légal (alors que, bon...), d'autres quand il hérite d'une certaine éthique économique, morale, comportementale ou autre, etc ...
Par exemple, Shuttleworth doit une bonne partie de sa fortune à la revente de Thawte... rien de sulfureux là-dedans (à part si l'on considère la revente de ce qui vient de la bulle des nouvelles technologies, avant son éclatement, comme sulfureuse) ; a contrario de ce qu'on peut penser de la relative agressivité du fork de Debian, de l'appel à la débauche de devs opensuse et cie... qui sont une autre question que le simple fait que Shuttleworth soit un "salaud-de-riche"...
Maintenant, si on peut faire des choses crades avec de l'argent propre (genre, crozemarie avec l'argent des dons de l'ARC), j'imagine qu'on peut faire l'inverse : même si l'argent était sale, si on peut faire des choses bénéfiques à tous avec, c'est toujours mieux, même si ce n'est pas idéalement vertueux, que de le voir réinvesti dans des choses éventuellement nuisibles, non ?
Personnellement, si j'avais de gros fonds, je les ferais fructifier (j'éviterais pour ma part de le faire dans monsanto et consorts, certes), et j'en ferais profiter ce qui m'est cher, ie en grande part le libre, sans la moindre contrepartie formulée... là, c'est ce qui se passe : où est le mal ? S'il y en a, il me semble qu'il est tout en dehors de cette affaire de dons...
Le libre est une forme d'art, et l'art a aussi besoin des mécènes, qui ne doivent pas nécessairement être confondus avec les corrupteurs...