RedHat a abandonné le produit desktop [1] car il n'était pas rentable et force est de le constater qu'il ne l'est toujours pas à l'heure actuelle. D'ailleurs Canonical s'est recentré sur le marché des serveurs car les revenus du desktop sont quasi inexistantes.
Ubuntu est devenu populaire, Ubuntu a gagné des succès d'estime avec Dell, mais Ubuntu n'est toujours pas rentable pour son créateur. La com' de Canonical est devenu très agressive, on est très loin du blabla bisounours-esque des débuts.
Quant à Mandriva d'un côté, tu as une petite PME en difficulté financière, de l'autre une start-up avec un milliardaire derrière et qui envoit gratuitement des CDs pressés. D'un côté, tu as un club qui sème la confusion auprès du public (confusion payant/non-libre, communauté à deux vitesses ?), de l'autre un joli discours parlant d'humanité aux autres. D'un côté, tu as Mandrake avec un passé chargé, de l'autre un nouveau venu qui joue sur le prestige de Debian la distribution supaire bien et supaire difficile à configurer, Ubuntu étant vendu initialement comme la Debian simple à configurer.
Le résultat n'était-il pas couru d'avance ?
Bien sûr, il est plus facile d'arriver quant tous les composants essentiels à un bureau libre sont disponibles que d'arriver avant et d'avoir justement à les développer. Et le principal reproche fait à Canonical est qu'en 4 ans, ils n'ont pas su se défaire de cette attitude de parasite et qu'en même temps, ils s'adjugent le mérite du travail des autres. Ce qui leur est reproché, ce n'est pas le fait de réutiliser le travail des autres (c'est les règles du logiciel libre et tout le monde est encouragé à le faire) mais qu'ils s'en attribuent le mérite (chose qui est très mal vu dans le logiciel libre).
Ubuntu a innové dans la façon de vendre GNU/Linux: ils ont inondé le marché de CDs pressés et au fur et à mesure réduit les vannes, ils ont associés des thématiques positives et sexy aux logiciels libres mais sur le plan technique, il y a Upstart puis plus rien.
Cela a eu un prix, une dérive sur les valeurs du libre, par exemple, à force de leur marteler cette connerie, les fanboys d'Ubuntu croient dur comme fer que les pilotes propriétaires sont une fatalité et que les pilotes libres sont intrinsèquement de qualité médiocre.
Certes, la communauté Ubuntu a permis l'expression de nouveaux contributeurs mais ils l'auraient très probablement fait ailleurs.
[1] et contrairement à la légende urbaine, RedHat continue d'investir massivement dans le desktop à travers FedoraProject, GNOME, Freedesktop etc ...
[^] # Re: C'est quoi les nouveautés ?
Posté par GeneralZod . En réponse à la dépêche Ubuntu 8.04 LTS : GNU/Linux pour le grand public. Évalué à 2.
Ubuntu est devenu populaire, Ubuntu a gagné des succès d'estime avec Dell, mais Ubuntu n'est toujours pas rentable pour son créateur. La com' de Canonical est devenu très agressive, on est très loin du blabla bisounours-esque des débuts.
Quant à Mandriva d'un côté, tu as une petite PME en difficulté financière, de l'autre une start-up avec un milliardaire derrière et qui envoit gratuitement des CDs pressés. D'un côté, tu as un club qui sème la confusion auprès du public (confusion payant/non-libre, communauté à deux vitesses ?), de l'autre un joli discours parlant d'humanité aux autres. D'un côté, tu as Mandrake avec un passé chargé, de l'autre un nouveau venu qui joue sur le prestige de Debian la distribution supaire bien et supaire difficile à configurer, Ubuntu étant vendu initialement comme la Debian simple à configurer.
Le résultat n'était-il pas couru d'avance ?
Bien sûr, il est plus facile d'arriver quant tous les composants essentiels à un bureau libre sont disponibles que d'arriver avant et d'avoir justement à les développer. Et le principal reproche fait à Canonical est qu'en 4 ans, ils n'ont pas su se défaire de cette attitude de parasite et qu'en même temps, ils s'adjugent le mérite du travail des autres. Ce qui leur est reproché, ce n'est pas le fait de réutiliser le travail des autres (c'est les règles du logiciel libre et tout le monde est encouragé à le faire) mais qu'ils s'en attribuent le mérite (chose qui est très mal vu dans le logiciel libre).
Ubuntu a innové dans la façon de vendre GNU/Linux: ils ont inondé le marché de CDs pressés et au fur et à mesure réduit les vannes, ils ont associés des thématiques positives et sexy aux logiciels libres mais sur le plan technique, il y a Upstart puis plus rien.
Cela a eu un prix, une dérive sur les valeurs du libre, par exemple, à force de leur marteler cette connerie, les fanboys d'Ubuntu croient dur comme fer que les pilotes propriétaires sont une fatalité et que les pilotes libres sont intrinsèquement de qualité médiocre.
Certes, la communauté Ubuntu a permis l'expression de nouveaux contributeurs mais ils l'auraient très probablement fait ailleurs.
[1] et contrairement à la légende urbaine, RedHat continue d'investir massivement dans le desktop à travers FedoraProject, GNOME, Freedesktop etc ...