J'avais hésité à parler de la volatilité et du beta...
Tu m'y forces.
Dans la comparaison MSFT/RHT, le critère qui fait que le beta de MSFT est proche de 1 alors que celui de RHT est plus proche de 2 est simplement la différence de taille de l'entreprise, donc une prime de risque 'small caps' sur RHT.
Je calculerais les chiffres exacts demain à mon taf (là je n'ai pas accès à mes bases de données).
Au passage la courbe comparée est intitulée 'Évolution Investissement MSFT - RHT' sans qu'il soit fait allusion à 'cours de l'action'.
Pour les non-spécialistes, la volatilité pour le cours d'une action est l'écart-type de ses rendements en excés du rendement monétaire (taux sans risque, qui compense la perte de pouvoir monétaire de l'unité de compte). C'est une mesure de risque, assez imparfaite (d'ailleurs l'AMF ne la considère pas comme une mesure de risque pertinente en gestion). Elle est néanmoins très utilisée car elle est à la base de la valorisation des produits dérivés.
Le beta est la pente de la régression des rendements en excés du rendement monétaire d'un actif par rapport au rendement moyen du marché. Cette mesure décrit dans quelle mesure l'action est cyclique (beta de 3 -> lorsque le marché monte de 1%, l'action monte en moyenne de 3%; beta de 0,3 -> lorsque le marché descend de 1%, l'action baisse en moyenne de 0,3%) et est une mesure pertinente du risque relatif.
Le risque inhérent à un investissement se divise en deux parties:
1. Le risque systématique, mesuré par ce beta (à tempérer par la corrélation qui donne une mesure de la pertinence du beta). Le risque systématique décrit l'environnement et comment cet environnement impacte le cours de l'action. [*]
2. Le risque spécifique ou idiosyncratique explique la portion du risque qui reste portée sur l'action une fois les facteurs environnementaux retirés. Ce risque est associé à la valeur ajoutée (l'alpha)
[*] Le niveau de description dépend du modèle retenu. Le classique MEDAF ou APT est un modèle unidimensionnel, ie une seule variable explicative. D'autres modèles, comme le RiskMetrics de MorganStanley apportent plus de variables explicatives au prix d'une significativité potentiellement plus faible.
[^] # Re: Détail
Posté par Jean-Baptiste Mayer . En réponse à la dépêche Rôle des états et positions dominantes dans le secteur informatique. Évalué à 2.
Tu m'y forces.
Dans la comparaison MSFT/RHT, le critère qui fait que le beta de MSFT est proche de 1 alors que celui de RHT est plus proche de 2 est simplement la différence de taille de l'entreprise, donc une prime de risque 'small caps' sur RHT.
Je calculerais les chiffres exacts demain à mon taf (là je n'ai pas accès à mes bases de données).
Au passage la courbe comparée est intitulée 'Évolution Investissement MSFT - RHT' sans qu'il soit fait allusion à 'cours de l'action'.
Pour les non-spécialistes, la volatilité pour le cours d'une action est l'écart-type de ses rendements en excés du rendement monétaire (taux sans risque, qui compense la perte de pouvoir monétaire de l'unité de compte). C'est une mesure de risque, assez imparfaite (d'ailleurs l'AMF ne la considère pas comme une mesure de risque pertinente en gestion). Elle est néanmoins très utilisée car elle est à la base de la valorisation des produits dérivés.
Le beta est la pente de la régression des rendements en excés du rendement monétaire d'un actif par rapport au rendement moyen du marché. Cette mesure décrit dans quelle mesure l'action est cyclique (beta de 3 -> lorsque le marché monte de 1%, l'action monte en moyenne de 3%; beta de 0,3 -> lorsque le marché descend de 1%, l'action baisse en moyenne de 0,3%) et est une mesure pertinente du risque relatif.
Le risque inhérent à un investissement se divise en deux parties:
1. Le risque systématique, mesuré par ce beta (à tempérer par la corrélation qui donne une mesure de la pertinence du beta). Le risque systématique décrit l'environnement et comment cet environnement impacte le cours de l'action. [*]
2. Le risque spécifique ou idiosyncratique explique la portion du risque qui reste portée sur l'action une fois les facteurs environnementaux retirés. Ce risque est associé à la valeur ajoutée (l'alpha)
[*] Le niveau de description dépend du modèle retenu. Le classique MEDAF ou APT est un modèle unidimensionnel, ie une seule variable explicative. D'autres modèles, comme le RiskMetrics de MorganStanley apportent plus de variables explicatives au prix d'une significativité potentiellement plus faible.