Jusqu'à une époque relativement récente, les microprocesseurs ne savaient fonctionner qu'à une seule fréquence. À dire vrai, pendant longtemps, cette fréquence était caractéristique d'un modèle de processeurs et les logiciels que l'on écrivaient à l'époque en tenaient compte, d'autant que les ressources étaient limitées. Je me souviens que les cadencements des accès au lecteur de disquettes par exemple, étaient écrits en calculant le nombre de cycles des instructions assembleur.
Il a fallu que la technologie évolue fortement pour que l'on commence à désolidariser le bus général du coeur du microprocesseur, et le frequency scaling, beaucoup plus délicat qu'il en a l'air, a été mis au point parce la course à la fréquence a fait fortement augmenter la température des CPU et donc l'énergie qu'ils consomment, et cela lié au fait que l'informatique mobile, donc sur batteries, s'est démocratisée dans la même époque.
Ensuite, quand un microprocesseur ne travaille pas, il tourne en boucle. Il n'y a pas de notion d'effort en informatique. C'est donc un examen de la situation qui permet de savoir si l'on peut se permettre de faire fonctionner la machine en économie d'énergie.
Enfin, il faut non seulement une infrastructure sophistiquée pour faire cela mais également que ça vaille le coup. Si un routeur qui consomme dix watts peut espérer en gagner 1/2 en passant en mode dégradé, la fonction ne sera jamais mise en place.
Donc, évidement, ce n'est pas impossible, mais croire que c'est une généralité, voire même une caractéristique fondamentale des ordinateurs est une grosse erreur.
Je pense que 90% de ce qui est embarqué mais qui ne fonctionne pas sur batteries fonctionne à cadence fixe et réduite. À ce compte-là, ça vaut le coup de récupérer les ressources non-utilisées.
[^] # Re: empreinte écologique
Posté par Obsidian . En réponse à la dépêche Mozilla tente d'établir un record du monde des téléchargements. Évalué à 8.
Jusqu'à une époque relativement récente, les microprocesseurs ne savaient fonctionner qu'à une seule fréquence. À dire vrai, pendant longtemps, cette fréquence était caractéristique d'un modèle de processeurs et les logiciels que l'on écrivaient à l'époque en tenaient compte, d'autant que les ressources étaient limitées. Je me souviens que les cadencements des accès au lecteur de disquettes par exemple, étaient écrits en calculant le nombre de cycles des instructions assembleur.
Il a fallu que la technologie évolue fortement pour que l'on commence à désolidariser le bus général du coeur du microprocesseur, et le frequency scaling, beaucoup plus délicat qu'il en a l'air, a été mis au point parce la course à la fréquence a fait fortement augmenter la température des CPU et donc l'énergie qu'ils consomment, et cela lié au fait que l'informatique mobile, donc sur batteries, s'est démocratisée dans la même époque.
Ensuite, quand un microprocesseur ne travaille pas, il tourne en boucle. Il n'y a pas de notion d'effort en informatique. C'est donc un examen de la situation qui permet de savoir si l'on peut se permettre de faire fonctionner la machine en économie d'énergie.
Enfin, il faut non seulement une infrastructure sophistiquée pour faire cela mais également que ça vaille le coup. Si un routeur qui consomme dix watts peut espérer en gagner 1/2 en passant en mode dégradé, la fonction ne sera jamais mise en place.
Donc, évidement, ce n'est pas impossible, mais croire que c'est une généralité, voire même une caractéristique fondamentale des ordinateurs est une grosse erreur.
Je pense que 90% de ce qui est embarqué mais qui ne fonctionne pas sur batteries fonctionne à cadence fixe et réduite. À ce compte-là, ça vaut le coup de récupérer les ressources non-utilisées.