Les poncifs ont la vie dure.
L'anglais est une langue très difficile à parler! Peut être une des plus difficiles!
comme disait Churchill, c'est la langue la plus facile à mal parler, et donc à mal comprendre. Le faible prix du "ticket d'entrée" vers la langue anglaise se paye d'ailleurs au prix fort. La faiblesse des règles grammaticales anglaises (l'anglais,c'est facile!! Parlons tous globish...) entraine beaucoup d'ambiguités dans la compréhension, qui explique la faible progression des non natifs dans cette langue apres plusieurs années d'apprentissage.
A l'inverse, des langues beaucoup plus structurée,avec des régles claires, deviennent de plus en plus facile avec le temps d'apprentissage malgré un "ticket d'entrée" un peu plus élevé.
L'anglais reste aussi bien difficile à parler pour un francophone, car la prononciation est une vraie horreur, avec quasiment pas de règles. La meilleure etant sans doute une immersion dans un pays anglo saxon pour parler correctement. George Bernard Show avait d'ailleurs milité en son temps pour une réforme de la phonétique/orthographe anglaise tellement c est mal fichu!
Il ya en outre, 10 fois plus de phonèmes en anglais qu'en français.
L'anglais est une langue ambigüe, imprecise mais aussi très idiomatique. Tout ceci est lié a son histoire, langue germanique teintée de latin...
Si l'anglais s'est imposé c'est uniquement grace aux lobby anglo saxon depuis l'apres guerre. Cela n'a rien de pragmatique ni de très efficace.
Je n'ai pas non plus envie de partir dans un troll sur l'espéranto (dont je ne comprends pas un mot) mais on peut peut-etre simplement s'interroger sur l'intérêt du tout anglais qui tourne depuis quelques années au fanatisme (anglais imposé entre français dans certaines boutiques voire dans la fonction publique entre fonctionnaires français, chute spectaculaire de l'apprentissage de l'allemand en alsace, ou du neerlandais en Flandres : on marche sur la tête!).
Je ne parlerais même pas de la perte de diversité culturelle et linguistique qui font bien ricaner 90% de la population...
Je me permets d'ajouter, du point de vue personnel, que je lis tous les jours de l'anglais au boulot (plus rien en français dans mon domaine,même quand cela a été écrit par des français), je le parle quand je communique mes travaux, je le relis dans les docs techniques, je le vois partout dans les pubs, quand j'ouvre la radio. Alors des fois c'est vrai, j'ai un peu honte, mais ca me fait du bien de lire un bouquin en français ou d'entendre une chanson dans ma langue maternelle.
Et tant pis si je passe pour un ringard...
Quant à la remarque de Perthmâd sur le lien entre culture, économie et langue, il me semble evident.
Imposer sa langue dans un secteur économique c'est asseoir sa position et s'assurer une place privilégiée dans ce secteur.
Une citation :
« Il y va de l’intérêt économique et politique des États-Unis de veiller à ce que, si le monde adopte une langue commune, ce soit l’anglais et que, s’il s’oriente vers des normes communes en matière de communication, de sécurité et de qualité, ces normes soient américaines et que, si ses différentes parties sont reliées par la télévision, la radio et la musique, les programmes soient américains ; et que, si s’élaborent des valeurs communes, ce soient des valeurs dans lesquelles les américains se reconnaissent. » -- David Rothkopf, directeur général du cabinet de consultants Kissinger Associates, dans son livre Praise of Cultural Imperialism (Éloge de l’Impérialisme culturel), 1997.
[^] # Re: So what ?
Posté par Mat . En réponse à la dépêche O'Reilly France : fermeture définitive. Évalué à 3.
L'anglais est une langue très difficile à parler! Peut être une des plus difficiles!
comme disait Churchill, c'est la langue la plus facile à mal parler, et donc à mal comprendre. Le faible prix du "ticket d'entrée" vers la langue anglaise se paye d'ailleurs au prix fort. La faiblesse des règles grammaticales anglaises (l'anglais,c'est facile!! Parlons tous globish...) entraine beaucoup d'ambiguités dans la compréhension, qui explique la faible progression des non natifs dans cette langue apres plusieurs années d'apprentissage.
A l'inverse, des langues beaucoup plus structurée,avec des régles claires, deviennent de plus en plus facile avec le temps d'apprentissage malgré un "ticket d'entrée" un peu plus élevé.
L'anglais reste aussi bien difficile à parler pour un francophone, car la prononciation est une vraie horreur, avec quasiment pas de règles. La meilleure etant sans doute une immersion dans un pays anglo saxon pour parler correctement. George Bernard Show avait d'ailleurs milité en son temps pour une réforme de la phonétique/orthographe anglaise tellement c est mal fichu!
Il ya en outre, 10 fois plus de phonèmes en anglais qu'en français.
L'anglais est une langue ambigüe, imprecise mais aussi très idiomatique. Tout ceci est lié a son histoire, langue germanique teintée de latin...
Si l'anglais s'est imposé c'est uniquement grace aux lobby anglo saxon depuis l'apres guerre. Cela n'a rien de pragmatique ni de très efficace.
Je n'ai pas non plus envie de partir dans un troll sur l'espéranto (dont je ne comprends pas un mot) mais on peut peut-etre simplement s'interroger sur l'intérêt du tout anglais qui tourne depuis quelques années au fanatisme (anglais imposé entre français dans certaines boutiques voire dans la fonction publique entre fonctionnaires français, chute spectaculaire de l'apprentissage de l'allemand en alsace, ou du neerlandais en Flandres : on marche sur la tête!).
Je ne parlerais même pas de la perte de diversité culturelle et linguistique qui font bien ricaner 90% de la population...
Je me permets d'ajouter, du point de vue personnel, que je lis tous les jours de l'anglais au boulot (plus rien en français dans mon domaine,même quand cela a été écrit par des français), je le parle quand je communique mes travaux, je le relis dans les docs techniques, je le vois partout dans les pubs, quand j'ouvre la radio. Alors des fois c'est vrai, j'ai un peu honte, mais ca me fait du bien de lire un bouquin en français ou d'entendre une chanson dans ma langue maternelle.
Et tant pis si je passe pour un ringard...
Quant à la remarque de Perthmâd sur le lien entre culture, économie et langue, il me semble evident.
Imposer sa langue dans un secteur économique c'est asseoir sa position et s'assurer une place privilégiée dans ce secteur.
Une citation :
« Il y va de l’intérêt économique et politique des États-Unis de veiller à ce que, si le monde adopte une langue commune, ce soit l’anglais et que, s’il s’oriente vers des normes communes en matière de communication, de sécurité et de qualité, ces normes soient américaines et que, si ses différentes parties sont reliées par la télévision, la radio et la musique, les programmes soient américains ; et que, si s’élaborent des valeurs communes, ce soient des valeurs dans lesquelles les américains se reconnaissent. » -- David Rothkopf, directeur général du cabinet de consultants Kissinger Associates, dans son livre Praise of Cultural Imperialism (Éloge de l’Impérialisme culturel), 1997.